mardi 13 novembre 2018

Valérie Blass


Valérie Blass
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Les récentes propositions de Valérie Blass sont investies d’une double tension qui confronte les notions de visibilité et d’invisibilité ainsi que les limites entre volume et surface. Ses sculptures, dont les postures anthropomorphiques tendent à l’abstraction, procèdent de représentations volontairement instables : l’unité de l’œuvre est pensée de manière à s’échapper, à se transformer et se recomposer selon les positions et les déplacements du spectateur. La portée référentielle de la représentation est ainsi densifiée et la sculpture agit comme une entité plurielle.

Valérie Blass est née en 1967 à Montréal, où elle vit et travaille. Des expositions individuelles lui ont été consacrées à la galerie Catriona Jeffries, à Vancouver (2015) ; à Artspeak, à Vancouver (2015) ; à la Daniel Faria Gallery, à Toronto (2015) ; à Parisian Laundry, à Montréal (2014) ; à la Illingworth Kerr Gallery, à Calgary (2013) ; au Musée d’art contemporain de Montréal (2012) ; à l’Art Gallery of Hamilton, à Hamilton, Ont. (2012) ; à The Hole, à New York (2013) ; et à la Galeri Manâ, à Istanbul (2013). Elle a participé à de récentes expositions collectives au; Musée d’art contemporain, à Montreal (2016); à la Justina M. Barnicke Gallery, à Toronto (2015) ; à la galerie Luis De Jesus Los Angeles (2015) ; au Musée des beaux-arts de Montréal (2014) ; à l’Art Gallery of Alberta, à Edmonton, Alb. (2013) ; au Public Art Fund, à New York (2013) ; au MetroTech Center, à Brooklyn (2013) ; à Oakville Galleries, Oakville, Ont. (2012) ; au Musée national des beaux-arts du Canada, à Ottawa (2011) ; et au Power Plant, Toronto (2009). Valérie Blass a reçu le Prix Ozias-Leduc de la Fondation Émile-Nelligan en 2016, le prix Victor Martyn Lynch-Staunton pour les arts visuels en 2012, et le Prix Louis-Comtois de la Ville de Montréal en 2010.

https://catrionajeffries.com/artists/valerie-blass/works/


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Valérie Blass
Artist in Residence


The recent works of Valérie Blass are filled with a dual tension that contrasts the notions of visibility and invisibility, as well as the boundaries between volume and surface. Her sculptures, whose anthropomorphic postures tend toward abstraction, arise out of deliberately unstable representations: the unity of the work is conceived so that it slips away, is transformed and then re-formed according to the viewer’s positions and movements. The referential impact of the representation is made denser this way, and the sculpture acts as a plural entity.

Valérie Blass was born in 1967 in Montréal, where she lives and works. Solo exhibitions of her work have been presented at Catriona Jeffries, Vancouver (2015); Artspeak, Vancouver (2015); Daniel Faria Gallery, Toronto (2015); Parisian Laundry, Montréal (2014); Illingworth Kerr Gallery, Calgary, AB (2013); Musée d’art contemporain de Montréal, Montréal (2012); Art Gallery of Hamilton, Hamilton, ON (2012); The Hole, New York (2013); and Galeri Manâ, Istanbul (2013). Recent group exhibitions have been held at; Musée d’art contemporain, Montreal (2016); the Justina M. Barnicke Gallery, Toronto (2015); Luis De Jesus Los Angeles, Los Angeles (2015); Musée des beaux-arts de Montréal, Montréal (2014); Art Gallery of Alberta, Edmonton, AB (2013); Public Art Fund, New York (2013); MetroTech Center, Brooklyn (2013); Oakville Galleries, Oakville, ON (2012); National Gallery of Canada, Ottawa (2011); and The Power Plant, Toronto (2009). Valérie Blass was the recipient of the Prix Ozias-Leduc from the Fondation Émile-Nelligan in 2016, the Victor Martyn Lynch-Staunton award for Visual Arts in 2012, and the Prix Louis-Comtois from the City of Montreal in 2010.


https://catrionajeffries.com/artists/valerie-blass/works/

lundi 5 novembre 2018

Pierre et Marie


Pierre et Marie
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Artistes autodidactes de Québec, Pierre Brassard et Marie-Pier Lebeau travaillent en duo depuis 2008. Leur pratique est marquée par une réappropriation d'objets rattachés à la culture populaire et par des clins d'oeil aux souvenirs d'enfance. Narrative, elle fait écho aux fondements de notre société moderne, échafaudés autour d'idéaux inaccessibles. Au coeur de leurs préoccupations: le reliquat, le merveilleux, l'artifice, le chaos, la beauté et le désenchantement.

Faisant appel autant à une mémoire collective qu'à un vocabulaire personnel élaboré autour de mises en scènes tragi-comiques, les oeuvres de Pierre&Marie évoquent souvent la nature morte. Délibérément décalées, elles donnent l'impression d'un « presque parfait » à la base d'une réflexion sur les joies éphémères, à la fois sincères et délusoires. Le ton grinçant et parfois humoristique de leurs oeuvres plongent le spectateur dans un rapport dialectique entre contemplation, plaisir esthétique et prise de conscience sur la société actuelle. Soulignant l'omniprésence de la violence et soulevant la beauté tragique qui en émerge, leur travail ouvre sur un espace de réflexion poétique révélant des tensions entre réalité et factice, entre vivant et fabriqué, entre banal et sublime.

Leurs sculptures et leurs photographies font partie de la collection Prêt d'oeuvre d'art du Musée national des beaux-arts du Québec et de plusieurs collections privées. Les deux artistes font également partie du collectif Acapulco.

https://pierreetmarie.ca/


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Pierre et Marie
Artist in Residence


The self-taught artists from Quebec City, Pierre Brassard and Marie-Pier Lebeau have been working as a duo since 2008. Their practice is characterized by a reappropriation of pop culture objects and playful allusions to childhood memories. Conveyed in a narrative form, their work echoes the foundations of modern society and its construction around inaccessible ideals. At the heart of their interests: vestiges, the fantastic, artifice, chaos, beauty and disenchantment.

Drawing both on collective memory and a personal vocabulary structured around tragi-comic stagings, Pierre & Marie's works often evoke the still life. Deliberately off-beat, they give the impression of an "almost perfect" quality at the root of a reflection on ephemeral joys that are at once sincere and delusional. The dark and sometimes humorous tone of their art immerses the viewer in a dialectical relation between contemplation, aesthetic pleasure and awareness raising about contemporary society. In underscoring the ubiquity of violence and highlighting the tragic beauty arising from it, their work opens up a space for poetic reflection in which the tensions between reality and the false, the living and the artificial, the banal and the sublime are revealed.

