lundi 11 novembre 2019

Marie-Claude Gendron


Marie-Claude Gendron

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

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Par une approche multidisciplinaire en art action, arts visuels et en arts médiatiques, Marie-Claude Gendron tente de dégager les schèmes d’une collectivité qui s’actualise constamment dans les sphères du public, du privé et de l’intime. Elle adopte ainsi la posture d’une ethnographe provisoire qui témoigne de l’objet de ses observations par la diffusion d’un corpus artistique. Elle s’intéresse aux multiples possibles du livre-objet et aux différentes formes de poésie en action.

Née à Québec, Marie-Claude Gendron s’engage dans l’organisation d’événements et d’expositions autogérés et participe à plusieurs résidences, expositions et événements au Québec, en France, au Brésil, en Italie, en Irlande du Nord, en Thaïlande, au Mexique et en Suisse. Son travail a fait l’objet, entre autres, de présentations solos et collectives à la Galerie de l’UQAM (Montréal, CAN), au Bangkok Art & Culture Centre (Bangkok, TH), au Museo de medicinal laboral (Real del Monte, MX), à la Galerie des arts visuels (Québec, CAN) et dans le cadre du RIAP 2012 et 2014 (rencontres internationales d’art performance, Le Lieu, Québec, CAN). Elle a remporté différents prix et bourses de création et détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université Laval et une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal.

Voir le site de l'artiste


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Through a multidisciplinary approach in action art, visual arts and media arts, Marie-Claude Gagnon seeks to draw out the patterns of a community that is constantly actualizing itself in the public, private and intimate sphere. She thus assumes the position of a temporary ethnographer who bears witness to the object of her observations through the dissemination of a body of artworks. She is interested in the multiple possibilities of the book-object and various forms of poetry in action.

A native of Quebec City, Marie-Claude Gendron dedicates her time to putting together independently organized events and exhibitions and she has taken part in several residencies, exhibitions and events in Quebec, France, Brazil, Italy, Northern Ireland, Thailand, Mexico and Switzerland. Her work has been, among other things, presented in solo and group exhibitions at Galerie de l’UQAM (Montreal, CAN), Bangkok Art & Culture Centre (Bangkok, TH), Museo de medicinal laboral (Real del Monte, MX), Galerie des arts visuels (Quebec City, CAN) and as part of the 2012 and 2014 RIAP (International performance art encounter, Le Lieu, Quebec City, CAN). She has also received various awards and artist grants. She holds an MFA from Université Laval and an MFA from Université du Québec à Montréal.





mardi 5 novembre 2019

Jean-Benoit Pouliot


Jean-Benoit Pouliot

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

L'image malléable.

Ça commence par la peinture.
La peinture accompagne l'être humain depuis si longtemps.
Des gestes connus, des gestes nouveaux. Chercher par la forme; avec la matière.
L'accident est permis, la rigueur est de mise. Et vice versa selon l'humeur.
La peinture a ses propre problèmes. Des choses qui se règlent à l'interne.
Elle fonctionne en vase clos de par les limites de sa surface.
À l'intérieur de ses frontières elle est absolument libre.

Une fois le tableau terminé...
L'objet est fixe, mais l'image est malléable.
Le regard s'informe par l'objet et transforme l'image.
Les outils numériques accompagnent le regard et lui donnent le pouvoir d'agir.
Assouplir, déformer, superposer, découper.

J'explore différentes façons d'utiliser la présence du tableau. Par l'entremise de la photographie et de la numérisation, le tableau devient un outil, une matière première pour générer de nouvelles images. Que ce soit par l'utilisation d'un scanner ou par des procédés de traitement de l'image, la forme du tableau est altérée, déformée, magnifiée, dédoublée. Ces images distordues ne sont plus des tableaux, mais autre chose, un monstre, une chimère, une chose ayant perdu les repères structurant qui la définissent à l'origine. Ces œuvres provenant d'un regard sur la peinture ouvrent la porte à plusieurs réflexions sur la déformation comme outil du spectaculaire et l'influence des nouveaux médias sur notre perception des images et de la réalité.

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The malleable image.

It begins with painting.
Painting has accompanied human beings for a such a long time.
Known gestures, new gestures. To search by way of form; with matter.
Accidents are allowed, rigor is a must. And vice versa depending on the mood.
Painting has problems of its own. Things that are solved internally.
It operates in a vacuum due to the limits of its surface.
Inside its borders it's completely free.

Once the painting is finished...
The object is still, but the image is malleable.
The gaze takes information from the object and transforms the image.
Digital tools accompany the gaze and grant it the power to act.
Soften, deform, superimpose, cut out.

I explore various ways of using the painting's presence. Through the intervention of photography and digitization, the painting becomes a tool, a raw material to generate new images. Whether it be through the use of a scanner or image processing techniques, the image's form is altered, deformed, magnified and doubled. These distorted images are no longer paintings, they are something else now, a monster, a chimera, a thing that has lost the structuring bearings that defined it at the outset. These works that result from a view on painting open the door to several reflections about deformation as a tool of the spectacular and the influence of new media on our perception of images and reality.


mercredi 30 octobre 2019

Lauréats projet CRÉER


Le Centre SAGAMIE, OBORO, Le Labo, l’Atelier Silex et Imago sont fiers de vous présenter les lauréats du projet C.R.É.E.R (Circulation • Réseau • Échanges • Expertises • Rayonnement). Ce programme de résidences croisées lancé conjointement entre cinq centres partenaires se traduit par une période de travail en résidence de recherche/création dans chacun des centres ainsi qu’une publication présentant les centres et le travail des artistes.

Au programme des résidences croisées :

Les artistes de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean réaliseront en 2020 une résidence dans un des quatre centres partenaires (un artiste par centre). En contrepartie, le Centre SAGAMIE accueillera les artistes en résidence provenant de ces quatre régions (un artiste par région).









Ce projet est rendu possible grâce à la contribution de chaque centre d'artiste partenaire et à l’appui financier du Programme de partenariat territorial du Saguenay–Lac-Saint-Jean 2019-2020 issu de l’Entente de partenariat entre le CALQ et les MRC de la région. Le Centre SAGAMIE est également soutenu financièrement par la Ville d’Alma, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada et par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.





lundi 28 octobre 2019

Michel Daigneault


Michel Daigneault

Artiste en résidence / Artist in residence

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Michel Daigneault fait partie de cette nouvelle génération de peintres abstraits nés « après l’abstraction ». S’inscrivant à la suite d’une longue tradition picturale, l’artiste crée des tableaux qui témoignent toutefois d’un renouvellement du langage pictural abstrait. Ses œuvres, bien que non figuratives, jouent sans cesse avec l’idée de la figuration en faisant naître l’intrigue à travers l’agencement et la répétition des formes et des couleurs. Ses œuvres, jouant constamment de suggestions et d’allusions, évoquent des espaces qui se déploient en de multiples fenêtres ouvertes comme autant de réalités qui interfèrent les unes avec les autres. Ce stratagème qui est celui de produire des glissements entre deux modes de représentations propose une exploration polysémique de l’abstraction, une exploration qui ne serait pas qu’optique comme nous l’a proposé la modernité, mais tissée à d’autres réalités du langage, comme la rhétorique et la sémiologie, par exemple. 

Michel Daigneault vit et travaille à Montréal et Toronto où il enseigne à York University. Son travail a été largement présenté au Canada et aux États-Unis, de même qu’en France et fait partie de nombreuses collections muséales et corporatives, notamment le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée d’art contemporain de Montréal, la Collection Prêt d'œuvres d’art du Musée des beaux-arts du Québec, le Musée des beaux-arts de Montréal. Michel Daigneault détient une maîtrise bicéphale en arts visuels et histoire de l’art de l’Université de Montréal. Récipiendaire du prix Pollock-Krasner en 1995 et de plusieurs bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et lettres du Québec, son travail a fait récemment partie de l’exposition C'est ainsi qu'entre la lumière au Musée d’art contemporain de Montréal.


