vendredi 6 septembre 2019

Vernissage — Territoires Sous-Jacents


Territoires sous-jacents

[ English Follows ]

Vernissage 12 septembre 2019 à 17h00


Le Centre SAGAMIE vous invite au vernissage de la résidence/exposition de Martin Beauregard et Randa Maroufi le jeudi 12 septembre prochain.

La résidence/exposition prend la forme d’un dialogue entre l’artiste canadien Martin Beauregard et l’artiste franco-marocaine Randa Maroufi. Chacun explore à sa manière la thématique du territoire dans une perspective à la fois artistique, anthropologique et politique.

Martin Beauregard interroge le phénomène migratoire et ses rapports à l’économie et l’écologie. L’installation vidéo L’Impossibilité d’une ile (2018) pose un regard sur la complexité de la crise migratoire dans sa relation aux échanges de données, l’évolution des marchés et les changements climatiques. Réalisé avec son équipe de recherche à l’Université en Abitibi-Témiscamingue, le projet intègre, comme outil, un programme informatique; celui-ci transforme les paysages et les créatures qui l’habitent sous l’influence de données financières et climatiques captées sur le web en temps réel. Il en résulte une forme de cinéma algorithmique prenant la forme d’un court métrage diffusé en boucle. La séquence emporte, dans un cycle de vie et de mort, la mémoire de migrants clandestins et une part de leur dessein.

Randa Maroufi s’intéresse à la mise en scène des corps dans l’espace public ou intime. Une démarche souvent politique, qui revendique l’ambiguïté pour questionner le statut des images et les limites de la représentation. Dans un hôtel de ville, le film Stand-by office (2017) nous présente des migrants venus de différents pays d’Afrique, représentés en cols blancs, qui s’affairent autour d’une immense maquette. L’atmosphère générale du film privilégie le calme, la quiétude. Un judicieux travail sur les raccords entre les séquences suspend le temps et met mal à l’aise le regardeur.

L’espace de la galerie servira de point de rencontre et d’échange entre les artistes, qui participeront en cours de résidence au développement d’une mise en espace expérimentale, et l’exploration de nouveaux territoires aux frontières de la création, de l’interculturalité et de l’interdisciplinarité.

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L’impossibilité d’une ile (2019)


Vidéo, son, 14 minutes
Une œuvre de Martin Beauregard
Avec la collaboration de Casey Côtes-Turpin, Huazhou Yang, Jean-Michel Laliberté, Matthieu Bazile, Patrick Gauvin, Viviane Chen, Yuanyuan Wang et Yuming Fan.

Stand-by Office (2017)


Vidéo, son, 13 minutes 20 secondes
En collaboration avec le groupe We Are Here, Amsterdam.
Avec le soutien de : Le Fresnoy, Culture Resource’s Production Awards Program, CBK Zuidoost, Cinelabs Romania, Studio aux cuves dorées.
Distribution : EYE FilmMuseum


Martin Beauregard — Biographie


Martin Beauregard est artiste et chercheur. Il a développé, depuis une dizaine d’années, un corpus d’œuvres interdisciplinaires à partir duquel il interroge le phénomène migratoire dans sa relation à l’écologie, les technologies et la culture numérique. Ses recherches-créations ont été présentées dans une quarantaine d’expositions, notamment au Musée d’art de Rouyn-Noranda, au Musée des beaux-arts de Montréal, au CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux, aux Rencontres internationales Paris-Berlin, à Location One de New York, à Ashahi Art Square de Tokyo. Il détient un doctorat en Arts et Sciences de l’art de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et un doctorat en Études et pratiques des Arts de l’Université du Québec à Montréal. Il est également professeur-chercheur-créateur, depuis 2014, à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.


Randa Maroufi — Biographie


Née en 1987 à Casablanca. Vit et travaille à Paris. Diplômée de l’Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, de l’École Supérieure des Beaux-Arts d’Angers (France) ainsi que du Fresnoy (France). Son travail, qui se traduit essentiellement à travers la photographie, la vidéo, l’installation, la performance et le son, a été présenté lors d’événements d’art contemporain et de cinéma majeurs tels que La Biennale de Marrakech en 2014, Les Rencontres de Bamako en 2015, le Festival international du film de Rotterdam en 2016, La Videonale Bonn en 2017, la Biennale de Sharjah au Liban en 2017, la Biennale de Dakar en 2018, la Biennale do Mercosul au Brésil en 2018, etc. Son film Le Park a reçu une vingtaine de prix et fait partie de la Collection Nationale du CNAP (Centre National des Arts Plastiques). En 2017-2018, Randa Maroufi a été membre artiste à la Casa de Velázquez, l’Académie de France à Madrid.


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Underlying Landscapes


The exhibition/residency is presented as a dialogue between the Canadian artist Martin Beauregard and the Franco-Moroccan artist Randa Maroufi. Each in his own way explores the theme of the landscape in a perspective that is at once artistic, anthropological and political.

Martin Beauregard examines the migratory phenomenon and its relations to the economy and ecology. The video installation L’Impossibilité d’une ile (2018) casts a critical look on the complexity of the migratory crisis as it pertains to data exchanges, market developments and climate change. Carried out with his research team at Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, the project includes a software program tool that transforms the landscapes and creatures inhabiting it on the basis of financial and climate data gathered in real time on the internet. The result is a short film shown in a loop; in a style that can be likened to a form of algorithmic cinema. The sequence carries viewers through a cycle of life and death, clandestine migrants' recollections and some of their aspirations. 

Randa Maroufi is interested in the display of bodies in public or private space, in what is often a political approach that mobilizes ambiguity to question the status of images and the limits of representation. Unfolding in a City Hall, the film Stand-by Office (2017) shows us migrants from various parts of Africa who are represented wearing white collar shirts as they engage with an immense scale model. The film's general atmosphere is conducive to a calm and contemplative state of mind, while a meticulous crafting of the link shots between sequences suspends time and triggers a discomfort in viewers. 

The gallery space will serve as a meeting point for encounters and discussions between the artists who will, over the course of the residency, partake in the setting up of a space to experiment and explore new territories at the boundary of creation, interculturalism and interdisciplinarity. 

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L’impossibilité d’une ile (2019)


Video, sound, 14 minutes
A work by Martin Beauregard
In collaboration with Casey Côtes-Turpin, Huazhou Yang, Jean-Michel Laliberté, Matthieu Bazile, Patrick Gauvin, Viviane Chen, Yuanyuan Wang and Yuming Fan.


Stand-by Office, 2017



Video, sound, 13’20’’
In collaboration with the group "We Are Here*", Amsterdam.
With the support of: Le Fresnoy, Culture Resource’s Production Awards Program, CBK Zuidoost, Cinelabs Romania, Studio aux cuves dorées.
Distribution : EYE FilmMuseum


Martin Beauregard — Biography


Martin Beauregard is an artist and a researcher. For over ten years he has put together a body of interdisciplinary works wherein he explores the migratory phenomenon it its relations to ecology, technology and digital culture. His research-creations have been presented in over forty exhibitions, notably at Musée d’art de Rouyn-Noranda, Montreal Museum of Fine Arts, CAPC Musée d’art contemporain de Bordeaux, Rencontres internationales Paris-Berlin, at Location One in New York and Ashahi Art Square in Tokyo. He holds a Ph.D. in Arts and Sciences of Fine Art from Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne and a doctorate in Practice-based Art Research from Université du Québec à Montréal. Since 2004, he has also been active as a professor-researcher-artist at Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue.