Their sculptures and their photographs are part of the Prêt d'oeuvre d'art of the Musée national des beaux-arts du Québec and of several private collections. The two artists are also part of the Acapulco collective. 


https://pierreetmarie.ca/

lundi 29 octobre 2018

Camille Bernard-Gravel


Camille Bernard-Gravel
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis l’obtention de son baccalauréat en 2014, les œuvres de Camille Bernard-Gravel ont évoluées au travers de villes se déployant dans cinq pays, éparpillés sur trois continents incluant l’Amérique du Sud. Se consacrant à une pratique artistique pluridisciplinaire, elle s’intéresse à mettre certaines particularités naturelles en interrelation avec diverses technologies inventées par l’humain.

Ses projets naissent de phénomènes naturels simples observables quotidiennement, ainsi que d’une attention soutenue portée aux lieux traversés et aux différents contextes rencontrés. Elle juxtapose des éléments hétérogènes dans ses œuvres afin d’y créer des contrastes et des rapprochements inattendus, puis de transporter l’esprit vers une réalité nouvelle.

Les matériaux qu’elle utilise se rapportent au secteur industriel. Ils contribuent à porter un regard sur la nature, d’un point de vue influencé par les technologies. Ses recherches abordent la mécanique et la cinétique, dans le but de produire une forme de performativité entre les éléments de ses œuvres. Au contact de son travail, elle souhaite que l’observateur soit saisi par de précieux moments d’étonnement, l’emmenant vers une sorte de révélation.

Originaire de Québec, ses sculptures, vidéos et installations ont fait l’objet d’expositions individuelles dans différentes villes du Canada et à La Plata, en Argentine. Ses œuvres ont également été présentées lors d’expositions collectives au Québec, en France, en Thaïlande, au Mexique et aux États-Unis. Elle a participé à plusieurs évènements internationaux tels que Québec Digital Art in New York (2015), la Biennale internationale d’art numérique de Montréal (2016), le Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul (2016) et le Mois Multi de Québec (2018).

https://www.camillebernardgravel.com/


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Camille Bernard-Gravel
Artist in Residence


After earning her BA in 2014, Camille Bernard-Gravel developed her work in several cities across five countries, spread over three continents, among which South America. Through her pluridisciplinary artistic practice, she seeks to bring certain natural particularities into relation with various human-made technologies.

Her projects arise from simple natural phenomenon that can be observed daily, as well as from a focused attention on the places travelled through and the various contexts encountered there. In her works she juxtaposes heterogeneous elements to create unexpected contrasts and parallels that present the mind with a new reality.

The materials she uses are linked to the industrial sector. They encourage a contemplation of nature from a viewpoint that is influenced by technology. In her research she draws on mechanics and kinetics so to make elements between her works performative. She hopes that her works will produce an experience of astonishment in viewers and lead to something akin to a revelation.

Camille Bernard-Gravel is a native of Quebec City. Her videos and installations have been featured in solo shows in various cities in Canada as well as in La Plata, Argentina. Her works have also been shown in group exhibitions in Quebec, France, Thailand, Mexico and the US. She has participated in several international events such as Quebec Digital Art in New York (2015), the International Digital Art Biennale in Montreal (2016), the International Contemporary Art Symposium of Baie-Saint-Paul (2016) and the Mois Multi de Québec (2018).


https://www.camillebernardgravel.com/

lundi 15 octobre 2018

Marc Garneau


Marc Garneau
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis quelques années, une partie de mes recherches porte sur l’exploration des sites miniers de ma ville natale, Thetford Mines. La photographie et la cueillette d’objets trouvés sur place constituent un itinéraire visuel parallèle à mon travail de peintre et de graveur. Il y a longtemps, je quittais Thetford sans vraiment me rendre compte de l’ampleur des paysages miniers qui m’entouraient. Il faut dire qu’ils étaient en constante évolution. Aujourd’hui abandonnés, ces sites m’inspirent à la fois solitude et sérénité. Ces immenses haldes de résidus d’amiante, ces eaux mortes et bleues, ces cratères vertigineux sont témoins d’une époque s’échelonnant sur plus d’un siècle. Ces sites interdits se fondent dans la nature ou l’absorbent. J’ai l’impression d’un théâtre de l’absence où l’érosion domine. Ma démarche consiste à rendre compte de cette sensation via la photographie.

Né à Thetford Mines en 1956, Marc Garneau vit et travaille à Montréal. Depuis plus de 40 ans, il pratique l’estampe et la peinture. Actif sur la scène artistique, ses œuvres ont été montrées dans près de 60 expositions individuelles. En 1997, il a gagné le Grand Prix de la Biennale de dessin, de l’estampe et du papier matière du Québec (Alma).

Plus récemment, le « 1700 La Poste » à Montréal et la Galerie d’art du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke présentaient une exposition majeure de l’artiste couvrant 30 années de peinture (1985-2015).

Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques : Musée d’art contemporain de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée de Joliette, Musée du Bas Saint-Laurent et l’Université de Sherbrooke.


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Marc Garneau
Artist in Residence


For several years, a part of my practice has been focused on the mining sites of my city of birth, Thetford Mines. Photography and the collection of objects found onsite make up a visual itinerary that runs parallel to my painting and engraving practice. A long time ago, I left Thetford mines without really being aware of the scale of the surrounding mining landscape. Of course, it was constantly in a process of transformation. These now abandoned sites inspire me with a sense of solitude and serenity. These immense asbestos waste-rock piles, these dead, blue waters, these dizzying craters bear witness to a period that stretches over more than a century. These forbidden sites fade into the surrounding nature or absorb it. They give me the impression of a theatre of absence ruled over by erosion. My approach is to account for this sensation through photography.

Marc Garneau was born in Thetford Mines in 1956 and now lives and works in Montreal. His practice consists of printmaking and painting. He actively contributes to the art scene and his works have been shown in over 60 solo exhibitions. In 1997, he was awarded the first prize at the Biennale de dessin, de l’estampe et du papier matière du Québec (Alma).

More recently, « 1700 La Poste « Montréal and the Galerie d’art of the Centre culturel de l’Université de Sherbrooke presented a major exhibition of the artist’s work that spanned 30 years of painting  (1985-2015).