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Michel Daigneault is a part of the new generation of painters that were born "after abstraction." All the while following in a long tradition of painting, the artist creates paintings that nevertheless reinvent abstract pictorial language. Although his works are non-figurative, they constantly toy with the idea of figuration by sparking a storyline via the arrangement and repetition of forms and colours . His works continuously play on suggestions and allusions to evoke spaces that are like multiple windows opening onto several realities which interfere with one another. This stratagem, i.e. of shifting between modes of representation, proposes a polysemic exploration of abstraction, an exploration that is not just confined to the optical as prescribed by modernism, but also woven into other language-related realities, such as rhetoric and semiology, for instance.

Michel Daigneault lives and works in Montreal and Toronto where he teaches at York University. His work has been widely shown in Canada, the US and France and it is part of many museum and corporate collections, notably the National Gallery of Canada, Musée d’art contemporain de Montréal, the Art Bank of the Musée des beaux-arts du Québec, and the Montreal Museum of Fine Arts. He holds a joint M.A. in fine arts and art history from Université de Montréal. He received the Pollock-Krasner award in 1995 as well as several grants from the Canada Council for the Arts and Conseil des arts et lettres du Québec. His work was recently part of the C'est ainsi qu'entre la lumière exhibition at the Musée d’art contemporain de Montréal.


lundi 21 octobre 2019

Lucie Rocher


Lucie Rocher

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Ma pratique de la photographie s’attache à croiser image et installation. Mes photographies ne sont pas enfermées dans un format, un support ou une mise en espace figée. Chacune des images possède et génère en elle ses propres variations dès qu’elle se matérialise sur un support ou qu’elle se déploie dans un espace. Je tente de créer ainsi plusieurs scénarios de mon corpus photographique notamment en documentant et en archivant les multiples spatialisations de celui-ci ce qui me permet d’interroger spécifiquement le médium, les cadres et ses supports d’existence. Les dispositifs scéniques d’apparition, de fabrication et de spatialisation de mes images sont souvent précaires et fragiles, intégrant et assurant une visibilité de toutes les étapes du processus pour parvenir à « faire image ». M’inspirant de mon observation et de mon intérêt pour le chantier urbain, entre l’achevé et l’inachevé, mes expositions rappellent certaines de ses spécificités par des jeux de tensions et d’équilibres formels. Des correspondances s’annoncent entre mes photographies, ma documentation d’atelier, les matériaux bruts, les supports d’impression, les objets, les outils ou machines d’apparition qui caractérisent notamment l’histoire du médium photographique et qui influent sur mon traitement de la matérialité de l’image. 

Au Centre SAGAMIE Lucie Rocher travaillera sur un nouveau corpus d’œuvres issu de sa documentation d’exposition et d’artefacts de sa pratique. Cette recherche sera exposée à Axenéo7 (Gatineau) en 2020. Lucie Rocher termine actuellement son doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal. Des expositions individuelles lui ont été consacrées notamment à la Maison de la Culture Frontenac (Montréal 2017), à VU (Québec, 2018) et à Occurrence (Montréal, 2019). Elle a également participé à plusieurs résidences internationales (Islande (2015), Québec (2016), Japon (2019). Et sera en résidence au centre Daïmon (Gatineau) en 2020. 



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My photography practice seeks to intersect the image with installation. My photographs are not confined to a format, support of fixed spatial display. Each of my images possesses and inherently generates its own variations as soon as it is materialized on a support and unfolds in a space. I thus attempt to create several scenarios for my photographic works, notably in documenting and archiving its multiple spatializations, which allows me to expressly question the medium, frame and its existence supports. The scenic apparatuses of my images' apparition, crafting and spatialization are often precarious and fragile, because they integrate and ensure a visibility of all the stages of the "image making" process. Inspired by my observations and interest for urban construction sites, between the finished and unfinished, my exhibitions recall some of their features through a formal play on tension and balance. Correspondences arise between my photographs, studio documentation, raw materials, print supports, objects, and the tool or image apparition machines that accompany the history of the photographic media and which notably influence the way in which I rework the materiality of the image.

At Centre Sagamie, Lucie Rocher will work on a new body of works taken from the exhibition and artefact documentation of her practice. This research will be exhibited at Axenéo7 (Gatineau) in 2020. Lucie Rocher is currently completing a doctorate in research and art practice at Université du Québec à Montréal. She has had solo exhibitions of her works notably at Maison de la Culture Frontenac (Montréal 2017), at VU (Québec, 2018) and at Occurrence (Montréal, 2019). She has also carried out several international residencies Iceland (2015), Québec (2016), Japan (2019). She will be in residency at Centre Daïmon (Gatineau) in 2020.


mardi 15 octobre 2019

Mathieu Valade



Mathieu Valade

Artiste en résidence / Artist in residence

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La pratique artistique de Mathieu Valade explore les rapports de contradictions existants entre les formes simples et les images qu’elles peuvent évoquer une fois détournées. La production d’objets sculpturaux, de dessins ou de vidéo, toujours avec un souci de mettre de l’avant une plasticité forte, se voit hybridée à des éléments de représentations simples (typographie, logos, pictogrammes, formes géométriques) dans le but de soulever de nouveaux potentiels d’interprétation.

Considérant l’objet artistique comme un artifice, les sculptures et les dessins qu’il propose demandent l’exercice de faire un certain « saut » dans l’illusion : associer les éléments graphiques ou plastiques dans le but d’en déceler l’image, ouvrir un tiroir, pénétrer dans la sculpture, etc. L’image n’est jamais complètement donnée, elle est à construire. Elle est proposée par la juxtaposition de différents évènements plastiques, de formes, de percées, de répétitions, de signaux lumineux, comme un décor dont les éléments prennent sens par un exercice d’association des signes.

Plusieurs de ses travaux revisitent des genres, des modes de production ou même des œuvres issues de moments de l’histoire de l’art pour lesquels il a un intérêt tout particulier. Ainsi, une sorte de dialogue s’est installé dans sa pratique avec le minimalisme, l’art conceptuel et la modernité artistique en général. Sans être la clé de la lecture de ses œuvres, cet aspect de citation propose un second ordre de lecture, comme si elles comportaient un code latent issu de l’histoire de l’art.

Site web de l'artiste


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In his artistic practice Mathieu Valade explores the contradictory relations that exist between simple forms and the images that they can evoke once they have been repurposed. The production of sculptural objects, drawings or video, always in view of underscoring a strong plasticity, is hybridized with simple representational elements (typography, logos, pictograms, geometric forms) with the aim of revealing new interpretation potentials.

Considering the artistic object as an artifice, the sculptures and the drawings that he proposes require one to make a certain "leap" into the illusion: combine the graphic or plastic elements in order make out the image, open a drawer, penetrate into the sculpture, etc. The image is never completely given, it must be constructed. It is proposed through the juxtaposition of various plastic events, of forms, piercings, repetitions, light signals, like a decor in which the elements acquire meaning through a sign association exercise.

Several of his works revisit genres, modes of production or even works from art historical moments that he is particularly fond of. In his practice, he has thus entered into a sort of dialogue with minimalism, conceptual art and artistic modernity in general. Though it not necessarily a key to understanding his works, this citation aspect proposes a second order reading, as though they contained a hidden code taken from art history.

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mercredi 9 octobre 2019

Charles-Étienne Brochu


Charles-Étienne Brochu

Artiste en résidence / Artist in residence

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Charles-Étienne Brochu vise à réaliser des œuvres qui sont à la fois percutantes, originales et agréables à regarder, reflétant sa vision du monde ou ses intérêts du moment. En ce sens, son approche demeure plutôt intuitive.