Randa Maroufi — Biography


Born in 1987 in Casablanca, Morocco. Lives and works in Paris. A graduate of Institut National des Beaux-Arts de Tétouan, École Supérieure des Beaux-Arts d’Angers (France) as well as Fresnoy (France). Randa Maroufi is interested in the display of bodies in public or private space. In an often political approach she mobilizes ambiguity to question the status of images and the limits of representation.  Her work, which is primarily expressed through photography, video, installation, performance and sound, has been presented in major contemporary art and film events such as: La Biennale de Marrakech in 2014, Les Rencontres de Bamako in 2015, Rotterdam International Film Festival in 2016, Videonale Bonn in 2017, Biennale de Sharjah au Liban in 2017, Biennale de Dakar in 2018, Biennale do Mercosul
 in Brazil in 2018, etc. Her film Le Park has received over twenty awards and is part of the CNAP (Centre National des Arts Plastiques) national collection. In 2017-2018, Randa Maroufi was an artist member at Casa de Velázquez - l’Académie de France in Madrid.

lundi 26 août 2019

Audrée Demers-Roberge


Audrée Demers-Roberge

Artiste en résidence / Artist in residence

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Il m’arrive de parler à une montagne, un cercle, un lichen, à un vers ou une prêle. Partant d’une exploration de mon propre rapport au monde ou plus précisément à l’environnement naturel, je transforme celui-ci progressivement et propose une attitude holistique de plus en plus radicale : celle d’une tentative de rapprochement avec des organismes naturels. J’affirme et expose progressivement qu’à travers les rapports entre les choses et leurs possibles, en tant que connecteurs, se révèle l’importance de la relation de l’humain avec l’environnement. Ma démarche est un manifeste pour notre besoin de reconnecter avec celui-ci. Ce qui m’intéresse ici est moins la forme apparemment objective du paysage, mais ce qui la motive et la dynamise.

Audrée Demers-Roberge vit à Québec, elle a complété en 2019 une maîtrise en arts visuels et un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’Université Laval avec une année d’étude en Finlande en 2011. Son déplacement continuel et instinctif entre les médiums crée une pratique fondamentalement diversifiée. Elle a lancé en 2019 avec Amélie Laurence Fortin le livre Roche, Plante, Mer, Bois édité par Vu Photo et réalisé en partie avec une bourse de Première Ovation. Elle a exposé en solo en 2018 dans l’Espace américain de Vu Photo (hors programmation) et fera un solo en 2020 à Espace )( Parenthèses (Québec). Ses œuvres ont été présentées en collectif entre autres en 2019 lors de Manif d’art 9 – La biennale de Québec, Si petit entre les étoiles, si grand contre le ciel, volet jeunes commissaires, au Magasin d’Arprim (Montréal), dans l’Espace européen de Vu Photo en 2017, à la Foire en art actuel (Québec) en 2014 et au Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul (Charlevoix) en 2012. Elle a réalisé des résidences dont Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli) en 2016 et sera en résidence à Le Château – Association Diagn’Art, à Saint-Louis au Sénégal en 2020.



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It sometimes happens that I speak to a mountain, a circle, a lichen, a worm or a horsetail. I proceed from an exploration of my own relationship to the world or more precisely to my natural environment, which I gradually transform while proposing an increasingly radical holistic attitude: consisting of an attempt to establish a closer contact with natural organisms. I am claiming and progressively exhibiting that the link between things and their inherent possibilities, viewed as connectors, can reveal the importance of humans' relationship to the environment. My approach is a manifesto for our need to reconnect with the environment. I am less interested here in the apparently objective form of the landscape than in what motivates and activates it.

Audrée Demers-Roberge lives in Quebec City, in 2019 she completed a MFA and a BFA (media arts) at Université Laval, which included one study year in Finland in 2011. Her ceaseless and instinctive movement back and forth between mediums results in a fundamentally diversified practice. In 2019, along with Amélie Laurence Fortin, she launched the book livre Roche, Plante, Mer, Bois published by Vu Photo, a publication that was in part made possible thanks to a Première Ovation grant. She had a solo exhibition in 2018 at Espace américain of Vu Photo (off programming) and has an upcoming solo exhibition in 2020 at Espace )( Parenthèses (Quebec City). Her works have been shown in group shows such as the 2019 Manif d’art 9 – La biennale de Québec, Si petit entre les étoiles, si grand contre le ciel, young curators section, at Magasin d’Arprim (Montréal), at Espace européen de Vu Photo in 2017, at Foire en art actuel (Quebec City) in 2014 and at Musée d'art contemporain de Baie-Saint-Paul (Charlevoix) in 2012. She has carried out residencies, among which Est-Nord-Est (Saint-Jean-Port-Joli) in 2016 and she will be the artist in residency at Le Château – Association Diagn’Art, in Saint-Louis, Senegal in 2020.

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mardi 20 août 2019

Clément de Gaulejac


Clément de Gaulejac

Artiste en résidence / Artist in residence

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Au Centre SAGAMIE, Clément de Gaulejac travaillera sur un nouveau corpus d'œuvres. Les maitres du monde sont des gens est un projet d'exposition (Galerie UQO, septembre 2019) traversé par une question qui revient comme un leitmotiv dans les discussions des groupes militants de gauche ou écologistes : pourquoi est-il plus facile d’imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme ? Question sur laquelle bute toute politique quand il s’agit d’envisager le monde de demain, mais dont ne s’embarrassent pas ceux que l’on appelle les « ultra-riches ». Les plus grandes fortunes du monde sont en effet persuadées que la catastrophe que tout le monde pressent est pour bientôt. Alors ils s’organisent, s'achètent des îles, se font creuser des abris tout en s’opposant à la réduction des inégalités sociales ou à la lutte aux changements climatiques. Le propos de ce nouvel ensemble de dessins est de saisir le caractère tragicomique de ce catastrophisme et de puiser aux sources de notre sidération collective devant le mythe de la fin du monde et tous les monstres qu’il active.

Clément de Gaulejac est artiste, auteur et illustrateur. Son travail d’artiste a été exposé à Vox, Centre de l’image contemporaine (Les Naufrageurs, 2015), à Axenéo7 (Monuments aux morts de la Liberté, 2015) ainsi qu’au Centre des arts actuels Skol (Motifs raisonnables, 2013). Aux éditions Le Quartanier, il a publié Les artistes (2017), Grande école (2012) ainsi que Le livre noir de l’art conceptuel (2011). Comme illustrateur, il collabore régulièrement avec des revues (Liberté, Vie des arts), des maisons d'édition (Lux, PUM, Écosociété, Nota Bene) et différents mouvements militants (Extinction Rebellion) ou politiques (Québec solidaire). En 2017, il a soutenu à l'UQAM une thèse de doctorat en Études et pratiques des arts intitulée Tu vois ce que je veux dire ? Illustrations, métaphores et autres images qui parlent. 


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At Centre SAGAMIE, Clément de Gaulejac will work on a new body of work: Les maitres du monde sont des gens, an exhibition project (Galerie UQO, September 2019) that addresses a question which reappears repeatedly in the discussions of left wing activists or ecologists: why is it easier to imagine the end of the world than the end of capitalism? Though this query is a stumbling block for any political action seeking a better future for the world, it apparently does not hinder those who are known as the "ultra rich." In fact, the world's wealthiest people are convinced that the catastrophe everyone is anticipating will happen soon. As a result, they are organizing, buying islands, have shelters dug, all the while resisting attempts to reduce social inequalities or the fight against climate change. The aim of this new set of drawings is to grasp the tragicomic character of this catastrophism and to explore the roots of our collective consternation before the end of the world myth and all the monsters that it summons.

Clément de Gaulejac is an artist, author and illustrator. His artistic work has been exhibited at Vox, Centre de l’image contemporaine (Les Naufrageurs, 2015), at Axenéo7 (Monuments aux morts de la Liberté, 2015) as well as at Centre des arts actuels Skol (Motifs raisonnables, 2013). He has written several books, among which Les artistes (2017), Grande école (2012) and Le livre noir de l’art conceptuel (2011), all published by Le Quartanier. As an illustrator, he regularly contributes to magazines (Liberté, Vie des arts), publishing houses (Lux, PUM, Écosociété, Nota Bene) and various activist movements (Extinction Rebellion) or political parties (Québec solidaire). In 2017, he defended a doctoral thesis in Art Practice and Research at UQAM titled Do You see What I Want to Say? Illustrations, Metaphors and Other Telling Images.