His works are part of important public collections: Musée d’art contemporain de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée de Joliette, Musée du Bas Saint-Laurent and Université de Sherbrooke.

lundi 1 octobre 2018

Isabelle Guimond


Isabelle Guimond
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Par la peinture et le dessin, j’interroge mon rapport aux images et par elles, ma relation équivoque au monde et à l’histoire. Mon travail oscille entre une critique sociale de notre mode de vie et un récit intimiste se rapprochant de l’autofiction. Entre le saisissement photographique d’une image, d’un événement, et son dessaisissement dans l’acte de peindre. Entre la nécessité de raconter le monde dans lequel je vis et les contingences inhérentes au travail de la matière.

Après m’être intéressée aux problématiques d’organisation sociales associées aux quartiers défavorisés, plus particulièrement Hochelaga, j’ai travaillé à partir d’images trouvées sur des blogues d’adolescentes en tentant de voir comment les représentations du corps pouvaient devenir un lieu d’autofiction. Plus récemment, je me suis réapproprié des photos de familles et des images de sources disparates grappillées sur plus d’une décennie dans une approche picturale et graphique proche du collage où les tableaux et dessins sont construits par une superposition d’images dans un côtoiement laissant place aux croisements et aux brisures narratives.

Isabelle Guimond vit et travaille à Montréal. Son travail a été présenté au Québec, aux États-Unis, au Mexique et en France. Récipiendaire en 2014 de la bourse de la Fondation Sylvie et Simon Blais, elle fut également finaliste à la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Au cours des dernières années, elle a exposé à la Galerie de l'UQAM, à la Galerie B-312 (où elle a participé à une table ronde sur les enjeux de la peinture), à la galerie Les Territoires, au Centre des arts actuels Skol, à la Maison de la culture Maisonneuve et à la Galerie Simon Blais. Elle a effectué des résidences au Centre Sagamie, à la Galerie B-312, et à L’Écart où elle a également présenté son travail avec le collectif Filles Debouttes ! (Christine Major et Gabrielle Lajoie-Bergeron). En 2017, elle a présenté Autre que moi, sa plus récente exposition solo à la Galerie d’art d’Outremont et son travail a également fait partie des activités de CAM en tournée et des expositions collectives à la galerie Laroche/Joncas, et à la galerie Trois Points. Elle travaille actuellement sur une publication, en collaboration avec Martine Delvaux et Monique Régimbald-Zeiber sur le travail de la réalisatrice André-Line Beauparlant dont la sortie est prévue en 2019. Isabelle Guimond est représentée par la Galerie Simon Blais.

https://isabelleguimond.ca/


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Isabelle Guimond
Artist in Residence


Through painting and drawing, I question my connection to images and through them, my ambiguous relationship to the world and history. My work oscillates between a social critique of our way of life and an intimate narrative that is close to autofiction. It takes place between the photographic capture of an image, an event, and its release in the act of painting; between the need to tell stories about the world I live in and the contingencies of working with various materials.

After an exploration of social organization issues associated with underprivileged neighbourhoods, particularly Hochelaga, I worked with images found on teenage girls' blogs in view of understanding how representations of the body could become a site of autofiction. More recently, I have reclaimed family photos and images from disparate sources, collected over more than a decade in a pictorial and graphic approach reminiscent of collage in which paintings and drawings are constructed by a combination of juxtaposed images that give rise to hybrid and fragmented narratives.

Isabelle Guimond lives and works in Montreal. Her work has been presented in Quebec, the United States, Mexico and France. Recipient of the Sylvie and Simon Blais Foundation Award in 2014, she was also a finalist for the Claudine and Stephen Bronfman Award in Contemporary Art. In recent years, she has exhibited at the Galerie de l'UQAM, Galerie B-312 (where she participated in a panel discussion on the challenges of painting), Galerie Les Territoires, Centre des arts actuels Skol, Maison de la culture Maisonneuve and Galerie Simon Blais. She has carried out residencies at the Centre Sagamie, Galerie B-312, and L'Écart where she also showed her work with the collective Filles Debouttes! (Christine Major and Gabrielle Lajoie-Bergeron). In 2017, she presented Autre que moi, her latest solo exhibition, at the Galerie d'art d'Outremont and her work was also part of the CAM's touring activities and was included in  group exhibitions at Laroche/Joncas Gallery and Trois Points Gallery. In collaboration with Martine Delvaux and Monique Régimbald-Zeiber she is currently working on a publication—scheduled for release in 2019—about the work of the director André-Line Beauparlant. Isabelle Guimond is represented by Galerie Simon Blais.

https://isabelleguimond.ca/

mardi 18 septembre 2018

Pierre Durette

Caravansérail >>>>>> Centre SAGAMIE
Résidences INTER-CENTRES


Pierre Durette
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Originaire de Causapscal dans la vallée de la Matapédia, Pierre Durette y vit et y travaille depuis 2015. Il obtient en 2006 un Baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’UQAM. La notion de civilisation est un élément fondamental dans sa recherche artistique. Il propose par ces œuvres une vision qui fait ressortir les thèmes de la fuite et du fantasme d’un nouveau monde. Il tente d’élaborer une nouvelle mythologie basée sur l’humanité elle-même. Ce qui semble être à première vue des fictions visuelles se retrouvent à la limite entre un passé fragmenté et un futur anticipé. Ces oeuvres se veulent une incursion dans un univers iconographique où chaque image peut être une nomenclature d’une société présente, mais lointaine.

Pierre Durette a travaillé différentes techniques tout au long de sa pratique artistique. Ainsi, il varie ses interventions en faveur du jeu conceptuel qui se cache derrière le dessin, la gravure, la porcelaine, et la peinture. Semi finaliste au concours de peinture RBC en 2009 il est récipiendaire de plusieurs prix et bourses durant sa carrière. II remporta la 3e place lors des 7e jeux de la francophonie à Nice en 2013. En 2017, il reçoit, du conseil des arts et des lettres du Québec, le prix créateur de l’année au Bas-Saint-Laurent. Ses œuvres ont été exposées entre autre au Musée d’art contemporain de Montréal, au musée national de l’estampe à Mexico, à Cuadro art gallery à Dubaï, ainsi que dans plusieurs centres d’artistes au Québec. Son travail fait partie de plusieurs collections tant privées que publics à travers le Canada et à l’étranger.

http://www.pierredurette.com/

Le projet Résidences INTER-CENTRES permettra de faire rayonner, sur l’ensemble du territoire québécois, la recherche d’artistes ayant fait le choix de développer leur carrière en région en soutenant la mobilité, le support technique et la diffusion de leur travail. Ce programme interrégional d’échanges entre le Centre SAGAMIE et six centres coproducteurs permettra le développement de partenariats structurants en favorisant la communication et le partage entre ces centres d’artistes qui ont en commun leur situation géographique en périphérie des grands centres urbains.