Le dessin numérique est son médium de prédilection. La virtualité de ce médium lui permet une polyvalence dans ses projets qui se déclinent sous forme d’impression, GIF animé, œuvre interactive, réalité virtuelle, etc. Il aborde la couleur et la composition en respectant une certaine tradition de l’illustration contemporaine. Il réalise toutefois des images ambigües mettant en contraste les couleurs éclatantes du dessin et des thèmes sombres et préoccupants. Ses sujets préférés abordent la complexité du monde actuel, les relations sociales et politiques et l’accumulation d’objets, incluant les relations de présence et d’absence et les expériences d'épanouissement et d'aliénation.

Originaire de Sainte-Ursule en Mauricie, Charles-Étienne Brochu vit et travaille à Québec. Il aime dessiner et occupe son temps à réaliser des livres, des fanzines, de l’art web, des GIF animés et des courts-métrages. Il cumule différentes participations à des événements collectifs et des expositions, notamment à la Manif d'Art, à la Foire d’art actuel de Québec, à ARPRIM à Montréal, à L’Œil de Poisson et à La Chambre Blanche. À l'été 2018, il travaille en résidence au centre d'artiste Sporobole. Il a été le récipiendaire du prix Videre pour la relève en 2016.

Voir le site de l'artiste


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Charles-Étienne Brochu creates powerful, original and pleasing works that reflect his worldview and current interests. In this regard his approach leans more towards the intuitive side. 

His preferred medium is digital drawing. The virtuality of this medium enables him to be polyvalent in his projects, which are expressed in various forms: prints, animated GIF, interactive works, virtual reality, etc. He approaches colour and composition by respecting a certain contemporary illustration tradition. Nevertheless, he does make ambiguous images in which the vivid colours of the drawings contrast with dark and disturbing themes. Among his favoured subjects are the complexity of today's world, social and political relations, the accumulation of objects, as well as relations of presence and absence, and experiences of fulfilment and alienation.

Charles-Étienne Brochu is originally from Sainte-Ursule in the Mauricie region and he now lives and works in Quebec City. He likes to draw and busies himself by making books, fanzines, web art, animated GIF and short films. He has participated in numerous collective events and exhibitions, notably at the Manif d'Art, at Foire d’art actuel in Quebec City, ARPRIM in Montreal, L’Œil de Poisson and La Chambre Blanche. During the summer of 2018 he carried out an artist residency at the Sporobole artist-run centre. In 2016, he received the Prix Videre for emerging artists. 

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mardi 1 octobre 2019

Fichiers Temporaires



Le Centre SAGAMIE vous invite au vernissage de l'exposition Fichiers Temporaires le mardi 8 octobre prochain à 17h.

L’exposition Fichiers Temporaires présentée au Centre SAGAMIE regroupe les œuvres de plus de 80 artistes. Elle permettra de proposer simultanément au public plusieurs démarches, questionnements et réflexions actuels autour du numérique dans un évènement rassembleur, stimulant et convivial pour la communauté artistique.

Expo-Vente :
Les œuvres pourront être vendues pendant l’exposition et 100% du montant des ventes sera versé aux artistes. Les images ont été imprimées gratuitement et les œuvres non vendues seront retournées sans frais aux artistes à la fin de l’exposition.

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Artistes

Amélie Proulx, Andrée-Anne Dupuis Bourret, Ann Karine Bourdeau Leduc, Aurélie Painnecé, Bruno Marceau, Carol-Ann Belzil-Normand, Caroline Cloutier, Caroline Fillion, Caroline Mauxion, Carolyne Scenna, Catherine Bolduc, Charlie Lescault, Chloé Beaulac, Cindy Dumais, Clément Gaulejac, Corine Lemieux, David Martineau Lachance, Dgino Cantin, Ed Pien, Edwin Janzen, Émili Dufour, Émilie Rondeau, Eruoma Awashish, Étienne Boulanger, Étienne Tremblay-Tardif, François Quévillon, Fred Laforge, Frédéric Lavoie, Gabriel Fortin, Geneviève et Matthieu, Geneviève Chevalier, Giorgia Volpe, Gwenaël Bélanger, Hua Jin, Isabelle Guimond, Jean-Benoit Pouliot, Jessy Bilodeau, Joanie Simard, Jonas St. Michael, Juan Ortiz-Apuy, Judith Bellavance, Julie Picard, Karine Locatelli, Katherine Melançon, Laurent Lamarche, Laurie Girard, Louis Bouvier, Magali Baribeau-Marchand, Mariane Tremblay, Martin Désilets, Martin Lavertu, Massimo Guerrera, Mathieu Grenier, Mathieu Latulippe, Mathieu Valade, Matthieu Brouillard, Mériol Lehmann, Michelle Bui, Natascha Niederstrass, Nathalie Birecki, Nathalie Lavoie, Ninon Jamet, Pascal Dufaux et Sarah Wendt, Patrick Beaulieu, Patrick Bérubé, Philippe Allard, Pierre & Marie, Pierre-Olivier Tanguay, Sabina Rak, Sara A. Tremblay, Sara Létourneau, Sarah Jeanne Landry, Sébastien Cliche, Sébastien Worsnip, Simon Beaudry, Sonia Boudreau, Sophie Jodoin, Stéfanie Requin Tremblay, Stéphanie Leclerc-Murray, Sylvain Bouthillette, Sylvie Cotton, Yanik Potvin, Yann Pocreau, Yannick De Serre.



Cette exposition est présentée dans le cadre du Colloque Numérique 02 organisé par Culture Saguenay–Lac-Saint-Jean et le vernissage en marquera l’ouverture.

Le Centre SAGAMIE remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada, la Ville d’Alma, le Ministère de la Culture et des Communications du Québec ainsi que ses membres pour leur soutien financier.

vendredi 6 septembre 2019

Vernissage — Territoires Sous-Jacents


Territoires sous-jacents

[ English Follows ]

Vernissage 12 septembre 2019 à 17h00


Le Centre SAGAMIE vous invite au vernissage de la résidence/exposition de Martin Beauregard et Randa Maroufi le jeudi 12 septembre prochain.

La résidence/exposition prend la forme d’un dialogue entre l’artiste canadien Martin Beauregard et l’artiste franco-marocaine Randa Maroufi. Chacun explore à sa manière la thématique du territoire dans une perspective à la fois artistique, anthropologique et politique.

Martin Beauregard interroge le phénomène migratoire et ses rapports à l’économie et l’écologie. L’installation vidéo L’Impossibilité d’une ile (2018) pose un regard sur la complexité de la crise migratoire dans sa relation aux échanges de données, l’évolution des marchés et les changements climatiques. Réalisé avec son équipe de recherche à l’Université en Abitibi-Témiscamingue, le projet intègre, comme outil, un programme informatique; celui-ci transforme les paysages et les créatures qui l’habitent sous l’influence de données financières et climatiques captées sur le web en temps réel. Il en résulte une forme de cinéma algorithmique prenant la forme d’un court métrage diffusé en boucle. La séquence emporte, dans un cycle de vie et de mort, la mémoire de migrants clandestins et une part de leur dessein.

Randa Maroufi s’intéresse à la mise en scène des corps dans l’espace public ou intime. Une démarche souvent politique, qui revendique l’ambiguïté pour questionner le statut des images et les limites de la représentation. Dans un hôtel de ville, le film Stand-by office (2017) nous présente des migrants venus de différents pays d’Afrique, représentés en cols blancs, qui s’affairent autour d’une immense maquette. L’atmosphère générale du film privilégie le calme, la quiétude. Un judicieux travail sur les raccords entre les séquences suspend le temps et met mal à l’aise le regardeur.

L’espace de la galerie servira de point de rencontre et d’échange entre les artistes, qui participeront en cours de résidence au développement d’une mise en espace expérimentale, et l’exploration de nouveaux territoires aux frontières de la création, de l’interculturalité et de l’interdisciplinarité.