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mercredi 14 août 2019

Raphaëlle de Groot


Raphaëlle de Groot

Artiste en résidence / Artist in residence

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La recherche de Raphaëlle de Groot se fait au contact des réalités humaines. Elle porte son attention sur ce qui n’est pas visible de l’extérieur, mais participe de l’expérience du monde, le constituant de l’intérieur. Elle sonde l’envers des tissus sociaux — côtés cachés, oubliés, délaissés ou négligés —, se déplace et s’immerge dans des milieux de vie, de travail, dégageant des terrains de création à même ces expériences. Sa pratique artistique met l’accent sur le processus, la durée, la participation et la collaboration d’individus et de communautés dans la production de traces et de récits. En son cœur se trouve : la mobilité, la réciprocité, l’écoute, le geste et la collecte de données sous forme d’objets et de documents variés (dessins, photographies, vidéo, texte). La performance supporte ou accompagne en marge cette démarche lui permettant d’expérimenter des états d’attention et d’engagement.


Au Centre Sagamie, elle travaille sur un nouveau corpus d’oeuvres issu du projet Subsistances • Inniun pour lequel elle a séjourné en Minganie (Côte-Nord) de 2016 à 2017 ; ces oeuvres seront exposées prochainement à la Galerie Occurrence dans le cadre de MOMENTA Biennale de l’image à Montréal. Elle prépare également La grande marche des petites choses pour l’événement Nuit Blanche à Paris (octobre 2019). Raphaëlle de Groot vit et travaille entre Montréal et Orsigna, en Italie. Son travail est présenté sur la scène canadienne et internationale depuis une vingtaine d’années. Elle a reçu plusieurs distinctions dont le Prix Sobey pour les arts en 2012. 


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Raphaëlle de Groot's artistic research is guided by contact with human realities. She turns her attention to what is not visible from the outside, but which partakes in an experience of the world, which it shapes from the inside. She probes the reverse sides of the social fabric—the hidden, forgotten, abandoned or neglected ones—, she travels through and immerses herself in life and work environments in order to open creation spaces that are directly connected to these experiences. Her artistic practice highlights process, duration and the participation and collaboration of individuals from the community in the production of traces and narratives. Mobility, reciprocity, listening, gestures and data collection in the form of objects and various documents (drawings, photographs, video, text) are at the heart of her practice. On the side, performance supports or accompanies this approach and thus allows her to explore states of focused attention and commitment. 


At Centre Sagamie, she will focus on a new body of works that emerged from her project Subsistances • Inniun for which she stayed in Minganie (Côte-Nord) from 2016 to 2017; these works will soon be exhibited at Galerie Occurrence as part of MOMENTA Biennale de l’image in Montreal. She is also preparing La grande marche des petites choses for the Nuit Blanche event in Paris (October 2019). Raphaëlle de Groot lives and works between Montréal and Orsigna, in Italy. Her work has been present on the Canadian and international scene for over twenty years. She has received numerous distinctions, including the Sobey Art Award in 2012.


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vendredi 5 juillet 2019

Vacances d'été 2019



Le Centre SAGAMIE sera fermé du 6 juillet au 11 août 2019. Les courriels et commandes seront lus sporadiquement et traités à notre retour.

Bon été!

mardi 2 juillet 2019

Elmyna Bouchard


Elmyna Bouchard

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

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Elmyna Bouchard poursuit, depuis plus de 20 ans, une recherche qui privilégie l'art sur papier à travers laquelle elle développe de multiples approches faisant fréquemment appel aux principes de la gravure. Sa plus récente exposition s’inscrit dans une pratique plus large où elle crée un dialogue entre des œuvres faites de tissu et plusieurs formes d’arts imprimés, dont l’impression numérique. Cette présentation mettait en lumière les effets de porosité qu’entraîne un engagement professionnel en relation d’aide sur l’évolution de sa pratique. Elle travaille actuellement sur un nouveau projet qui s’intéresse aux pratiques éco responsables en art imprimé traditionnel.

Elle est née au Saguenay–Lac-Saint-Jean, Québec Canada. Formée en arts d'impression au Centre SAGAMIE d’Alma, elle s'établit à Montréal au début des années 1990, où en parallèle à sa propre démarche de graveur, elle agit de nouveau comme imprimeur. En 2003, elle reçoit le Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau, récompense remise à un artiste québécois de la relève ayant contribué de manière significative au domaine de l’estampe. Ses œuvres ont été acquises par plusieurs collections d’entreprises et institutions dont la collection du Musée national des beaux-arts du Québec, Alcan, Loto-Québec, ministère des Affaires étrangères et du Commerce international, Fairmont Le Reine Elizabeth, Banque de Montréal, Hydro-Québec, Télé-Québec, Bibliothèque Nationale du Québec, Banque Nationale. Elle a également déjà reçu plusieurs distinctions : Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières, Biennale de l’estampe, du dessin et du papier d’Alma en 2001 et de la 8th Great Canadian Printmaking Competition en 2002.

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For more than twenty years, Elmyna Bouchard has been pursuing research that highlights the printmaking arts. This process has led her to develop multiple approaches, which often draw on the principles of engraving. Her latest exhibition is part of a broader practice in which she creates a dialogue between works made out of fabrics and several forms of printmaking, such as digital printing. This presentation highlighted the porosity that a professional caregiving relationship commitment had on the development of her practice. She is currently working on a new project that explores eco-responsible practices in traditional printmaking arts.

Elmyna Bouchard was born in Saguenay–Lac-Saint-Jean, Québec Canada. She received training in the printmaking at Centre SAGAMIE in Alma. At the start of the 1990s she settled in Montreal, where alongside her own engraving practice, she again worked as a printmaker. In 2003, she received the Prix de la Fondation Monique et Robert Parizeau, which is awarded to a Quebec artist who has made an outstanding contribution to the printmaking field. Her works have been acquired by several corporate and institutional collections, such as the collections of the Musée national des beaux-arts du Québec, Alcan, Loto-Québec, Quebec Ministry of Foreign Affaires and International Trade, Hotel Fairmont The Queen Elizabeth, Banque de Montréal, Hydro-Québec, Télé-Québec, Bibliothèque Nationale du Québec, and Banque Nationale. She has also received several distinctions: Biennale internationale d’estampe contemporaine de Trois-Rivières, Biennale de l’estampe, du dessin et du papier d’Alma in 2001 and the 8th Great Canadian Printmaking Competition inn 2002.

lundi 17 juin 2019

Natascha Niederstrass


Natascha Niederstrass

Artiste en résidence / Artist in residence

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Mettant à profit la vidéo, la photographie et l’installation, le travail de Natascha Niederstrass s’inspire en particulier de l’histoire de l’art, de faits-divers, de la scène de crime et du cinéma d’horreur de façon à souligner l’ambiguïté des signes et des codes culturels acceptés comme des vérités qui s’avèrent trompeuses par rapport à une réalité qui bien souvent nous échappe.

Fascinée par les questions de narrativité, elle explore les possibilités offertes par les méthodes de reconstitution, opérant spécifiquement dans les marges entre les notions de vérité et de fiction. Niederstrass choisit souvent d’utiliser une esthétique forensique afin de transporter le spectateur dans l’exaltant processus de reconstitution d’une histoire, d’une scène, d’une action spéculative ou d’un événement exclu du « visible ».

Diplômée de l’Université Concordia à Montréal (BFA) et de l’Université York à Toronto (MFA), Natascha Niederstrass a présenté plusieurs expositions individuelles et collectives en galerie et centres d’artistes. Son plus récent travail a notamment été montré dans le cadre de la plus récente édition de MOMENTA - Biennale de l’image à Montréal et de la dernière programmation du centre CIRCA - Art actuel. Son travail fait parti des collections du Musée des beaux-arts de Montréal, de la Banque nationale du Canada et de la Ville de Longueuil.

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Natascha Niederstrass uses video, photography and installation to create work that interweaves art history, news items, crime scenes and horror films to highlight the ambiguity of signs and cultural codes that we accept as truths, even though they turn out to be deceptive in the face of a reality that escapes us.

Fascinated by narrative issues, she explores the possibilities offered by re-enactment methods, specifically those that blur the line between notions of truth and fiction. Niederstrass often makes use of a forensic aesthetic in order to guide viewers through the thrilling re-enactment process of a story, scene, speculative action or an event that has been excluded from the “visible”.