Ce projet est rendu possible grâce à l’appui financier du Programme de partenariat territorial du Saguenay-Lac-Saint-Jean 2017-2018 issu de l’Entente de partenariat entre le CALQ et les MRC de la région. Le Centre SAGAMIE est également soutenu financièrement par la Ville d’Alma, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada et par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.

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Pierre Durette
Artist in Residence


Pierre Durette is a native of Causapscal in the Matapédia valley, where he has been living and working since 2015. In 2006 he earned a BFA from UQAM. The notion of civilization is a fundamental element in his artistic practice. Through his works he proposes a vision that foregrounds themes of escape and the dream of a new world. He seeks to develop a new mythology based on humanity itself. What at first appears to be visual fictions leads one to a threshold between a fragmented past and an anticipated future. These works are a foray into an iconographical world in which each image can be a nomenclature of a present, yet distant society.

Throughout his practice Pierre Durette has worked with various techniques. He varies his interventions to tease out the conceptual play hidden behind drawing, engraving, ceramics and painting. He was a semi-finalist in the 2009 RBC painting competition and has received several awards and grants during his career. In 2013, he placed 3rd at the 7th games of La francophonie in Nice. In 2017, the Conseil des arts et des lettres du Québec awarded him the artist of the years award for the Bas-Saint Laurent region. A mong other places, his works have been exhibited at Musée d’art contemporain de Montréal, Museo de la Estampa in Mexico City, Cuadro art gallery in Dubai, as well as at several artist-run centres in Quebec. His work is part of several private and public collections.

http://www.pierredurette.com/

Through its transportation, technical assistance and work dissemination support, the project Résidences INTER-CENTRES Residencies will ensure a Quebec-wide visibility for artists who have chosen to pursue their careers in the regions. This interregional exchange program between the Centre Sagamie and six co-production centres will make it possible to develop structuring partnerships by fostering communication and exchange between these artist-run centres who share the situation of being located at the periphery of large urban centres.

This project has been made possible thanks to funding support from the Saguenay-Lac-Saint-Jean 2017-2018 Territorial Partnership Program that emerged thanks to the Partnership Agreement between the CALQ and the regional MRC. Centre Sagamie has also received funding assistance from Ville d’Alma, Conseil des arts et des lettres du Québec, Canada Council for the Arts and the Ministère de la Culture et des Communications du Québec.



lundi 10 septembre 2018

David Martineau Lachance


David Martineau Lachance
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

La pratique de David Martineau Lachance se situe au croisement d’une mythologie de l’occulte et du spectacle comique. Les vidéos qu’il produit, comme autant de mascarades, s’articulent autour de l’histoire non officielle, du cinéma expérimental et de la musique; vacillant volontairement entre professionnalisme et amateurisme. En s’intéressant, entre autres choses, aux marginalisés, aux évènements d’almanachs et aux mythologies contemporaines, il s’amuse à fabriquer des univers énigmatiques à l’aide d’un langage cinématographique porté à la limite du lisible.

Né à Québec, au Canada, David Martineau Lachance complète un baccalauréat en études cinématographiques et en cinéma d’animation à Concordia et une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’UQAM à Montréal. Son travail a été exposé dans une variété d’institutions publiques et privées depuis 2012 (L’oeil de Poisson, SKOL, L’Écart, Galerie FOFA) et projeté à plusieurs festivals internationaux depuis 2006 (Berlin ZEBRA, Fantasia, Ottawa International Animation Festival). En parallèle, il participe à diverses résidences (MACBSP, Centre Sagamie, La Bande Vidéo), compose des bandes sonores pour des films et fabrique des costumes pour le théâtre (MITF New York).

http://martineaulachance.com/


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David Martineau Lachance
Artist in Residence


David Martineau Lachance’s practice lies at the crossroads between a mythology of the occult and comedy shows. Reminiscent of masquerades, the videos he produces are structured around the unofficial history of experimental film and music. His work voluntarily wavers between professionalism and amateurism. In taking an interest, among other things, in the socially excluded, almanac events and contemporary mythologies he enjoys creating enigmatic worlds by way of a barely decipherable film language.

David Martineau Lachance was born in Quebec City (Canada) and completed a BA in film studies and animation film at Concordia University and an MFA at UQAM in Montreal. His work has been exhibited in a variety of public and private institutions since 2012 (L’oeil de Poisson, SKOL, L’Écart, Galerie FOFA) and projected in several international festivals since 2006 (Berlin ZEBRA, Fantasia, Ottawa International Animation Festival). Alongside these activities he participates in various residencies (MACBSP, Centre Sagamie, La Bande Vidéo), composes soundtracks for films and makes costumes for theatre (MITF New York).

http://martineaulachance.com/

lundi 27 août 2018

Louis Bouvier

Louis Bouvier
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Louis Bouvier vit et travaille à Montréal, d’où il est originaire. Il est connu pour ses dessins photoréalistes de grand format et ses sculptures issues de moulages et d’objets trouvés. Il travaille présentement sur un nouveau corpus d'oeuvre avec l'appui du Conseil des Arts du Canada, qu'il présentera en partie à la maison de la culture Verdun à Montréal en novembre 2018.

Proche du processus de copier/coller omniprésent dans notre société contemporaine, mon approche multidisciplinaire rend invisible les frontières hiérarchiques entre les médiums. Pris individuellement, chaque élément participant de mes œuvres est facilement compréhensible, la lecture se complexifie dans la corrélation de plusieurs objets artistiques. Ainsi, les œuvres issues de l’assemblage ne possèdent pas de contours rigides imposés par leur médium, mais appellent plutôt l’esprit à vaciller entre différents trains de pensées.

Par association, j’utilise l’histoire de manière anachronique en créant un discours entre plusieurs époques qui s’interrogent, communiquent et se critiquent, de sorte à élaborer un nouvel espace-temps à l’intérieur de l’œuvre. Ainsi se crée un champ idéal inexploré où l’histoire rencontre le présent, fossilisant ainsi les mythes, les signes et les cultures. Cette dialectique élabore un dialogue entre différentes cultures, chacune possédant des codes et des règles spécifiques. Mon travail n’est pas seulement de bâtir autour de l’ironie que provoquent de telles scènes, mais aussi sur l’activation de ces montages hétéroclites à l’intérieur du monde de l’Art.

http://www.louisbouvier.com/


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Louis Bouvier
Artist in Residence


Louis Bouvier lives and works in his city of origin, Montreal.  He is known for his large-scale photorealist drawings and castings of found objects. He is currently working on a new body of work that is being supported by the Canada Council for the Arts and which will be presented in part by the Verdun Maison de la Culture in Montreal in November 2018.