Voir l'événement sur Facebook

L’impossibilité d’une ile (2019)


Vidéo, son, 14 minutes
Une œuvre de Martin Beauregard
Avec la collaboration de Casey Côtes-Turpin, Huazhou Yang, Jean-Michel Laliberté, Matthieu Bazile, Patrick Gauvin, Viviane Chen, Yuanyuan Wang et Yuming Fan.

Stand-by Office (2017)


Vidéo, son, 13 minutes 20 secondes
En collaboration avec le groupe We Are Here, Amsterdam.
Avec le soutien de : Le Fresnoy, Culture Resource’s Production Awards Program, CBK Zuidoost, Cinelabs Romania, Studio aux cuves dorées.
Distribution : EYE FilmMuseum


Martin Beauregard — Biographie


Martin Beauregard est artiste et chercheur. Il a développé, depuis une dizaine d’années, un corpus d’œuvres interdisciplinaires à partir duquel il interroge le phénomène migratoire dans sa relation à l’écologie, les technologies et la culture numérique. Ses recherches-créations ont été présentées dans une quarantaine d’expositions, notamment au Musée d’art de Rouyn-Noranda, au Musée des beaux-arts de Montréal, au CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux, aux Rencontres internationales Paris-Berlin, à Location One de New York, à Ashahi Art Square de Tokyo. Il détient un doctorat en Arts et Sciences de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et un doctorat en Études et pratiques des Arts de l’Université du Québec à Montréal. Il est également professeur-chercheur-créateur, depuis 2014, à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.


Randa Maroufi — Biographie


Née en 1987 à Casablanca. Vit et travaille à Paris. Diplômée de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, de l’École Supérieure des Beaux-Arts d’Angers (France) ainsi que du Fresnoy (France). Son travail, qui se traduit essentiellement à travers la photographie, la vidéo, l’installation, la performance et le son, a été présenté lors d’événements d’art contemporain et de cinéma majeurs tels que La Biennale de Marrakech en 2014, Les Rencontres de Bamako en 2015, le Festival international du film de Rotterdam en 2016, La Videonale Bonn en 2017, la Biennale de Sharjah au Liban en 2017, la Biennale de Dakar en 2018, la Biennale do Mercosul au Brésil en 2018, etc. Son film Le Park a reçu une vingtaine de prix et fait partie de la Collection Nationale du CNAP (Centre National des Arts Plastiques). En 2017-2018, Randa Maroufi a été membre artiste à la Casa de Velázquez, l’Académie de France à Madrid.


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Underlying Landscapes


The exhibition/residency is presented as a dialogue between the Canadian artist Martin Beauregard and the Franco-Moroccan artist Randa Maroufi. Each in his own way explores the theme of the landscape in a perspective that is at once artistic, anthropological and political.

Martin Beauregard examines the migratory phenomenon and its relations to the economy and ecology. The video installation L’Impossibilité d’une ile (2018) casts a critical look on the complexity of the migratory crisis as it pertains to data exchanges, market developments and climate change. Carried out with his research team at Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, the project includes a software program tool that transforms the landscapes and creatures inhabiting it on the basis of financial and climate data gathered in real time on the internet. The result is a short film shown in a loop; in a style that can be likened to a form of algorithmic cinema. The sequence carries viewers through a cycle of life and death, clandestine migrants' recollections and some of their aspirations. 

Randa Maroufi is interested in the display of bodies in public or private space, in what is often a political approach that mobilizes ambiguity to question the status of images and the limits of representation. Unfolding in a City Hall, the film Stand-by Office (2017) shows us migrants from various parts of Africa who are represented wearing white collar shirts as they engage with an immense scale model. The film's general atmosphere is conducive to a calm and contemplative state of mind, while a meticulous crafting of the link shots between sequences suspends time and triggers a discomfort in viewers. 

The gallery space will serve as a meeting point for encounters and discussions between the artists who will, over the course of the residency, partake in the setting up of a space to experiment and explore new territories at the boundary of creation, interculturalism and interdisciplinarity. 

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L’impossibilité d’une ile (2019)


Video, sound, 14 minutes
A work by Martin Beauregard
In collaboration with Casey Côtes-Turpin, Huazhou Yang, Jean-Michel Laliberté, Matthieu Bazile, Patrick Gauvin, Viviane Chen, Yuanyuan Wang and Yuming Fan.


Stand-by Office, 2017



Video, sound, 13’20’’
In collaboration with the group "We Are Here*", Amsterdam.
With the support of: Le Fresnoy, Culture Resource’s Production Awards Program, CBK Zuidoost, Cinelabs Romania, Studio aux cuves dorées.
Distribution : EYE FilmMuseum


Martin Beauregard — Biography


Martin Beauregard is an artist and a researcher. For over ten years he has put together a body of interdisciplinary works wherein he explores the migratory phenomenon it its relations to ecology, technology and digital culture. His research-creations have been presented in over forty exhibitions, notably at Musée d’art de Rouyn-Noranda, Montreal Museum of Fine Arts, CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux, Rencontres internationales Paris-Berlin, at Location One in New York and Ashahi Art Square in Tokyo. He holds a Ph.D. in Arts and Sciences of Fine Art from Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne and a doctorate in Practice-based Art Research from Université du Québec à Montréal. Since 2004, he has also been active as a professor-researcher-artist at Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.


Randa Maroufi — Biography


Born in 1987 in Casablanca, Morocco. Lives and works in Paris. A graduate of Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, École Supérieure des Beaux-Arts d’Angers (France) as well as Fresnoy (France). Randa Maroufi is interested in the display of bodies in public or private space. In an often political approach she mobilizes ambiguity to question the status of images and the limits of representation.  Her work, which is primarily expressed through photography, video, installation, performance and sound, has been presented in major contemporary art and film events such as: La Biennale de Marrakech in 2014, Les Rencontres de Bamako in 2015, Rotterdam International Film Festival in 2016, Videonale Bonn in 2017, Biennale de Sharjah au Liban in 2017, Biennale de Dakar in 2018, Biennale do Mercosul
 in Brazil in 2018, etc. Her film Le Park has received over twenty awards and is part of the CNAP (Centre National des Arts Plastiques) national collection. In 2017-2018, Randa Maroufi was an artist member at Casa de Velázquez - l’Académie de France in Madrid.

lundi 26 août 2019

Audrée Demers-Roberge


Audrée Demers-Roberge

Artiste en résidence / Artist in residence

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Il m’arrive de parler à une montagne, un cercle, un lichen, à un vers ou une prêle. Partant d’une exploration de mon propre rapport au monde ou plus précisément à l’environnement naturel, je transforme celui-ci progressivement et propose une attitude holistique de plus en plus radicale : celle d’une tentative de rapprochement avec des organismes naturels. J’affirme et expose progressivement qu’à travers les rapports entre les choses et leurs possibles, en tant que connecteurs, se révèle l’importance de la relation de l’humain avec l’environnement. Ma démarche est un manifeste pour notre besoin de reconnecter avec celui-ci. Ce qui m’intéresse ici est moins la forme apparemment objective du paysage, mais ce qui la motive et la dynamise.

Audrée Demers-Roberge vit à Québec, elle a complété en 2019 une maîtrise en arts visuels et un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université Laval avec une année d’étude en Finlande en 2011. Son déplacement continuel et instinctif entre les médiums crée une pratique fondamentalement diversifiée. Elle a lancé en 2019 avec Amélie Laurence Fortin le livre Roche, Plante, Mer, Bois édité par Vu Photo et réalisé en partie avec une bourse de Première Ovation. Elle a exposé en solo en 2018 dans l’Espace américain de Vu Photo (hors programmation) et fera un solo en 2020 à Espace )( Parenthèses (Québec). Ses œuvres ont été présentées en collectif entre autres en 2019 lors de Manif d’art 9 – La biennale de Québec, Si petit entre les étoiles, si grand contre le ciel, volet jeunes commissaires, au Magasin d’Arprim (Montréal), dans l’Espace européen de Vu Photo en 2017, à la Foire en art actuel (Québec) en 2014 et au Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul (Charlevoix) en 2012. Elle a réalisé des résidences dont Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli) en 2016 et sera en résidence à Le Château – Association Diagn’Art, à Saint-Louis au Sénégal en 2020.



