lundi 23 novembre 2020

Laïla Mestari


Laïla Mestari

Artiste en résidence / Artist in residence

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Née à Casablanca au Maroc, Laïla Mestari vit et travaille à Montréal. Principalement issue du collage, sa pratique artistique est animée par un dialogue continu entre les arts visuels et les arts vivants. Sa recherche auto-ethnographique explore les paradoxes esthétiques et kinesthésiques du sentiment d’appartenance au territoire propre aux diasporas contemporaines. Récipiendaire de plusieurs prix et bourses d’excellence (Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts du Canada, Irene F. Whittome Prize in Studio Arts, Prix Ada Lovelace), Mestari est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2017) et son travail a notamment été acquis par le Musée national des beaux-arts du Québec. Elle a récemment présenté deux expositions solos au Canada (La Centrale Galerie Powerhouse et VU, 2019), une à Rota en Espagne (Espacio PINEA, 2017) et présente actuellement un projet solo au LOBE (Chicoutimi). Elle a participé à plusieurs projets multidisciplinaires et expositions de groupe présentés à Montréal (SKOL, Dazibao, Monument-National, Arprim, Musée des Maîtres et Artisans du Québec et autres). Le travail récent de Mestari porte une réflexion sur le rôle des canons de la peinture et de la photographie dans la justification de la pensée coloniale. La relation entre la figure humaine et le paysage y est omniprésente. L’idéalisation et l’assujettissement du corps des femmes racisées et du territoire naturel sont questionnés dans un rapport performatif entre le corps de l’artiste, la matière organique ou plastique et l’image imprimée.


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Laïla Mestari was born in Casablanca, Morocco, and now lives in Montreal. Mainly rooted in collage, her artistic practice is driven by a continuous dialogue between the visual arts and the living arts. Her auto-ethnographic research explores the aesthetic and kinaesthetic paradoxes inherent in the feelings of territorial belonging that are specific to contemporary diasporas. She has received several grants (Canada Council for the Arts, Irene F. Whittome Prize in Studio Arts, Prix Ada Lovelace) and she holds an MFA from Concordia University (2017). Her work has notably been acquired by the Musée national des beaux-arts du Québec and has recently been displayed in two solo exhibitions in Canada (La Centrale Galerie Powerhouse and VU, 2019), as well as at Rota in Spain (Espacio PINEA, 2017). She's currently presenting a solo project at LOBE (Chicoutimi). Mestari has participated in several multidisciplinary projects and group exhibitions presented in Montreal (SKOL, Dazibao, Monument-National, Arprim, Musée des Maîtres et Artisans du Québec, to name but these). Mestari's recent work reflects on the role of painting and photography canons in the justification of colonial thought. The relationship between the human figure and landscape is ubiquitous here. The idealization and subjection of the body of racialized women are questioned in a performative relation between the artist's body, organic or plastic material and the printed image.