Close to the cut and paste process, which is everywhere in our contemporary society, my multidisciplinary approach erases the hierarchic boundaries between mediums. Taken individually, each element partakes in my works and is easily understandable. The readability becomes more difficult when several artistic objects are correlated. Rather than having solid borders imposed by their mediums, my assemblage works encourage viewers to entertain intersecting avenues of thought.

By association and in view of bringing about a new space-time inside the work, I use history in an anachronic way by creating a discourse between several periods that communicate, question and criticize one another. This gives rise to an ideal unexplored field where history encounters the present and thus fossilizes myths, signs and cultures. This dialectic leads to a dialogue between different cultures, each with its specific codes and rules. My work is not only to build around the irony that such scenes trigger, but also about activating these heteroclite combinations in the Art world.

http://www.louisbouvier.com/

lundi 20 août 2018

Mathieu Latulippe


Mathieu Latulippe
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mathieu Latulippe vit et travaille à Montréal. Sa pratique artistique explore, souvent avec humour, certaines sources mythologiques, iconologiques ou symboliques, importantes dans la formation de notre vision contemporaine du monde et de notre imaginaire collectif occidental. Ses recherches récentes portent particulièrement sur des questions liées à notre façon d’habiter et de vivre ensemble, sur l’architecture et l’urbanité, ainsi que sur notre rapport à la nature et à l’environnement.

Son travail a été présenté au Canada et à l’étranger, notamment, au Festival International du film sur l’art de Montréal, à La Manif d’Art de Québec 4, à la Fonderie Darling, à B312, à Optica, à la Triennale 2011 du Musée d'art contemporain de Montréal. Il a été artiste en résidence, entre autres, à Among other things en Turquie, à art3 à Valence, et aux studios-résidences du CALQ de Bâle et de Séoul. Son travail fait partie de nombreuses collections privés et publique. Il est lauréat du prix Victor-Martyn-Lynch-Stanton 2015 pour les arts visuels.



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Mathieu Latulippe
Artist in Residence


Mathieu Latulippe lives and works in Montreal. His artistic practice explores, often humorously, certain mythological, iconological or symbolic sources that play an important role in our contemporary vision of the world and collective Western imagination. His recent research focuses on ways of living together, on architecture and urban life, as well as on our relationship to nature and the environment.

His work was presented in Canada and abroad, notably at the Montréal International Festival of Films on Art, La Manif d’Art de Québec 4, Fonderie Darling, B312, Optica, the Triennale 2011 at the Musée d'art contemporain de Montréal. He has been an artist in residence, among others at Among other things in Turkey, at art3 in Valencia, at the CALQ residence-studios in Basel and Seoul. His work is part of many private and public collections. He is the winner of the Victor-Martyn-Lynch-Stanton 2015 visual arts award.

mercredi 15 août 2018

Sophie Aubry



Sophie Aubry
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mon travail interdisciplinaire combine à la fois pratique artistique et recherche théorique. Ma démarche consiste à effectuer des recherches ou des enquêtes de terrain qui puisent dans plusieurs disciplines telles que les sciences sociales et naturelles. Les données récoltées - archives, documents - à travers ces diverses investigations alimentent mon processus créatif, quant elles ne sont pas directement utilisées dans l’œuvre. Je réalise des oeuvres polymorphes qui prennent forme à travers l’installation, l’intervention, l’art textile, la photographie, la vidéo,  la sérigraphie, l’objet trouvé et la publication. J’élabore parfois des projets de création en relation avec des micro-communautés ou des individu.e.s en sollicitant leur participation et/ou leur collaboration. Les enjeux qui me préoccupent actuellement portent sur l’identité, la représentation féminine, l’écoféminisme et la biodiversité. Au centre Sagamie, je travaillerai à la production du projet Re-Vêtements. Je tiens à remercier le CALQ pour la bourse de déplacement me permettant de réaliser ce projet.


Sophie Aubry a complété son baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal en 2016. Elle a travaillé plusieurs années dans le milieu communautaire après avoir complété des études en travail social et en photographie. Ses œuvres ont été présentées lors de plusieurs expositions individuelles et collectives au Québec et à l’international. Elle a été récipiendaire de nombreux prix et bourses de l’Université du Québec à Montréal (2013, 2014, 2016). Sophie Aubry vit et travaille actuellement à Montréal comme éducatrice auprès d’enfants dans le milieu scolaire et communautaire. Elle participera cet été au Symposium Arts et Rives de Lac Etchemin.


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Sophie Aubry
Artist in Residence


My interdisciplinary work combines both artistic practice and theoretical research. My approach consists of undertaking research or field work that draws on several disciplines such as the social and natural sciences. The data gathered – archive, documents –  through these various investigations nourishes my creative process, even when it is not directly used in a work. I create polymorphous works that take shape in installations, interventions, textile art, photography, video, silkscreen, found objects and publications. I sometimes develop creative projects in relation to micro-communities or individuals by requesting their participation and/or collaboration. The issues that currently concern me are linked to identity, women’s representation, ecofeminism and biodiversity. At the Centre Sagamie I will work on the production of the Re-Vêtements project. I would like to thank the CALQ for the travel grant that enabled me to carry out this project.

Sophie Aubry completed her MFA at Université du Québec à Montréal in 2016. After having finished studies in social work and photography, she worked in the community milieu for several years. Her works have been shown in solo and group shows in Quebec and abroad. She has received several grants and awards from Université du Québec à Montréal (2013, 2014, 2016). Sophie Aubry currently lives in Montreal where she teaches children in the school and community milieu. This summer she participated in the Symposium Arts et Rives at Lac Etchemin.

lundi 11 juin 2018

Maclean


Maclean
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Dans l’ensemble, mon travail porte toujours sur la création d’images et d’objets dans les champs de la peinture et de la sculpture. Par nécessité, ce travail a évolué pour englober plusieurs techniques qui varient en fonction du sujet. En résulte un corpus très diversifié, dont les œuvres — qui mettent en relief la route, la signalisation routière et l’espace public — demeurent tout de même très interreliées. En général, je suis toujours habité par le rapport problématique que nous entretenons avec le paysage en cette phase terminale de l’ère industrielle. 

En approfondissant mon rapport à la gravure, je souhaite explorer et exploiter la présence des reproductions d’œuvres sur le marché de l’art contemporain, ainsi que les liens possibles entre celles-ci et les paysages urbains et états d’esprit collectifs propres à notre époque.