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It sometimes happens that I speak to a mountain, a circle, a lichen, a worm or a horsetail. I proceed from an exploration of my own relationship to the world or more precisely to my natural environment, which I gradually transform while proposing an increasingly radical holistic attitude: consisting of an attempt to establish a closer contact with natural organisms. I am claiming and progressively exhibiting that the link between things and their inherent possibilities, viewed as connectors, can reveal the importance of humans' relationship to the environment. My approach is a manifesto for our need to reconnect with the environment. I am less interested here in the apparently objective form of the landscape than in what motivates and activates it.

Audrée Demers-Roberge lives in Quebec City, in 2019 she completed a MFA and a BFA (media arts) at Université Laval, which included one study year in Finland in 2011. Her ceaseless and instinctive movement back and forth between mediums results in a fundamentally diversified practice. In 2019, along with Amélie Laurence Fortin, she launched the book livre Roche, Plante, Mer, Bois published by Vu Photo, a publication that was in part made possible thanks to a Première Ovation grant. She had a solo exhibition in 2018 at Espace américain of Vu Photo (off programming) and has an upcoming solo exhibition in 2020 at Espace )( Parenthèses (Quebec City). Her works have been shown in group shows such as the 2019 Manif d’art 9 – La biennale de Québec, Si petit entre les étoiles, si grand contre le ciel, young curators section, at Magasin d’Arprim (Montréal), at Espace européen de Vu Photo in 2017, at Foire en art actuel (Quebec City) in 2014 and at Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul (Charlevoix) in 2012. She has carried out residencies, among which Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli) in 2016 and she will be the artist in residency at Le Château – Association Diagn’Art, in Saint-Louis, Senegal in 2020.

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mardi 20 août 2019

Clément de Gaulejac


Clément de Gaulejac

Artiste en résidence / Artist in residence

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Au Centre SAGAMIE, Clément de Gaulejac travaillera sur un nouveau corpus d'œuvres. Les maitres du monde sont des gens est un projet d'exposition (Galerie UQO, septembre 2019) traversé par une question qui revient comme un leitmotiv dans les discussions des groupes militants de gauche ou écologistes : pourquoi est-il plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme ? Question sur laquelle bute toute politique quand il s’agit d’envisager le monde de demain, mais dont ne s’embarrassent pas ceux que l’on appelle les « ultra-riches ». Les plus grandes fortunes du monde sont en effet persuadées que la catastrophe que tout le monde pressent est pour bientôt. Alors ils s’organisent, s'achètent des îles, se font creuser des abris tout en s’opposant à la réduction des inégalités sociales ou à la lutte aux changements climatiques. Le propos de ce nouvel ensemble de dessins est de saisir le caractère tragicomique de ce catastrophisme et de puiser aux sources de notre sidération collective devant le mythe de la fin du monde et tous les monstres qu’il active.

Clément de Gaulejac est artiste, auteur et illustrateur. Son travail d’artiste a été exposé à Vox, Centre de l’image contemporaine (Les Naufrageurs, 2015), à Axenéo7 (Monuments aux morts de la Liberté, 2015) ainsi qu’au Centre des arts actuels Skol (Motifs raisonnables, 2013). Aux éditions Le Quartanier, il a publié Les artistes (2017), Grande école (2012) ainsi que Le livre noir de l’art conceptuel (2011). Comme illustrateur, il collabore régulièrement avec des revues (Liberté, Vie des arts), des maisons d'édition (Lux, PUM, Écosociété, Nota Bene) et différents mouvements militants (Extinction Rebellion) ou politiques (Québec solidaire). En 2017, il a soutenu à l'UQAM une thèse de doctorat en Études et pratiques des arts intitulée Tu vois ce que je veux dire ? Illustrations, métaphores et autres images qui parlent. 


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At Centre SAGAMIE, Clément de Gaulejac will work on a new body of work: Les maitres du monde sont des gens, an exhibition project (Galerie UQO, September 2019) that addresses a question which reappears repeatedly in the discussions of left wing activists or ecologists: why is it easier to imagine the end of the world than the end of capitalism? Though this query is a stumbling block for any political action seeking a better future for the world, it apparently does not hinder those who are known as the "ultra rich." In fact, the world's wealthiest people are convinced that the catastrophe everyone is anticipating will happen soon. As a result, they are organizing, buying islands, have shelters dug, all the while resisting attempts to reduce social inequalities or the fight against climate change. The aim of this new set of drawings is to grasp the tragicomic character of this catastrophism and to explore the roots of our collective consternation before the end of the world myth and all the monsters that it summons.

Clément de Gaulejac is an artist, author and illustrator. His artistic work has been exhibited at Vox, Centre de l’image contemporaine (Les Naufrageurs, 2015), at Axenéo7 (Monuments aux morts de la Liberté, 2015) as well as at Centre des arts actuels Skol (Motifs raisonnables, 2013). He has written several books, among which Les artistes (2017), Grande école (2012) and Le livre noir de l’art conceptuel (2011), all published by Le Quartanier. As an illustrator, he regularly contributes to magazines (Liberté, Vie des arts), publishing houses (Lux, PUM, Écosociété, Nota Bene) and various activist movements (Extinction Rebellion) or political parties (Québec solidaire). In 2017, he defended a doctoral thesis in Art Practice and Research at UQAM titled Do You see What I Want to Say? Illustrations, Metaphors and Other Telling Images.


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mercredi 14 août 2019

Raphaëlle de Groot


Raphaëlle de Groot

Artiste en résidence / Artist in residence

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La recherche de Raphaëlle de Groot se fait au contact des réalités humaines. Elle porte son attention sur ce qui n’est pas visible de l’extérieur, mais participe de l’expérience du monde, le constituant de l’intérieur. Elle sonde l’envers des tissus sociaux — côtés cachés, oubliés, délaissés ou négligés —, se déplace et s’immerge dans des milieux de vie, de travail, dégageant des terrains de création à même ces expériences. Sa pratique artistique met l’accent sur le processus, la durée, la participation et la collaboration d’individus et de communautés dans la production de traces et de récits. En son cœur se trouve : la mobilité, la réciprocité, l’écoute, le geste et la collecte de données sous forme d’objets et de documents variés (dessins, photographies, vidéo, texte). La performance supporte ou accompagne en marge cette démarche lui permettant d’expérimenter des états d’attention et d’engagement.


Au Centre Sagamie, elle travaille sur un nouveau corpus d’oeuvres issu du projet Subsistances • Inniun pour lequel elle a séjourné en Minganie (Côte-Nord) de 2016 à 2017 ; ces oeuvres seront exposées prochainement à la Galerie Occurrence dans le cadre de MOMENTA Biennale de l’image à Montréal. Elle prépare également La grande marche des petites choses pour l’événement Nuit Blanche à Paris (octobre 2019). Raphaëlle de Groot vit et travaille entre Montréal et Orsigna, en Italie. Son travail est présenté sur la scène canadienne et internationale depuis une vingtaine d’années. Elle a reçu plusieurs distinctions dont le Prix Sobey pour les arts en 2012. 


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Raphaëlle de Groot's artistic research is guided by contact with human realities. She turns her attention to what is not visible from the outside, but which partakes in an experience of the world, which it shapes from the inside. She probes the reverse sides of the social fabric—the hidden, forgotten, abandoned or neglected ones—, she travels through and immerses herself in life and work environments in order to open creation spaces that are directly connected to these experiences. Her artistic practice highlights process, duration and the participation and collaboration of individuals from the community in the production of traces and narratives. Mobility, reciprocity, listening, gestures and data collection in the form of objects and various documents (drawings, photographs, video, text) are at the heart of her practice. On the side, performance supports or accompanies this approach and thus allows her to explore states of focused attention and commitment. 