A graduate of Concordia University (BFA) in Montreal and York University (MFA) in Toronto Natascha Niederstrass has shown her work in several solo and group exhibitions in galleries and artist-run centres. Her most recent work was notably presented as part of the last MOMENTA Biennale de l’image edition in Montreal and the most recent programming of Centre – Art actuel. Her work is included in the collections of the Montreal Museum of Fine Arts, Banque nationale du Canada Circa and Ville de Longueuil.

mardi 11 juin 2019

Amy Thompson


Amy Thompson

Artiste en résidence / Artist in residence

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Amy Thompson est une artiste multidisciplinaire basée à Ottawa. Dans sa pratique de collage multimédia, elle remet en contexte des images des années 1940 et 50. Sa série en cours, Monument, est composée de collages abstraits agençant paysages obscurcis, espaces vides et formes géométriques. Avec leurs vastes panoramas et palettes en technicolor, ces œuvres évoquent une certaine grandeur cinématographique.

Dans son travail, Thompson met en tension la simplicité des images et leurs effets voulus. D’une part, en faisant valoir la dichotomie tangible-intangible et les espaces négatif et positif, elle réalise des œuvres qui animent, qui transportent, qui donnent à réfléchir. D’autre part, en explorant notre fort lien au paysage, Thompson souligne l’importance de protéger l’environnement, tout en préservant un espace intime de réflexion intérieure.

Amy Thompson a étudié les Beaux-Arts à l’Université York et à l’OCAD, d’où elle est diplômée avec mention, et lauréate de la bourse d’études David-L.-Stevenson. Attirée par le caractère immédiat et la puissance narrative qui leur sont propres, Thompson a commencé tôt dans son parcours à travailler avec les images réappropriées. Son travail explore la mémoire et le monde naturel par les moyens du dessin, de la peinture, et du collage. Elle a présenté des œuvres publiques à Ottawa et à Vancouver. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions à travers le Canada, les États-Unis et l’Europe, et figure dans plusieurs collections publiques et privées à Ottawa, Vancouver et Amsterdam.

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Amy Thompson is an Ottawa based mixed media artist. Her work focuses on re-contextualizing imagery from the 1940s and ‘50s through mixed media collage. Her ongoing series Monument is comprised of collage abstractions combining obscured landscapes with geometric shapes and voids. With their technicolor palettes and sweeping panoramas the images evoke a cinematic grandeur.

The simplicity of this works belies it's intentioned impact. By giving equal importance to the dichotomy of the tangible and intangible and to positive and negative space, she creates work that transports, exalts and becomes meditative. In exploring our connection to the landscape, she highlights the importance of not only protecting our environment, but also a way of preserving space for inner reflection.

Amy studied Fine Art at York University and graduated with Honours from the Ontario College of Art and Design, winning the David L Stevenson Scholarship. Early in her career she began working with appropriated images, drawn to their immediacy and narrative power. Her work explores themes of memory and the natural world through the mediums of drawing, painting and collage. She has created public artworks in Ottawa and Vancouver. Her artwork has been exhibited across Canada, the US and Europe and has been acquired by corporate and public art collections in Ottawa, Vancouver and Amsterdam.

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lundi 10 juin 2019

David Lafrance


David Lafrance

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

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L’univers iconographique de David Lafrance se déploie à travers la peinture et la sculpture, depuis près de 20 ans. Est conviées à travers le paysage une affluence de symboles issus de l’histoire et de la culture populaire activant une mémoire tantôt collective, tantôt personnelle à l’artiste. Ce répertoire figuratif en est venu, au fil des années, à distinguer le vocabulaire thématique et formel de Lafrance. Dans son nouveau corpus d’oeuvres, l’almanach réfère à une série de notes prises sur le temps qui passe, la température qui change ainsi que les jours fastes et néfastes. Ce répertoire articule un univers fragmenté de plusieurs signes et symboles touchant le paysage et la nature. C’est avec de nouvelles stratégies narratives que ce travail tente de respecter des règles en lien avec l’imaginaire et les concepts de fabrication de l’artiste.

David Lafrance est candidat à la maîtrise à l’Université Concordia. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions et biennales au Canada, aux États-Unis et en France. Parmi ses expositions individuelles récentes, soulignons celles à la Galerie Hugues Charbonneau (2018); à l’Œil de Poisson (2014), Québec; et au Musée régional de Rimouski (2012). Récemment, il a pris part à différentes expositions collectives, notamment, au Musée d’art contemporain des Laurentides (2018), au Musée des beaux-arts de Montréal (2015). Ses œuvres sont présentes dans plusieurs collections privées et publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec (CPOA), de la Bibliothèque nationale du Québec, de la Galerie Leonard et Bina Ellen, Montréal, de Lotto Québec, Hydro-Québec et du Mouvement Desjardins. David Lafrance est représenté par la Galerie Hugues Charbonneau à Montréal. Il vit et travaille à Montréal.

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For close to 20 years, David Lafrance’s iconographic world has unfolded through painting and sculpture. Landscape depiction here welcomes an affluence of symbols from history and popular culture to activate a memory that is at times collective, and at others linked to the artist’s personal experience. Over the years, this figurative repertory has decisively defined Lafrance’s thematic and formal vocabulary. In his new body of works, the almanac refers to a series of notes taken about the passage of time, the changing temperature, as well as auspicious and inauspicious days. This repertory is structured around a fragmented world of several signs and symbols that reference landscape and nature. It is through new narrative strategies that this work seeks to respect rules that are linked to the artist’s imagination and creation concepts.

David Lafrance is an MFA candidate at Concordia University. His work has been shown in many exhibitions and biennales in Canada, the US and in France. Among his latest solo exhibitions the most noteworthy ones were at: Galerie Hugues Charbonneau (2018); l’Œil de Poisson (2014), Québec; and the Musée régional de Rimouski (2012). He recently participated in several group expositions, notably at Musée d’art Contemporain des Laurentides (2018) ad Montreal Museum of Fine Arts (2015). His works are part of several private and public exhibitions, including those of the Musée national des beaux-arts du Québec (CPOA), the Bibliothèque nationale du Québec, the Leonard and Bina Ellen Gallery, Montréal, Lotto Québec, Hydro-Québec and Mouvement Desjardins. David Lafrance is represented by Galerie Hugues Charbonneau of Montreal. He lives and works in Montreal.

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lundi 3 juin 2019

Massimo Guerrera


Massimo Guerrera

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

[ English Follows ]

Massimo Guerrera utilise différents médiums, tels le dessin, l’écriture, la sculpture, la photographie, l’installation et la performance pour travailler sur l’espace fertile de la rencontre et du déplacement intérieur, entre la présence partagée et la solitude d’atelier. C’est une démarche qui porte sur les oscillations sensibles de nos relations, celles qui régissent nos ouvertures et nos fermetures. Celles de notre corps et de notre esprit, pour entrer en lien avec l’autre et nos environnements. Sa démarche s’articule depuis 1991 autour de ces rapports profonds qu’entretiennent l’altérité et les phénomènes qui nous traversent. Observant ainsi de quelle manière notre être est capturé, nourri et absorbé par ces évènements. Ces questionnements sont devenus une pratique quotidienne, reliée à une pratique méditative qui s’incarne dans une série de projets à long terme, s’articulant autour de ces oscillations et de ces altérations de la conscience.

Durant cette résidence au Centre SAGAMIE Massimo Guerrera travaillera sur la mise en forme d’un livre relié au projet Domus (Les résonances des plateformes). Il utilisera la métaphore du corps-maison pour parler des différents niveaux d’environnement, subtils et concrets, du corps et de l’esprit. Un dialogue vivant surgit alors entre l’oralité et les différentes formes d’écritures que ce soit les desseins ou les dessins d’observation des plateformes. Ce projet se penche sur la fluidité relationnelle des rencontres vécues dans nos environnements de vie et de travail. Assemblé comme une installation en processus et devenant une oeuvre à part entière, ce livre accumule les traces sensibles et les contemplations créatives. Dans ce contexte, il deviendra un carnet d’accompagnement. Domus sera étalé sur 10 ans (2017-2027).