Originaire de Winnipeg (1969), Maclean entretient une pratique artistique explorant le paysage routier en diverses déclinaisons. Depuis l’obtention de son baccalauréat en arts visuels à l’Université du Manitoba en 1996, il a participé à plusieurs expositions individuelles et collectives dans divers centres d’artiste et musées à travers le Canada. Son travail pictural a été sélectionné pour faire partie du survol de la peinture canadienne organisé par la galerie de l’UQAM en 2013, sous le titre de Le Projet Peinture: Un instantané de la peinture au Canada. Ses œuvres sont intégrées à la collection permanente et la Collection de Prêt d’œuvres d’art du Musée national des beaux-arts du Québec (Québec), et aux collections de la Banque de Montréal, de la Banque Nationale du Canada et de la Banque RBC (New York). Maclean vit et travaille à Montréal, où il est représenté par la Galerie Roger Bellemare et par la Galerie Christian Lambert.

https://www.macleanart.com/


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Maclean
Artist in Residence


For the most part my work is still about making images/objects in the fields of painting and sculpture. By necessity this work has evolved to include a variety of different media, which changes according to the chosen subject. The result is a varied body of work thematically linked, where The Road, Road-signs and Public Space are foremost in my mind. In general, I continue to be preoccupied by the problematic relation to landscape that we enjoy in the late industrial age.

One current I wish to explore in particular as I delve into printmaking involves an exploitation of reproductions of artworks in the contemporary art-market, and how this relates to the urban landscape and collective mindscape.

I was born in Winnipeg in 1969 and have been drawing, painting, designing and building things for as long as I can remember. I studied these things with a number of tutors in my youth, and followed up with a bachelor of fine arts at the University of Manitoba which I completed in 1996. Later the same year I moved to Montreal, where I have lived ever since. I maintain a studio in Montreal and show regularly, thanks in large measure to ongoing representation by Galerie Roger Bellemare and Galerie Christian Lambert. My work has been exhibited across Canada as well as in France, and is now a part of numerous private and public collections, including the Musée National de Beaux Arts à Québec. I live with my wife and our son in the Mile End.

https://www.macleanart.com/

lundi 4 juin 2018

Geneviève et Matthieu



Geneviève et Matthieu
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Geneviève et Matthieu forment un duo interdisciplinaire connu depuis la fin des années 90 pour ses œuvres impertinentes et désinvoltes. Ils posent un regard critique des mouvements artistiques passés et actuels : culture du bricolage, art conceptuel et art performatif. À travers les résidences, les diffusions publiques et l’expérience du corps qui rebondit, qui transforme et qui se fond dans l’art, leurs œuvres évoluent constamment. Impliqués à L’Écart, centre d’artistes en arts actuels et directeurs de la Biennale d’art performatif de Rouyn-Noranda, ils s’investissent activement dans leur communauté.

Animée par l’esprit humain, leur démarche créatrice se conclut inévitablement par une fête collective, un art vivant qui défie les modes de présentation habituels en changeant le lieu, la durée, la façon d’exposer et de performer :

Tu as une relation particulière avec tes sculptures ? Et si c’étaient elles qui performaient ? Comment s’y prendraient-elles ?

Ils travaillent actuellement sur L’Empire de la création aussi appelé L’Opéra d’or, leur nouvelle œuvre évolutive qui met en scène la voix d’artistes marginaux ambitieux dont la destinée n’est pas encore jouée. Inspirés par l’esthétique baroque de l’opéra et le franc-parler de la culture hip-hop, Geneviève et Matthieu incarnent des personnages, et développent des outils dramatiques qui leur sont propres, tels que l’intrigue performative, la narration expérimentale et la transformation d’états. L’Empire de la création est une œuvre chorale, une installation et une trame sonore épique, un territoire non organisé qui se déploie en tableau vivant, presque vivant.

http://genevieveetmatthieu.com/


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Geneviève et Matthieu
Artist in Residence


Geneviève and Mathieu are an interdisciplinary duo known for the impertinent and freewheeling works they’ve created since the end of the 90s. They take a critical look at past and current artistic movements: DIY and crafts culture, conceptual art and performance art. Through their residencies, public dissemination and experiments with a bounce-back body that is transformed and fused in art, their art is constantly evolving. As the overseers of the artist-run centre L’Écart and directors of the Rouyn-Noranda Performance Art Biennale they actively contribute to their community.

Sustained by a human touch, their creative practice inevitably concludes with a celebration party, a living art that challenges customary presentation modes by changing the site, duration and way of exhibiting and performing:

You have a particular relationship with your sculptures? What if they were performing. How would they go about it?


They are currently working on L’Empire de la creation aka L’Opéra d’or (The Empire of Creation aka The Golden Opera), their new open-ended and evolving work that presents the voice of ambitious marginal artists whose fate is not yet set. Drawing inspiration from the baroque aesthetic of opera and straight-talk they devise dramatic tools of their own making, such as the performative intrigue, experimental narration and transformative states of being. L’Empire de la creation is a choral work, an installation and an epic soundtrack, a non-organized territory that unfolds as an almost alive tableau vivant or living display.

http://genevieveetmatthieu.com/

lundi 14 mai 2018

Karine Savard



Karine Savard
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Karine Savard conçoit des affiches de films depuis une douzaine d'années. Son travail d’affichiste a été récompensé à de nombreuses occasions aussi bien au niveau national qu’à l’international. Dans sa pratique en dehors de l’industrie cinématographique, elle s'approprie les mécanismes de présentation publicitaire afin de produire des interventions urbaines par lesquelles elle adresse des enjeux liés à la transformation du travail. Elle s’intéresse particulièrement à la question du partage entre le travail manuel et le travail intellectuel, au concept de la division du travail et à sa reconnaissance dans le système capitaliste, ainsi qu'à l’intervention des jugements esthétiques. En plus de ses interventions furtives des dernières années, son travail a été présenté à la Galerie Leonard & Bina Ellen en 2016.

Elle poursuit actuellement un doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal et est récipiendaire d’une bourse du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada. Son projet porte sur l’étude d’une archive composée de documents audiovisuels représentant le travail dans une filature de textile artificiel de Besançon en France, depuis sa mise en marche en 1892 jusqu'à sa fermeture définitive en 1982. L'exploration du croisement entre les histoires de l’industrie du textile artificiel et l’industrie des médias audiovisuels lui permet d'investiguer la transformation de la notion de travail dans le passage d'une économie industrielle à une économie basée sur l'information et la communication.