At Centre Sagamie, she will focus on a new body of works that emerged from her project Subsistances • Inniun for which she stayed in Minganie (Côte-Nord) from 2016 to 2017; these works will soon be exhibited at Galerie Occurrence as part of MOMENTA Biennale de l’image in Montreal. She is also preparing La grande marche des petites choses for the Nuit Blanche event in Paris (October 2019). Raphaëlle de Groot lives and works between Montréal and Orsigna, in Italy. Her work has been present on the Canadian and international scene for over twenty years. She has received numerous distinctions, including the Sobey Art Award in 2012.


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vendredi 5 juillet 2019

Vacances d'été 2019



Le Centre SAGAMIE sera fermé du 6 juillet au 11 août 2019. Les courriels et commandes seront lus sporadiquement et traités à notre retour.

Bon été!

mardi 2 juillet 2019

Elmyna Bouchard


Elmyna Bouchard

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

[ English Follows ]

Elmyna Bouchard poursuit, depuis plus de 20 ans, une recherche qui privilégie l'art sur papier à travers laquelle elle développe de multiples approches faisant fréquemment appel aux principes de la gravure. Sa plus récente exposition s’inscrit dans une pratique plus large où elle crée un dialogue entre des œuvres faites de tissu et plusieurs formes d’arts imprimés, dont l’impression numérique. Cette présentation mettait en lumière les effets de porosité qu’entraîne un engagement professionnel en relation d’aide sur l’évolution de sa pratique. Elle travaille actuellement sur un nouveau projet qui s’intéresse aux pratiques éco responsables en art imprimé traditionnel.

Elle est née au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Québec Canada. Formée en arts d'impression au Centre SAGAMIE d’Alma, elle s'établit à Montréal au début des années 1990, où en parallèle à sa propre démarche de graveur, elle agit de nouveau comme imprimeur. En 2003, elle reçoit le Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau, récompense remise à un artiste québécois de la relève ayant contribué de manière significative au domaine de l’estampe. Ses œuvres ont été acquises par plusieurs collections d’entreprises et institutions dont la collection du Musée national des beaux-arts du Québec, Alcan, Loto-Québec, ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, Fairmont Le Reine Elizabeth, Banque de Montréal, Hydro-Québec, Télé-Québec, Bibliothèque Nationale du Québec, Banque Nationale. Elle a également déjà reçu plusieurs distinctions : Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières, Biennale de l’estampe, du dessin et du papier d’Alma en 2001 et de la 8th Great Canadian Printmaking Competition en 2002.

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For more than twenty years, Elmyna Bouchard has been pursuing research that highlights the printmaking arts. This process has led her to develop multiple approaches, which often draw on the principles of engraving. Her latest exhibition is part of a broader practice in which she creates a dialogue between works made out of fabrics and several forms of printmaking, such as digital printing. This presentation highlighted the porosity that a professional caregiving relationship commitment had on the development of her practice. She is currently working on a new project that explores eco-responsible practices in traditional printmaking arts.

Elmyna Bouchard was born in Saguenay–Lac-Saint-Jean, Québec Canada. She received training in the printmaking at Centre SAGAMIE in Alma. At the start of the 1990s she settled in Montreal, where alongside her own engraving practice, she again worked as a printmaker. In 2003, she received the Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau, which is awarded to a Quebec artist who has made an outstanding contribution to the printmaking field. Her works have been acquired by several corporate and institutional collections, such as the collections of the Musée national des beaux-arts du Québec, Alcan, Loto-Québec, Quebec Ministry of Foreign Affaires and International Trade, Hotel Fairmont The Queen Elizabeth, Banque de Montréal, Hydro-Québec, Télé-Québec, Bibliothèque Nationale du Québec, and Banque Nationale. She has also received several distinctions: Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières, Biennale de l’estampe, du dessin et du papier d’Alma in 2001 and the 8th Great Canadian Printmaking Competition inn 2002.

lundi 17 juin 2019

Natascha Niederstrass


Natascha Niederstrass

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Mettant à profit la vidéo, la photographie et l’installation, le travail de Natascha Niederstrass s’inspire en particulier de l’histoire de l’art, de faits-divers, de la scène de crime et du cinéma d’horreur de façon à souligner l’ambiguïté des signes et des codes culturels acceptés comme des vérités qui s’avèrent trompeuses par rapport à une réalité qui bien souvent nous échappe.

Fascinée par les questions de narrativité, elle explore les possibilités offertes par les méthodes de reconstitution, opérant spécifiquement dans les marges entre les notions de vérité et de fiction. Niederstrass choisit souvent d’utiliser une esthétique forensique afin de transporter le spectateur dans l’exaltant processus de reconstitution d’une histoire, d’une scène, d’une action spéculative ou d’un événement exclu du « visible ».

Diplômée de l’Université Concordia à Montréal (BFA) et de l’Université York à Toronto (MFA), Natascha Niederstrass a présenté plusieurs expositions individuelles et collectives en galerie et centres d’artistes. Son plus récent travail a notamment été montré dans le cadre de la plus récente édition de MOMENTA - Biennale de l’image à Montréal et de la dernière programmation du centre CIRCA - Art actuel. Son travail fait parti des collections du Musée des beaux-arts de Montréal, de la Banque nationale du Canada et de la Ville de Longueuil.

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Natascha Niederstrass uses video, photography and installation to create work that interweaves art history, news items, crime scenes and horror films to highlight the ambiguity of signs and cultural codes that we accept as truths, even though they turn out to be deceptive in the face of a reality that escapes us.

Fascinated by narrative issues, she explores the possibilities offered by re-enactment methods, specifically those that blur the line between notions of truth and fiction. Niederstrass often makes use of a forensic aesthetic in order to guide viewers through the thrilling re-enactment process of a story, scene, speculative action or an event that has been excluded from the “visible”.

A graduate of Concordia University (BFA) in Montreal and York University (MFA) in Toronto Natascha Niederstrass has shown her work in several solo and group exhibitions in galleries and artist-run centres. Her most recent work was notably presented as part of the last MOMENTA Biennale de l’image edition in Montreal and the most recent programming of Centre – Art actuel. Her work is included in the collections of the Montreal Museum of Fine Arts, Banque nationale du Canada Circa and Ville de Longueuil.

mardi 11 juin 2019

Amy Thompson


Amy Thompson

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Amy Thompson est une artiste multidisciplinaire basée à Ottawa. Dans sa pratique de collage multimédia, elle remet en contexte des images des années 1940 et 50. Sa série en cours, Monument, est composée de collages abstraits agençant paysages obscurcis, espaces vides et formes géométriques. Avec leurs vastes panoramas et palettes en technicolor, ces œuvres évoquent une certaine grandeur cinématographique.

Dans son travail, Thompson met en tension la simplicité des images et leurs effets voulus. D’une part, en faisant valoir la dichotomie tangible-intangible et les espaces négatif et positif, elle réalise des œuvres qui animent, qui transportent, qui donnent à réfléchir. D’autre part, en explorant notre fort lien au paysage, Thompson souligne l’importance de protéger l’environnement, tout en préservant un espace intime de réflexion intérieure.

Amy Thompson a étudié les Beaux-Arts à l’Université York et à l’OCAD, d’où elle est diplômée avec mention, et lauréate de la bourse d’études David-L.-Stevenson. Attirée par le caractère immédiat et la puissance narrative qui leur sont propres, Thompson a commencé tôt dans son parcours à travailler avec les images réappropriées. Son travail explore la mémoire et le monde naturel par les moyens du dessin, de la peinture, et du collage. Elle a présenté des œuvres publiques à Ottawa et à Vancouver. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Canada, les États-Unis et l’Europe, et figure dans plusieurs collections publiques et privées à Ottawa, Vancouver et Amsterdam.