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Massimo Guerrera uses various mediums, such as drawing, writing, sculpture, photography, installation and performance to work on the fertile space of the external encounter and inner movement, between shared presence and the solitude of the studio. This approach is focused on the sensorial fluctuations of our relations, those that govern what we let in and discard. Those of our body and mind, to come into contact with the other and our surroundings. Since 1991, his approach has been centred on the deep relations sustained by otherness and the phenomena that traverse us. He thus observes how our being is captured, nourished and absorbed by these events. These questionings have become a daily practice linked to a meditative practice that is embodied in a series of long term projects structured around these fluctuations and these alterations of consciousness.

During this residency at Centre SAGAMIE, Massimo Guerrera will put together a book project linked to Domus (Les résonances des plateformes). He will make use of the house-body metaphor to speak of the various levels of the body’s and mind’s subtle and concrete environments. A living dialogue thus emerges between spoken words and the different forms of writing, such as expressed in the observational drawings or designs of the platforms. This project focuses on the relational fluidity of encounters we experience in our life and work environments. Brought together as an installation in progress and becoming a work in its own right, this book gathers sensorial traces and creative contemplations. In this context, it will become a companion notebook. Domus will be spread over a 10 year period (2017-2027).

mercredi 22 mai 2019

Marie-Pier Meilleur



Marie-Pier Meilleur

Artiste en résidence / Artist in Residence

[ English Follows ]

Active dans le milieu des arts visuels et du cinéma documentaire, Marie-Pier Meilleur s’intéresse principalement à la prise de position et à la rhétorique qui l’accompagne. À quoi bon exprimer une simple réalité sans réfléchir au point de vue qui la présente ? L’enjeu n’est donc qu’un prétexte secondaire. Puisque l’intégrité artistique est compromise, l’ironie guette chacune de ses œuvres photographiques. Sensible et curieuse, elle a le désir d’initier des discussions ainsi que des rapprochements à partir de débats qui nous ont surtout divisé.e.s.

En plus de réaliser des visuels pour des institution culturelles, Marie-Pier Meilleur a eu le plaisir, au cours de la dernière année, de présenter son travail auprès des Rendez-vous Québec Cinéma, du centre culturel de l’Université de Sherbrooke, du centre d’arts actuels SKOL ainsi qu’au festival Vue sur la relève.

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An active player on the visual arts and documentary scenes, Marie-Pier Meilleur is mainly interested in political engagement and the rhetoric that accompanies it. What is the good of expressing a mere reality, if one does not reflect on the point of view of those presenting it? The issue is thus only a secondary pretext. Since artistic integrity is already compromised, irony lies in wait behind each of the photographic works. At once a sensitive and curious being, the artist seeks to start up interesting discussions and bring people together around debates that mainly polarize us these days.

In addition to the visuals she creates for cultural institutions, Marie-Pier Meilleur has had the pleasure, over the course of last year, of presenting her work at the Rendez-vous Québec Cinéma, the cultural centre of Université de Sherbrooke, the Centre d’arts actuels SKOL, as wells as at the festival Vue sur la relève.

mercredi 15 mai 2019

Natalie Birecki


Natalie Birecki

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

[ English Follows ]

Natalie Birecki est une artiste-pédagogue multidisciplinaire d’origine polonaise établie au Saguenay depuis 2013. Sa pratique artistique explore les dualités opposantes générées par ses dessins ironiques à l’encontre d’éléments folkloriques.

Natalie Birecki expose parfois un art dérangeant qui met en lumière des univers surréels. Dans la microédition, Calinsutra, l’artiste propose une esthétique naïve qui contredit les narrations mélancoliques ou sarcastiques, plongeant le spectateur dans une réflexion contemplative sur un onirisme sombre. Faisant écho à l’artisanat folklorique, les dessins, ornés de motifs répétitifs, illustrent des mises en scène de personnages qui baignent dans la marge où la frontière entre le réel et l’irréel se confondent. En juxtaposant son interprétation de l’art de câliner avec des narrations malaisantes, le Calinsutra incarne une fiction troublante. 

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Natalie Birecki is a multidisciplinary artist-educator of Polish origin, who has resided in Saguenay since 2013. Her artistic practice explores the conflicting dualities generated by her ironic drawings that draw on folkloric elements.

Natalie Birecki at times exhibits a disturbing art that foregrounds surreal worlds. In the micro-publication, Calinsutra, the artist proposes a naïve aesthetic that challenges melancholy or sarcastic narratives by immersing the viewer in a contemplative reflection about a dark dreaminess. Echoing folkloric crafts, her repetitive motif drawings illustrate the doings of characters who inhabit the liminal space where the border between the real and the unreal is blurred. In juxtaposing the artist’s interpretation of the art of cuddling with provocative narratives, the Calinsutra embodies a troubling fiction.

lundi 6 mai 2019

Caroline Mauxion


Caroline Mauxion

Artiste en résidence / Artist in Residence

[ English Follows ]


Caroline Mauxion parle de pratiquer une photographie plutôt que d'une pratique photographique. Elle cherche à exploiter autant la matérialité d'une image photographique que sa capacité de représentation. L'acte photographique est fait d'un contact à la fois tangible et non visible, d'une rencontre entre lumière et surface sensible. Ce passage de l'imperceptible au tangible, l'apparition de matière par contact, est un point récurrent dans son travail. Ses projets s'inspirent de micro-évènements et puisent souvent dans des œuvres littéraires. Elle aborde ses photographies comme une matière première qu'elle manipule et met en espace. Par des prises de vue in situ, des gestes à même l'image ou des impressions sur d'autres supports, elle déplace, transforme ou encore vide ses images.

Caroline Mauxion a finalisé sa maîtrise en arts visuels et médiatiques à l'UQAM en 2016 et fut lauréate du prix Sylvie et Simon Blais pour la relève en arts visuels en 2015. Elle compte plusieurs expositions individuelles à Montréal (Les Territoires, la Galerie de l'UQAM, Optica Centre d'art contemporain, la Galerie Simon Blais) et exposera à la Galerie B312 en 2019. Ses œuvres ont récemment intégré La collection Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec.

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Rather than engaging in the practice of the photographic image, Caroline Mauxion explains that her work consists of practicing the photographic image. She seeks to explore the photographic image at once in its materiality and its representational capacity. The photographic act is made up of both the tangible and non-visible, of an encounter between light with a sensitive surface. This passage from the imperceptible to the tangible, this appearance of the material by way of contact is a recurrent focus in her work. Her projects are inspired by micro-events and often draw on literary works. She approaches her photographs as a raw material that she manipulates and arranges in space. Through site-specific shots, direct interventions on the image or prints on other supports, she displaces, transforms or even empties her images.

Caroline Mauxion completed her MFA at UQAM in 2016 and she was the winner of the Sylvie and Simon Blais Award for emerging talent in the visual arts in 2015. She has held several solo exhibition in Montreal (Les Territoires, Galerie de l'UQAM, Optica Centre d'art contemporain, Galerie Simon Blais) and will exhibit at Galerie B312 in 2019. Her works were recently included in the Art Loan Collection of the Musée national des beaux-arts du Québec.

lundi 8 avril 2019

Michelle Bui



Michelle Bui

Artiste en résidence / Artist in Residence

[ English Follows ]


Michelle Bui amorce son travail par une appropriation singulière des codes de la publicité et de la nature morte. En exploitant le potentiel du médium photographique, elle souhaite renforcer la tension entre le vivant et l’inanimé, entre l’erratique et le fixe. Son travail suggère une dissonance formelle et référentielle entre des éléments industriels, artisanaux et organiques au moyen de mises en scène à la fois familières et insolites. En détournant les objets de leurs fonctions dominantes, Bui articule une sensualité parfois brute qui témoigne de l’absurdité qui teinte le quotidien. Matériaux et objets divers se voient donc assemblés sous forme photographique ou sculpturale de manière à séduire le spectateur, à le transporter vers un lieu légèrement décalé, subtilement pervers. Ce déplacement répond au désir de l’artiste de matérialiser des envies, d’en faire naitre par l’objet, de séduire par le viscéral et de confronter par la surface.