Crédit photo : Karine Savard, participation au projet d’affichage collectif This is Tomorrow produit par PDF



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Karine Savard
Artist in Residence


Karine Savard designs film posters since 2006. Her poster work was awarded many national and international prizes. In her practice outside of the cinematographic industry, she appropriates the presentation mechanisms of publicity in order to produce urban interventions that address current issues related to the transformation of work. She is particularly interested in questions related to the divide between manual and intellectual work, the concept of the division of labor and its recognition within the capitalist system and the intervention of aesthetic judgments. Besides her furtive interventions in the past years, her work was presented at the Leonard & Bina Ellen Gallery in 2016.

She is currently pursuing a Ph. D. in études et pratiques des arts at Université du Québec à Montréal and was awarded a scholarship from the Social Sciences and Humanities Research Council of Canada. As part of her research, she is studying an archive consisting of audiovisual documents representing work in an artificial textile spinning mill in Besançon, France, from the beginning of its operations in 1892 until its definitive closure in 1982. The exploration of the intersection in between the history of chemical textile industry and the history of image technologies permits her to investigate the transformation of the notion of work in the passage of an industrial economy to an economy based on information and communication.

lundi 30 avril 2018

Mathieu Grenier


Mathieu Grenier
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Mathieu Grenier vit et travaille à Montréal où il a complété un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l'UQÀM. À travers une pratique pluridisciplinaire dont les médiums sont principalement la photographie, l’installation et le son, le travail de Grenier fait appel à la mémoire pour reconstituer une certaine histoire des œuvres et de leur statut dans un contexte renouvelé. Ses œuvres, de nature autoréférentielle et élaborées avec un grand souci du détail, proposent un déplacement du dispositif de l’œuvre vers l’œuvre comme dispositif. Son travail a fait l’objet d’expositions solo au centre d’arts La Halle (France), à la galerie René Blouin (Montréal), au centre Le Lobe (Chicoutimi), à Arprim (Montréal) et à la galerie Roger Bellemare et Christian Lambert (Montréal). Il a participé à plusieurs expositions collectives à Montréal notamment au centre Diagonale, à la galerie Les Territoires et à la Galerie Trois Points. En 2014 il à reçu le prix Charles Pachter pour jeune artiste émergent canadien de la fondation Hnatyshyn et il a été finaliste pour le prix du CALQ : œuvre de l’année à Montréal 2013-2014. Ses projets ont été soutenus par le Conseils des arts et des lettres du Québec et ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections privées. Sa prochaine exposition solo se tiendra à la galerie René Blouin cet automne et il participera prochainement à plusieurs expositions de groupe, notamment à la galerie de l’UQÀM ce printemps. À l’automne 2018, il entreprendra une maitrise en photographie à l’Université du Texas à Austin. Mathieu Grenier est représenté par la galerie René Blouin.

http://www.mathieugrenier.ca/


crédit photo: Guy L'Heureux



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Mathieu Grenier
Artist in Residence


Mathieu Grenier lives and works in Montréal, and has a BFA from the University of Quebec in Montreal. Through a practice that involves installation, sound and photography, his work draws upon memory to piece together a certain story for the works and their status in a renewed context. His works, developed with great attention to detail, suggest a “shift from the devices behind the work to the work itself as device.” Mathieu Grenier’s work has participated in solo exhibitions at La Halle art centre in France, at René Blouin Gallery in Montreal, at Le Lobe artists’s run centre in Chicoutimi, Arprim artist’s run center and Roger Bellemare & Christian Lambert Gallery in Montreal.  He also participated in various group exhibitions in Montréal at Diagonale, Les Territoires gallery, Trois Points gallery, Espace Cercle Carré, and the Galerie de l’UQAM, as well as at the Musée régional de Rimouski. He has recently been awarded the Charles Pachter’s prize for canadian emerging artist from the Hnatyshyn Foundation. He was finalist for the CALQ prize: Artwork of the year in Montréal 2013-2014. His works are found in numerous private collections. His upcoming solo show will open in the fall at René Blouin Gallery and he will be part in a group exhibition at the UQAM Gallery this spring. In fall, Grenier will begin an MFA in photography at University of Texas in Austin. He his represented by René Blouin Gallery.

http://www.mathieugrenier.ca/

mardi 17 avril 2018

Magali Babin



Magali Babin
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Est une artiste interdisciplinaire avec une pratique en art audio. Elle s’intéresse à l’exploration de l’espace comme matière sonore. Entre la proximité haptique, le paysage acoustique et les contextes de vie, Babin puise ses matériaux et crée des ambiances faites de séquences, de textures, et de perspectives. Ses œuvres portent sur l’imperceptibilité qui entraine la vigilance et l’attention à travers l’écoute. Dans ses récents projets, Magali Babin, aborde la perception et la mémoire en questionnant notre rapport identitaire aux sons.
Ses recherches actuelles sur l’empreinte sonore l’amènent à ouvrir sa pratique à de nouveaux champs d’expérimentation avec l’image et l’art d’impression à Sagamie.

Est compositrice, artiste sonore et commissaire d’événements en art audio. Elle s’est produite en concert et en performance dans le cadre de festivals internationaux au Canada, aux États-Unis et en Europe. Ces installations sonores ont été présentées, entre autres, au Musée d’art contemporain de Montréal (Triennale Québécoise 2011), au Mois Multi (Qc. 2012-18), à la galerie Louise et Reuben-Cohen de l'université de Moncton (2012), à la Fabrique (Nantes, France 2013) et à la Maison de la culture Maisonneuve (2015-19). En 2013, elle est boursière du Ministère de la Culture et de la Communication de France, pour une résidence de recherche à la Saline Royale (Franche-compté). Magali Babin poursuit actuellement ses recherches dans le cadre d’un doctorat en Études et Pratiques des Arts à l’UQAM. Elle est boursière du Fonds de recherche Société et culture du Québec (FRQSC). 


https://soundcloud.com/magali-babin


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Magali Babin
Artist in Residence


Magali Babin is an interdisciplinary artist with an audio art practice. She is interested in the exploration of space as an auditory matter. Babin draws on haptic proximity, acoustic landscapes and life contexts as material to create ambiances made of sequences, textures and perspectives. Her recent projects examine the imperceptibility that is elicited through sustained and attentive listening. Magali Babin examines notions of perception and memory to investigate the link between sound and identity. In focusing her current projects on the subject of noise footprint she is opening her practice to an experimentation with images and print art at Sagamie.