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Amy Thompson is an Ottawa based mixed media artist. Her work focuses on re-contextualizing imagery from the 1940s and ‘50s through mixed media collage. Her ongoing series Monument is comprised of collage abstractions combining obscured landscapes with geometric shapes and voids. With their technicolor palettes and sweeping panoramas the images evoke a cinematic grandeur.

The simplicity of this works belies it's intentioned impact. By giving equal importance to the dichotomy of the tangible and intangible and to positive and negative space, she creates work that transports, exalts and becomes meditative. In exploring our connection to the landscape, she highlights the importance of not only protecting our environment, but also a way of preserving space for inner reflection.

Amy studied Fine Art at York University and graduated with Honours from the Ontario College of Art and Design, winning the David L Stevenson Scholarship. Early in her career she began working with appropriated images, drawn to their immediacy and narrative power. Her work explores themes of memory and the natural world through the mediums of drawing, painting and collage. She has created public artworks in Ottawa and Vancouver. Her artwork has been exhibited across Canada, the US and Europe and has been acquired by corporate and public art collections in Ottawa, Vancouver and Amsterdam.

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lundi 10 juin 2019

David Lafrance


David Lafrance

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

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L’univers iconographique de David Lafrance se déploie à travers la peinture et la sculpture, depuis près de 20 ans. Est conviées à travers le paysage une affluence de symboles issus de l’histoire et de la culture populaire activant une mémoire tantôt collective, tantôt personnelle à l’artiste. Ce répertoire figuratif en est venu, au fil des années, à distinguer le vocabulaire thématique et formel de Lafrance. Dans son nouveau corpus d’oeuvres, l’almanach réfère à une série de notes prises sur le temps qui passe, la température qui change ainsi que les jours fastes et néfastes. Ce répertoire articule un univers fragmenté de plusieurs signes et symboles touchant le paysage et la nature. C’est avec de nouvelles stratégies narratives que ce travail tente de respecter des règles en lien avec l’imaginaire et les concepts de fabrication de l’artiste.

David Lafrance est candidat à la maîtrise à l’Université Concordia. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et biennales au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles à la Galerie Hugues Charbonneau (2018); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012). Récemment, il a pris part à différentes expositions collectives, notamment, au Musée d’art contemporain des Laurentides (2018), au Musée des beaux-arts de Montréal (2015). Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec (CPOA), de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec et du Mouvement Desjardins. David Lafrance est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. Il vit et travaille à Montréal.

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For close to 20 years, David Lafrance’s iconographic world has unfolded through painting and sculpture. Landscape depiction here welcomes an affluence of symbols from history and popular culture to activate a memory that is at times collective, and at others linked to the artist’s personal experience. Over the years, this figurative repertory has decisively defined Lafrance’s thematic and formal vocabulary. In his new body of works, the almanac refers to a series of notes taken about the passage of time, the changing temperature, as well as auspicious and inauspicious days. This repertory is structured around a fragmented world of several signs and symbols that reference landscape and nature. It is through new narrative strategies that this work seeks to respect rules that are linked to the artist’s imagination and creation concepts.

David Lafrance is an MFA candidate at Concordia University. His work has been shown in many exhibitions and biennales in Canada, the US and in France. Among his latest solo exhibitions the most noteworthy ones were at: Galerie Hugues Charbonneau (2018); l’Œil de Poisson (2014), Québec; and the Musée régional de Rimouski (2012). He recently participated in several group expositions, notably at Musée d’art Contemporain des Laurentides (2018) ad Montreal Museum of Fine Arts (2015). His works are part of several private and public exhibitions, including those of the Musée national des beaux-arts du Québec (CPOA), the Bibliothèque nationale du Québec, the Leonard and Bina Ellen Gallery, Montréal, Lotto Québec, Hydro-Québec and Mouvement Desjardins. David Lafrance is represented by Galerie Hugues Charbonneau of Montreal. He lives and works in Montreal.

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lundi 3 juin 2019

Massimo Guerrera


Massimo Guerrera

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

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Massimo Guerrera utilise différents médiums, tels le dessin, l’écriture, la sculpture, la photographie, l’installation et la performance pour travailler sur l’espace fertile de la rencontre et du déplacement intérieur, entre la présence partagée et la solitude d’atelier. C’est une démarche qui porte sur les oscillations sensibles de nos relations, celles qui régissent nos ouvertures et nos fermetures. Celles de notre corps et de notre esprit, pour entrer en lien avec l’autre et nos environnements. Sa démarche s’articule depuis 1991 autour de ces rapports profonds qu’entretiennent l’altérité et les phénomènes qui nous traversent. Observant ainsi de quelle manière notre être est capturé, nourri et absorbé par ces évènements. Ces questionnements sont devenus une pratique quotidienne, reliée à une pratique méditative qui s’incarne dans une série de projets à long terme, s’articulant autour de ces oscillations et de ces altérations de la conscience.

Durant cette résidence au Centre SAGAMIE Massimo Guerrera travaillera sur la mise en forme d’un livre relié au projet Domus (Les résonances des plateformes). Il utilisera la métaphore du corps-maison pour parler des différents niveaux d’environnement, subtils et concrets, du corps et de l’esprit. Un dialogue vivant surgit alors entre l’oralité et les différentes formes d’écritures que ce soit les desseins ou les dessins d’observation des plateformes. Ce projet se penche sur la fluidité relationnelle des rencontres vécues dans nos environnements de vie et de travail. Assemblé comme une installation en processus et devenant une oeuvre à part entière, ce livre accumule les traces sensibles et les contemplations créatives. Dans ce contexte, il deviendra un carnet d’accompagnement. Domus sera étalé sur 10 ans (2017-2027).

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Massimo Guerrera uses various mediums, such as drawing, writing, sculpture, photography, installation and performance to work on the fertile space of the external encounter and inner movement, between shared presence and the solitude of the studio. This approach is focused on the sensorial fluctuations of our relations, those that govern what we let in and discard. Those of our body and mind, to come into contact with the other and our surroundings. Since 1991, his approach has been centred on the deep relations sustained by otherness and the phenomena that traverse us. He thus observes how our being is captured, nourished and absorbed by these events. These questionings have become a daily practice linked to a meditative practice that is embodied in a series of long term projects structured around these fluctuations and these alterations of consciousness.

During this residency at Centre SAGAMIE, Massimo Guerrera will put together a book project linked to Domus (Les résonances des plateformes). He will make use of the house-body metaphor to speak of the various levels of the body’s and mind’s subtle and concrete environments. A living dialogue thus emerges between spoken words and the different forms of writing, such as expressed in the observational drawings or designs of the platforms. This project focuses on the relational fluidity of encounters we experience in our life and work environments. Brought together as an installation in progress and becoming a work in its own right, this book gathers sensorial traces and creative contemplations. In this context, it will become a companion notebook. Domus will be spread over a 10 year period (2017-2027).

mercredi 22 mai 2019

Marie-Pier Meilleur



Marie-Pier Meilleur

Artiste en résidence / Artist in Residence

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Active dans le milieu des arts visuels et du cinéma documentaire, Marie-Pier Meilleur s’intéresse principalement à la prise de position et à la rhétorique qui l’accompagne. À quoi bon exprimer une simple réalité sans réfléchir au point de vue qui la présente ? L’enjeu n’est donc qu’un prétexte secondaire. Puisque l’intégrité artistique est compromise, l’ironie guette chacune de ses œuvres photographiques. Sensible et curieuse, elle a le désir d’initier des discussions ainsi que des rapprochements à partir de débats qui nous ont surtout divisé.e.s.