Son travail, au croisement de la sculpture et de la photographie, a été présenté dans Rêverie (Projet Pangée, 2017), Appareillage (Vu Photo, 2018), Playlist (Galerie Antoine Ertaskiran, 2018), Coetus Floreus (Galerie Nicolas Robert, 2018), Laboratoire Photo (Deux Poissons, 2019). En 2018, elle a présenté sa première exposition solo intitulée Pool of Plenty à la Galerie de l’UQAM. Elle prépare actuellement deux expositions solos qui auront lieux à la Parisian Laundry en avril 2019 ainsi qu’à Circa en mai 2019. Elle vit et travaille à Montréal.

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Michelle Bui begins her work through a singular appropriation of advertisement and still life codes. In exploiting the potential of the photographic medium, she seeks to reinforce the tension between the living and the inanimate, between the erratic and the fixed. By way of both familiar and unusual stagings, her work suggests a formal and referential dissonance between industrial artisanal and organic elements. In repurposing objects to other ends than their primary use. Bui gives shape to an occasionally raw sensuality that bears witness to the absurdity with which the everyday is tinged. Materials and various objects are thus assembled in photographic or sculptural form with the aim of seducing viewers and transporting them to a slightly off-beat and subtly perverse place. This displacement corresponds to the artist’s wish to materialize her desires, to arouse other desires via the object, to seduce through what is visceral and confront by way of the surface.

Intersecting sculpture and photography, her work has been presented in Rêverie (Projet Pangée, 2017), Appareillage (Vu Photo, 2018), Playlist (Galerie Antoine Ertaskiran, 2018), Coetus Floreus (Galerie Nicolas Robert, 2018), Laboratoire Photo (Deux Poissons, 2019). In 2018, she had her first solo exhibition, titled Pool of Plenty, Galerie de l’UQAM. She is currently preparing two solo exhibitions that will be shown at Parisian Laundry in April 2019 and at Circa in May, 2019. She lives and works in Montréal.

jeudi 28 mars 2019

Emmanuel Galland



Emmanuel Galland

Artiste en résidence / Artist in Residence

[ English Follows ]

Emmanuel Galland a une pratique d’artiste et de commissaire qu’il fusionne parfois. Parmi ses projets, nommons PEUT MIEUX FAIRE avec comme matériau de base les fameux Cahiers d’exercices Canada produits par la compagnie Hilroy. L’exposition s’est traduite de façon évolutive et a été incarnée par onze diffuseurs au Québec sur une période de neuf ans. Depuis 2017, Galland développe un cycle d’expositions intitulé STATUER. Les figures du socle. La nouvelle itération – Partie IV – sera présentée à l’été 2019 au Centre d’exposition de l’Université de Montréal. En 2019-2020, Galland est commissaire en résidence au LOBE à Ville de Saguenay où il invite artistes, créateur-rice-s, auteur-e-s et communautés autour de l’artiste Jean-Jules Soucy.

Galland se déclare enfant des centres d’artistes pour y être fortement impliqué depuis les années 90 (Centre CLARK). Son premier passage au Saguenay – Lac-Saint-Jean était en 1997 à Langage Plus; ont suivi : le Centre SAGAMIE, Séquence, Le Lobe (2008), Centre national d’exposition et Centre Bang. Administrateur d’OSBL, juré, formateur, consultant, médiateur culturel, relationniste, coach, « plume » : ses engagements l’éloignent de sa pratique artistique. L’artiste Emmanuel Galland se fait rare. Grâce à la résidence de production au Centre SAGAMIE suivie d’une exposition en mai prochain au Centre des arts et de la culture de Chicoutimi, il partagera L’HOMME-SANDWICH et DE LAFONTAINE À RACINE, EN PASSANT PAR BOSSÉ ET TALBOT.

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Emmanuel Galland has a practice as an artist and curator, two functions he sometimes combines. Among his projects, one can highlight PEUT MIEUX FAIRE that uses the well-known Hilroy Canada Exercise Notebooks as a raw material. The exhibition unfolded in an ongoing and cumulative manner and was relayed by eleven disseminators in Quebec, over a nine-year period. Since 2017, Galland has been developing an exhibition cycle titled STATUER. Les figures du socle. The latest embodiment—Partie IV—will be presented in the summer of 2019 at the Centre d’exposition at Université de Montréal. In 2019-2020, Galland will be the curator in residency at LOBE in Ville de Saguenay, where he will invite artists, creators, writers and communities to focus on the artist Jean-Jules Soucy.

Due to his deep involvement in artist-run centres since the 90s (Centre CLARK), Galland proclaims himself to be an offspring of theirs. His first visit to Saguenay – Lac-Saint-Jean was in 1997 at Langage Plus; this was followed by: le Centre SAGAMIE, Séquence, Le Lobe (2008), Centre national d’exposition and Centre Bang. As an administrator of not-for-profit organizations, juror, instructor, consultant, cultural outreach worker, publicist, coach and “writer for hire” his commitments have distanced him from his artistic practice. The artist Emmanuel Galland has thus been hard to spot. Thanks to this production residency at Centre SAGAMIE followed by an exhibition at Centre des arts et de la culture de Chicoutimi, during which he will display L’HOMME-SANDWICH and DE LAFONTAINE À RACINE, EN PASSANT PAR BOSSÉ ET TALBOT.

lundi 25 mars 2019

Découpe numérique (CNC) et impression 3D avec Yves Tremblay

Programme Interface


Le Centre SAGAMIE et L’Unité médialab de Ville d’Alma présentent

 

Découpe numérique (CNC) et impression 3D; sculptures et installations avec l'artiste invité Yves Tremblay


Mercredi 27 mars 2019 à 13h30
à L’Unité Médialab, 52 St-Joseph, Alma
(derrière l’église St-Joseph au centre-ville d’Alma)



Dans sa pratique, Yves Tremblay utilise le numérique pour la création d’installations ayant certaines spécificités sculpturales. Ses œuvres proposent une réflexion sur l’identité territoriale sous la forme de parcours et d’itinéraires. D’une part, il intègre la conception assistée avec un logiciel 3D pour des installations purement virtuelles, visibles en animation vidéo ainsi que des scènes présentées sous forme d’impressions numériques grand format. D’autre part, ses récentes productions utilisent la découpe numérique (CNC) et l’impression numérique 3D pour transcrire ces notions de parcours en interfaces de simulations et de modélisation dans l’optique d’un déploiement réel dans un espace d’exposition.

Le programme Interface développé par le Centre SAGAMIE en partenariat avec L’Unité médialab de Ville d’Alma vise la rencontre entre le public et les artistes en art actuel qui utilisent des outils numériques de création dans le développement de leurs œuvres.

Les activités du programme Interface sont ouvertes à tous et sont en même temps développées en ciblant la communauté artistique régionale ainsi que la clientèle étudiante du département d’Arts visuels et numériques du collège d’Alma, notre partenaire dans ce projet.





Cette activité est offerte gratuitement.

L’activité est ouverte à tous, tout en étant ciblées pour les clientèles adultes

Durée : 1h30



Pour plus d’informations :

Nicholas Pitre
Directeur général et codirecteur artistique
Centre SAGAMIE
418-662-7280

Delphine Hourdequin
Médiatrice en technologie numérique, Ville d'Alma
(418) 669-5001 poste 5602



Le programme Interface est rendu possible grâce au soutien financier du Ministère de la Culture et des Communications du Québec dans le cadre de l’initiative DU NUMÉRIQUE EN CULTURE et du projet de Co-laboratoire numérique de création développé par le Centre SAGAMIE.

jeudi 21 mars 2019

Exposition — Géographies Périphériques



Géographies Périphériques

[ English follows ]

Exposition de groupe au Centre SAGAMIE
Vernissage : vendredi 22 mars à 17 h
Dans le cadre du programme d’échange Résidences Inter-Centres
L’exposition se poursuivra jusqu’au 21 juin 2019

Artistes participants


Cindy Dumais, Saguenay
Maryse Goudreau, Escuminac
Mariane Tremblay, Saguenay
Amélie Laurence Fortin, Lévis
Étienne Boulanger, Alma
Julie Caissie, Dieppe
Paolo Almario, Saguenay
Pierre Durette, Causapscal
Laurie Girard, Saguenay
Geneviève Thibault, Matane
Bruno Marceau, Saguenay
Christian Leduc, Rouyn-Noranda

Centres d’artistes partenaires


Vaste et Vague, Carleton-sur-Mer
Est-Nord-Est, Saint-Jean-Port-Joli
AdMare, Îles-de-la-Madeleine
Caravansérail, Rimouski
Espace F, Matane
L'Écart, Rouyn-Noranda
Centre SAGAMIE, Alma

L’exposition Géographies Périphériques regroupe les œuvres des 12 artistes participants au programme d’échange Résidences Inter-Centres initié par le Centre SAGAMIE. Les 7 centres d'artistes partenaires ont en commun leur situation géographique en périphérie des grands centres urbains et les artistes sélectionnés ont fait le choix de développer leur pratique en région.

Le projet Résidences Inter-Centres permet donc de faire rayonner, sur l’ensemble du territoire québécois, la recherche de ces artistes en favorisant la mobilité et le partage d’expertise, en les soutenant techniquement et en diffusant leur travail. Ce programme interrégional d’échanges entre le Centre SAGAMIE et six centres coproducteurs permet aussi le développement de partenariats structurants en favorisant la communication et le partage entre ces centres d’artistes.

* Le vernissage de cette exposition fait partie de la programmation de la flashe fête organisée par IQ L’Atelier. www.flashefete.com


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Peripheral Geographies


Group exhibition at Centre SAGAMIE
Opening: Friday, March 22 at 5 PM
Presented as part of the Inter-Centres Residencies exchange project
The exhibition will run until June 21, 2019

Participating artists


Cindy Dumais, Saguenay
Maryse Goudreau, Escuminac
Mariane Tremblay, Saguenay
Amélie Laurence Fortin, Lévis
Étienne Boulanger, Alma
Julie Caissie, Dieppe
Paolo Almario, Saguenay
Pierre Durette, Causapscal
Laurie Girard, Saguenay
Geneviève Thibault, Matane
Bruno Marceau, Saguenay
Christian Leduc, Rouyn-Noranda

Partnering artist centres


Vaste et Vague, Carleton-sur-Mer
Est-Nord-Est, Saint-Jean-Port-Joli
AdMare, Îles-de-la-Madeleine
Caravansérail, Rimouski
Espace F, Matane
L'Écart, Rouyn-Noranda
Centre SAGAMIE, Alma

The exhibition Peripheral Geographies brings together the works of the 12 artists who are participating in the Inter-Centres Residencies exchange program initiated by Centre SAGAMIE. The 7 partner artist-run centres share the geographical situation of being located at the periphery of large urban centres, and the selected artists made the choice of pursuing their practice in a regional context. 

The Inter-Centres Residencies project fosters the visibility of these artists’ practices throughout Quebec by promoting mobility and a sharing of expertise, in addition it supports them technically and disseminates their work. This interregional exchange program between Centre SAGAMIE and six co-producing centres also makes it possible to develop structuring partnerships by encouraging communication and sharing between the participating artist-run centres.

* The opening of this exhibition is part of the flashe fête programming organized by IQ L’Atelier. www.flashefete.com

mardi 12 mars 2019

Steve Leroux


Steve Leroux
Artiste en résidence | Artist in Residence

[English follows]

Le travail de Steve Leroux s’articule autour de thématiques qui émergent de son rapport au quotidien et à son environnement. Il affectionne particulièrement une pratique empruntée à la photographie documentaire – intimiste, libre et spontanée – qui lui permet d’explorer différentes avenues. Principalement élaborées sous la forme de série photographique, ses associations d’images suggèrent de nouvelles manières d’appréhender la notion de temps et d’espace. Son intérêt pour la matière photographique l’amène à sonder les limites de l’image en explorant différents modes de captation et en questionnant l’esthétisme s’y rattachant. Depuis l’avènement de l’image numérique dans les années 1990, il réfléchit et questionne la notion de perception de la réalité, les détournements qu’elle rend possibles, ainsi que son influence sur l’acte photographique.

Après des études en photographie au Cégep de Matane, Steve Leroux obtient un baccalauréat en beaux-arts (photographie) de l'université Concordia. Rapidement impliqué dans le milieu des centres d’artistes, il acquiert une expérience enrichissante autant comme artiste que travailleur culturel. Actif depuis plus de 20 ans, son travail a été présenté dans plusieurs lieux de diffusion (VOX, VU, Maison de la culture Frontenac, Musée d’art contemporain des Laurentides, Musée régional de Rimouski…). Boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec à plusieurs reprises, il réalise également, depuis 2008, des projets d’intégration d’œuvres d’art à l’architecture. Installé dans le Bas-Saint-Laurent depuis une quinzaine d’années, il a contribué à la mise en œuvre du Centre d’artistes Caravansérail et enseigne les arts visuels au Cégep de Rimouski.

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His interest in photographic material has led him to investigate the limits of photography by experimenting with various image recording modes to question the aestheticism that accompanies them. He is particularly fond of a practice borrowed from documentary photography—intimate, free and spontaneous—that allows him to explore various avenues. Presented mainly under the guise of photographic series, his image associations suggest new ways of grasping the notion of time and space. Since the emergence of the digital image in the 1990s, he has examined its impact on the perception of reality, the repurposing that it makes possible and its influence on photographic activity.

After studies in photography at Cégep de Matane, Steve Leroux received a BFA (photography) at Concordia University. He quickly became involved the artist-run centre milieu, which provided him with an enriching experience both as an artist and cultural worker. He is an active contributor to the art scene whose work has been presented in several dissemination spaces (VOX, VU, Maison de la culture Frontenac, Musée d’art contemporain des Laurentides, Musée régional de Rimouski, etc.). He has received several grants from Conseil des arts et des lettres du Québec, and has also, since 2008), carried out projects that incorporate art works into architecture. A resident of the Bas-Saint-Laurent for over fifteen years, he contributed to the establishment of the Centre d’artistes Caravansérail, in addition to teaching fine art at the Cégep de Rimouski.

mardi 5 mars 2019

Sébastien Worsnip




Sébastien Worsnip
Artiste en résidence | Artist in Residence

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La pratique picturale abstraite de Sébastien Worsnip découle en grande partie du collage. Les esquisses initiales étant continuellement recoupées, recombinées et manipulées numériquement afin de créer le tableau final. Ses plus récentes séries de peintures continuent une recherche du moment instantané, souvent explosif, fixant l’instant où tout est bousculé pour observer le moment de changement. Les tableaux sont construits de couches successives qui contrastent les couleurs saturées et neutres, souvent appliquées au pochoir : à la manière de bas-relief, chacune d’elles entre en interaction avec celle qui la précède et révèle les traces que ces transformations laissent.

Originaire de Montréal Sébastien Worsnip est diplômé en arts visuels de l’Université NSCAD. Il expose au Canada et à l’étranger depuis 1995, entre autres avec la Galerie Joyce Yahouda à Montréal. Il a participé à plusieurs résidences d’artistes, à Québec, en France et en Suède. Ces œuvres font partie de nombreuses collections privées et publiques, incluant Loto-Québec et le Musée national des beaux-arts du Québec. Il est représenté par la galerie Michel Guimont à Québec. Il est professeur d’arts plastiques au Cégep Jean-de-Brébeuf.

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Sébastien Worsnip’s abstract pictorial practice is greatly influenced by collage. His initial sketches are continually recut, recombined and digitally manipulated as he works towards the final painting. His most recent series of paintings come from an exploration of instantaneous, and sometimes explosive, moments of chaos. Worsnip’s paintings attempt to distill and bring stillness to these moving elements in order to allow the viewer to observe a state of transformation. Using a construction of painted and stenciled layers that contrast heavily saturated and neutral colours, the successive levels of Worsnip’s surfaces interact to reveal the passages of time and movement.