En plus de réaliser des visuels pour des institution culturelles, Marie-Pier Meilleur a eu le plaisir, au cours de la dernière année, de présenter son travail auprès des Rendez-vous Québec Cinéma, du centre culturel de l’Université de Sherbrooke, du centre d’arts actuels SKOL ainsi qu’au festival Vue sur la relève.

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An active player on the visual arts and documentary scenes, Marie-Pier Meilleur is mainly interested in political engagement and the rhetoric that accompanies it. What is the good of expressing a mere reality, if one does not reflect on the point of view of those presenting it? The issue is thus only a secondary pretext. Since artistic integrity is already compromised, irony lies in wait behind each of the photographic works. At once a sensitive and curious being, the artist seeks to start up interesting discussions and bring people together around debates that mainly polarize us these days.

In addition to the visuals she creates for cultural institutions, Marie-Pier Meilleur has had the pleasure, over the course of last year, of presenting her work at the Rendez-vous Québec Cinéma, the cultural centre of Université de Sherbrooke, the Centre d’arts actuels SKOL, as wells as at the festival Vue sur la relève.

mercredi 15 mai 2019

Natalie Birecki


Natalie Birecki

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

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Natalie Birecki est une artiste-pédagogue multidisciplinaire d’origine polonaise établie au Saguenay depuis 2013. Sa pratique artistique explore les dualités opposantes générées par ses dessins ironiques à l’encontre d’éléments folkloriques.

Natalie Birecki expose parfois un art dérangeant qui met en lumière des univers surréels. Dans la microédition, Calinsutra, l’artiste propose une esthétique naïve qui contredit les narrations mélancoliques ou sarcastiques, plongeant le spectateur dans une réflexion contemplative sur un onirisme sombre. Faisant écho à l’artisanat folklorique, les dessins, ornés de motifs répétitifs, illustrent des mises en scène de personnages qui baignent dans la marge où la frontière entre le réel et l’irréel se confondent. En juxtaposant son interprétation de l’art de câliner avec des narrations malaisantes, le Calinsutra incarne une fiction troublante. 

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Natalie Birecki is a multidisciplinary artist-educator of Polish origin, who has resided in Saguenay since 2013. Her artistic practice explores the conflicting dualities generated by her ironic drawings that draw on folkloric elements.

Natalie Birecki at times exhibits a disturbing art that foregrounds surreal worlds. In the micro-publication, Calinsutra, the artist proposes a naïve aesthetic that challenges melancholy or sarcastic narratives by immersing the viewer in a contemplative reflection about a dark dreaminess. Echoing folkloric crafts, her repetitive motif drawings illustrate the doings of characters who inhabit the liminal space where the border between the real and the unreal is blurred. In juxtaposing the artist’s interpretation of the art of cuddling with provocative narratives, the Calinsutra embodies a troubling fiction.

lundi 6 mai 2019

Caroline Mauxion


Caroline Mauxion

Artiste en résidence / Artist in Residence

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Caroline Mauxion parle de pratiquer une photographie plutôt que d'une pratique photographique. Elle cherche à exploiter autant la matérialité d'une image photographique que sa capacité de représentation. L'acte photographique est fait d'un contact à la fois tangible et non visible, d'une rencontre entre lumière et surface sensible. Ce passage de l'imperceptible au tangible, l'apparition de matière par contact, est un point récurrent dans son travail. Ses projets s'inspirent de micro-évènements et puisent souvent dans des œuvres littéraires. Elle aborde ses photographies comme une matière première qu'elle manipule et met en espace. Par des prises de vue in situ, des gestes à même l'image ou des impressions sur d'autres supports, elle déplace, transforme ou encore vide ses images.

Caroline Mauxion a finalisé sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l'UQAM en 2016 et fut lauréate du prix Sylvie et Simon Blais pour la relève en arts visuels en 2015. Elle compte plusieurs expositions individuelles à Montréal (Les Territoires, la Galerie de l'UQAM, Optica Centre d'art contemporain, la Galerie Simon Blais) et exposera à la Galerie B312 en 2019. Ses œuvres ont récemment intégré La collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec.

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Rather than engaging in the practice of the photographic image, Caroline Mauxion explains that her work consists of practicing the photographic image. She seeks to explore the photographic image at once in its materiality and its representational capacity. The photographic act is made up of both the tangible and non-visible, of an encounter between light with a sensitive surface. This passage from the imperceptible to the tangible, this appearance of the material by way of contact is a recurrent focus in her work. Her projects are inspired by micro-events and often draw on literary works. She approaches her photographs as a raw material that she manipulates and arranges in space. Through site-specific shots, direct interventions on the image or prints on other supports, she displaces, transforms or even empties her images.

Caroline Mauxion completed her MFA at UQAM in 2016 and she was the winner of the Sylvie and Simon Blais Award for emerging talent in the visual arts in 2015. She has held several solo exhibition in Montreal (Les Territoires, Galerie de l'UQAM, Optica Centre d'art contemporain, Galerie Simon Blais) and will exhibit at Galerie B312 in 2019. Her works were recently included in the Art Loan Collection of the Musée national des beaux-arts du Québec.

lundi 8 avril 2019

Michelle Bui



Michelle Bui

Artiste en résidence / Artist in Residence

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Michelle Bui amorce son travail par une appropriation singulière des codes de la publicité et de la nature morte. En exploitant le potentiel du médium photographique, elle souhaite renforcer la tension entre le vivant et l’inanimé, entre l’erratique et le fixe. Son travail suggère une dissonance formelle et référentielle entre des éléments industriels, artisanaux et organiques au moyen de mises en scène à la fois familières et insolites. En détournant les objets de leurs fonctions dominantes, Bui articule une sensualité parfois brute qui témoigne de l’absurdité qui teinte le quotidien. Matériaux et objets divers se voient donc assemblés sous forme photographique ou sculpturale de manière à séduire le spectateur, à le transporter vers un lieu légèrement décalé, subtilement pervers. Ce déplacement répond au désir de l’artiste de matérialiser des envies, d’en faire naitre par l’objet, de séduire par le viscéral et de confronter par la surface.

Son travail, au croisement de la sculpture et de la photographie, a été présenté dans Rêverie (Projet Pangée, 2017), Appareillage (Vu Photo, 2018), Playlist (Galerie Antoine Ertaskiran, 2018), Coetus Floreus (Galerie Nicolas Robert, 2018), Laboratoire Photo (Deux Poissons, 2019). En 2018, elle a présenté sa première exposition solo intitulée Pool of Plenty à la Galerie de l’UQAM. Elle prépare actuellement deux expositions solos qui auront lieux à la Parisian Laundry en avril 2019 ainsi qu’à Circa en mai 2019. Elle vit et travaille à Montréal.

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Michelle Bui begins her work through a singular appropriation of advertisement and still life codes. In exploiting the potential of the photographic medium, she seeks to reinforce the tension between the living and the inanimate, between the erratic and the fixed. By way of both familiar and unusual stagings, her work suggests a formal and referential dissonance between industrial artisanal and organic elements. In repurposing objects to other ends than their primary use. Bui gives shape to an occasionally raw sensuality that bears witness to the absurdity with which the everyday is tinged. Materials and various objects are thus assembled in photographic or sculptural form with the aim of seducing viewers and transporting them to a slightly off-beat and subtly perverse place. This displacement corresponds to the artist’s wish to materialize her desires, to arouse other desires via the object, to seduce through what is visceral and confront by way of the surface.

Intersecting sculpture and photography, her work has been presented in Rêverie (Projet Pangée, 2017), Appareillage (Vu Photo, 2018), Playlist (Galerie Antoine Ertaskiran, 2018), Coetus Floreus (Galerie Nicolas Robert, 2018), Laboratoire Photo (Deux Poissons, 2019). In 2018, she had her first solo exhibition, titled Pool of Plenty, Galerie de l’UQAM. She is currently preparing two solo exhibitions that will be shown at Parisian Laundry in April 2019 and at Circa in May, 2019. She lives and works in Montréal.