Sébastien Worsnip is Montreal-based visual artist who studied Visual Art at NSCAD University and Industrial Design at University of Montreal. For over 20 years, his work has been exhibited in Canada and abroad including several exhibitions at Joyce Yahouda Gallery in Montreal. His most recent solo show was at Outremont Art Gallery in 2018. Worsnip has participated in artist residences in Quebec, France and Sweden. His work is part of many private and public collections including Loto-Québec et le Musée national des beaux-arts du Québec. He is represented by the Michel Guimont Gallery in Québec. Sébastien Worsnip ran The Atomic Garage for fifteen years, a company specializing in models, props and art direction for film and television. Since 2012, he has been a professor of visual arts and design at Cégep Jean-de-Brébeuf in Montréal.

lundi 25 février 2019

Véronique Lévesque-Pelletier



Véronique Lévesque-Pelletier
Artiste en résidence | Artist in Residence

[English follows]


Par un dessin méticuleux, je m’intéresse aux différentes représentations du corps nu observées quotidiennement. Je travaille à partir d’images de références tirées de sites internet, de sites pornographiques ou de photos personnelles dont je trace les silhouettes. Je les superpose ensuite sans avoir recours aux outils numériques. Les tracés ainsi accumulés sur la feuille délimitent les espaces à partir desquels je travaille pour révéler les relations entre les éléments que j’assemble. L’application méditative que me demande le dessin d’observation m’amène à réfléchir à son contraste avec le traitement médiatique actuel du corps : reproduire en dessin un corps est-il suffisant pour le soustraire à sa référence pornographique? Je répète les gestes de l’industrie pornographique en découpant et en grossissant l’image, en dessinant par dessus à la recherche du résultat opposé, c’est à dire en dirigeant le focus sur un plaisir partagé. En dessinant toutes ces chairs, je cherche à la fois à dépouiller la peau de son caractère érotique, à participer à la construction d’un réalisme séduisant et à rendre visibles ses différentes déclinaisons moins exposées : les peaux mûres, poilues, marquées, capitonnées.

Originaire de Rimouski, Véronique Lévesque-Pelletier vit et travaille à Montréal. Diplômée de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, sa pratique du dessin traite principalement du sujet féminin. Impliquée dans les centres d’artistes comme membre et travailleuse culturelle, les œuvres de Lévesque-Pelletier ont été diffusées lors d’expositions collectives. Son travail fait partie de collections privées et ses dessins ont été publiés notamment dans les périodiques HB, Liberté, Bosquet et PaperWait.

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Through a meticulous drawing practice, I take an interest in the various representations of the nude body as observed on an everyday basis. I work with reference images taken from websites, porn sites or personal photos of which I trace the outlines. I then superimpose them without the aid of digital tools. The accumulated tracings on the paper delimit the spaces from which I work to reveal the relations between the elements that I combine. The meditative approach that the observation drawing induces leads me to reflect on the contrast between this and the current media treatment of the body: is reproducing the body in drawing form enough to subtract it from its pornographic reference? In repeating the gestures of the porn industry by cutting out, enlarging the image and drawing over it, I search for an opposite result, i.e. to direct the focus towards a shared pleasure. In drawing all this flesh, I seek to strip the skin of its erotic character and to thus contribute to the construction of a seductive realism and to render its various inflections less exposed: mature, hairy, marked and padded skins.


Hailing from Rimouski, Véronique Lévesque-Pelletier lives and works in Montréal. A graduate of L’École des arts visuels et médiatiques of l’Université du Québec à Montréal, her drawing practice focuses mainly on the female subject. She contributes to artist-centre centres as a member and cultural worker. Her artworks have been shown in various groups exhibitions. Her work is part of private collections and her drawings have notably been published in HB, Liberté, Bosquet and PaperWait magazines.

lundi 18 février 2019

Bruno Marceau



Bruno Marceau
Artiste en résidence | Artist in Residence

(English follows)


Les propositions pluridisciplinaires de Bruno Marceau incarnent un art de la critique institutionnelle fortement inspiré par l'art conceptuel de la fin des années 60. Il aime souligner la souplesse des frontières de l'art en jouant avec les codes qui la constituent : l'histoire, la communauté, l'authenticité, l'originalité, la mécanique de l'art, etc. Ses œuvres sont conçues comme une réponse à son contexte, se risquant souvent à tenter de révéler ces paramètres sans pour autant aspirer à les changer. 

Bruno Marceau vit et travaille à Chicoutimi. Il détient un baccalauréat de l'Université de Ryerson et une maîtrise en arts visuels de l'Université du Québec à Chicoutimi. Il a récemment exposé ses recherches à la foire Supermarket de Stockholm, au centre d’artistes le Lobe, le centre d’art actuel Bang et au centre des arts de Saguenay.

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Bruno Marceau’s multidisciplinary artistic proposals embody a form of institutional critique that is deeply inspired by the conceptual art of the late 60s. He likes to highlight the porosity of arts’ boundaries by toying with the codes that define it: the history, community, authenticity, originality and mechanics of art, etc. His works are envisaged as a response to its context, often taking the risk of revealing their parameters without however seeking to change them. 

Bruno Marceau lives and works in Chicoutimi. He holds a BA from Ryerson University and an MFA from Université du Québec à Chicoutimi. He recently exhibited the results of his research at the Supermarket Art Fair in Stockholm, the artist-run centre le Lobe, the contemporary art centre Bang and the Saguenay artist centre. 

jeudi 14 février 2019

Christian Leduc




Christian Leduc
Artiste en résidence | Artist in Residence

Résidences INTER-CENTRES | Rouyn-Noranda • Alma

(English follows)

Le travail photographique de Christian Leduc relève autant de l’introspection que d’une recherche de rencontres : avec l’autre, le temps et l’espace. Son travail l’amène ainsi à explorer divers lieux et à rencontrer différentes personnes qui le confrontent avec ses perceptions sur les relations que l’être humain entretient avec son environnement et les interactions qu’il développe avec ses semblables. Parfois sous forme documentaire, parfois avec une approche plus contemporaine et conceptuelle, sa pratique photographique tente de tracer un état des choses tout en renvoyant un miroir qui questionne le spectateur.

Cette résidence s’inscrit dans le cadre du programme de Résidences INTER-CENTRES initié par le Centre SAGAMIE. Les 7 centres d'artistes partenaires ont en commun leur situation géographique en périphérie des grands centres urbains : VASTE ET VAGUE (Carleton-sur-Mer), EST-NORD-EST (Saint-Jean-Port-Joli), ADMARE (Îles-de-la-Madeleine), CARAVANSÉRAIL (Rimouski), ESPACE F (Matane), L'ÉCART (Rouyn-Noranda) et le Centre SAGAMIE (Alma).

Ce programme interrégional d’échanges permet ainsi de faire rayonner, sur l’ensemble du territoire québécois, la recherche d’artistes ayant fait le choix de développer leur carrière en région. Le projet permet également le développement de partenariats structurants en favorisant la communication et le partage entre les centres d’artistes participants. Le projet Résidences INTER-CENTRES est soutenu par le Programme de partenariat territorial du Saguenay–Lac-Saint-Jean 2017-2018 issu de l’Entente de partenariat entre le CALQ et les MRC de cette région.


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Artist in Residence

INTER-CENTRES residencies | Rouyn-Noranda • Alma


The photographic work of Christian Leduc is rooted in introspection and in a search for encounters: with the other, time and space. His work thus leads him to explore various sites and to encounter different persons who confront him with his perceptions of the relationships that human beings have with their environment and the interactions they develop with their peers. Alternating between a documentary form and a more contemporary and conceptual approach, his photographic practice seeks to reflect a particular state of things all the while holding up a mirror that questions the viewer.

This residency is part of the INTER-CENTRES Residencies initiated by Centre SAGAMIE. The 7 partner artist-run centres share the geographical situation of being located at the periphery of large urban centres: VASTE ET VAGUE (Carleton-sur-Mer), EST-NORD-EST (Saint-Jean-Port-Joli), ADMARE (Îles-de-la-Madeleine), CARAVANSÉRAIL (Rimouski), ESPACE F (Matane), L'ÉCART (Rouyn-Noranda) and Centre SAGAMIE (Alma).

This interregional exchange program fosters the visibility of artistic practices throughout Quebec. The project also makes it possible to develop structuring partnerships by encouraging communication and sharing between the participating artist-run centres. The project INTER-CENTRES Residencies is supported by the Saguenay-Lac-Saint-Jean 2017-2018 Territorial Partnership Program that emerged thanks to the Partnership Agreement between the CALQ and the regional MRC.