A composer, sound artist and curator of audio art events, Magali Babin has given concerts and participated in performances as part of internationals festivals in Canada, the US and Europe. Her sound installations have been presented, among other places, at Musée d’art contemporain de Montréal (Triennale Québécoise 2011), Mois Multi (Qc. 2012-18), Galerie Louise et Reuben-Cohen Gallery at Moncton University (2012), at Fabrique (Nantes, France 2013) and Maison de la culture Maisonneuve (2015-19). Magali Babin is currently pursuing a doctorate in art practice and research at UQAM. She is the recipient of grant from Fonds de recherche Société et culture du Québec (FRQSC).

https://soundcloud.com/magali-babin

mercredi 11 avril 2018

EXPOSITION Pierre-Olivier Tanguay



Pierre-Olivier Tanguay
REPRÉSAILLES


(English follows)

EXPOSITION du 19 avril au 28 juin 2018

Vernissage et lancement du livre

TRACES D’ATELIER : UN COMMISSARIAT ÉCRIT ET VISUEL SUR REPRÉSAILLES DE PIERRE-OLIVIER TANGUAY
de Cindy Dumais / LaClignotante


Le jeudi 19 avril 2018 à 17h au Centre SAGAMIE



Représailles

Une foule consumée, les restes d’une forêt, un autel écarlate.

Noir, rouge, lumière.

L’exposition Représailles met en scène des œuvres formant les vestiges d’un récit incertain, vacillant entre mythe et fantasme. L’installation sculpturale présentée s’intéresse à l’idéalisation de la violence par le biais des mécaniques du rite. Les éléments riches en symbolique sont imbriqués et leurs relations amplifées. La cohérence entre les éléments formels et conceptuels présents nous invite dans l’imaginaire narratif de l’artiste.

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel


« J’ai d’abord vu une tête d’ours, posée au sol du salon : une tête déformée avec deux oreilles sans poil. Ça, c’est en décembre 2015. Depuis, les idées se sont transformées, passant de l’animal à l’homme, de l’homme comme un animal. Cruel. »

Cindy Dumais a suivi la construction du projet Représailles de Pierre-Olivier Tanguay. Un travail qui a mûri pendant près de trois années.

« Je lui ai proposé de colliger réflexions et images dans un livre. Un livre qui tiendrait lieu d’un commissariat écrit et visuel, pour donner un regard personnalisé sur le travail en train de se faire, sur l’énergie de l’art. J’ai tenu un cahier de notes. J’ai pris des photos. J’ai posé des questions. »

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel restitue l’expérience privilégiée d’un regardeur, qui s’est installé dans l’atelier mental et physique de l’artiste Pierre-Olivier Tanguay.

Biographie

Pierre-Olivier Tanguay est un artiste de la relève et un travailleur forestier originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Sa pratique se concentre principalement sur la sculpture et le dessin. Il s’intéresse aux mécaniques du mythe et leurs potentiels esthétiques. Il a notamment participé à plusieurs expositions collectives et résidences. Il présente au Centre SAGAMIE sa première exposition solo.

L’artiste tient à remercier le CALQ, le Conseil des arts de Saguenay et Ville Saguenay pour le soutien à ce projet.



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Pierre-Olivier Tanguay
REPRÉSAILLES

 
EXHIBITION 

April 19 to June 28, 2018

Opening  and launch of the book

TRACES D’ATELIER : UN COMMISSARIAT ÉCRIT ET VISUEL SUR REPRÉSAILLES DE PIERRE-OLIVIER TANGUAY
by Cindy Dumais / LaClignotante


Thursday April 19, 2018 5 pm at Centre SAGAMIE



Représailles

A consumed crowd, the remnants of a forest, a scarlet altar.

Black, red, light.

The exposition Représailles displays works that make up the traces of an uncertain story, wavering between myth and fantasy. The presented sculpture installation focuses on the idealization of violence by way of ritual mechanisms. The symbolically charged elements are embedded and their relationships amplified. The coherence between the present formal and conceptual elements invite us to discover the artist’s narrative imagination.

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel

 “I first saw the bear head, placed on the floor of the living room: a deformed head with
two furless ears. That was in December 2015. Since then ideas transformed, going from the animal to the human, to the human as animal. Cruel.”

Cindy Dumais followed the construction of the project Représailles by Pierre-Olivier Tanguay. A work that matured over a three-year period.

“I proposed that he gather his reflections and images in a book. A book that would take on the role of a written and visual curatorship and provide a personalized glimpse into the work underway and the energy of art. I kept a notebook. I took photographs. I asked questions.”

Traces d’atelier : un commissariat écrit et visuel recreates the privileged position of the viewer, who has taken up residence in the mental and physical studio of the artist Pierre-Olivier Tanguay.

Biography

Pierre-Olivier Tanguay is an emerging artist and forestry worker from the Saguenay-Lac-Saint-Jean region. His practice revolves mainly around sculpture and drawing. He is interested in the mechanisms of myth and their aesthetic potentials. He has notably taken part in several collective exhibitions and residencies. His show at Centre SAGAMIE is his first solo exhibition.

The artist wishes to thank the CALQ, le conseil des arts de Saguenay and Ville Saguenay for their support for this project.

mardi 3 avril 2018

Fred Laforge


Fred Laforge
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

À l’intérieur de ma recherche, j’envisage l’expérience esthétique comme un espace de réflexion face au discours dominant. Dans cette perspective, je me suis longtemps intéressé à la représentation de corps atypiques, c’est-à-dire à certains types de corps faisant l’objet d’un jugement de valeur dépréciatif au sein des sociétés occidentales : principalement des personnes obèses, trisomiques ou des femmes à forte pilosité. L’objectif étant d’étudier comment les représentations du corps sont normées par le discours dominant, mais aussi comment les comportements, les postures et les interactions entre individus sont conditionnés par ce même discours. À travers ma recherche, je questionne également la notion de perception, je cherche à comprendre comment l’expérience esthétique encourage le spectateur à observer autrement sa réalité quotidienne. Mon ambition est de témoigner de l’ambiguïté de la perception, et de souligner la complexité de l’expérience humaine. J’ai également un intérêt marqué pour les enjeux liés à la culture, notamment, en considérant d’un point de vue critique certaines formes de dualisme: l’identité et la diversité, la rigidité et la souplesse, la haute et la basse culture, la culture antique et contemporaine, la culture occidentale et autochtone.


Fred Laforge vit et travaille à Montréal. Il a terminé en 2016 un doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal.  Son travail a été diffusé au Canada comme à l’étranger lors de plusieurs expositions individuelles et collectives. Il a notamment participé à la Manif d’art de Québec, la Foire Papier, la Biennale de Vrsac en Serbie et la foire Scope à New York. Son travail a récemment été présenté au Musée National de l’estampe de Mexico. Fred Laforge a reçu de nombreuses bourses du Conseil des Arts et des Lettres du Québec et du Canada ainsi que du Fonds de recherche Société et culture du Québec. Ses œuvres font partie de collections privées et institutionnelles dont le Musée National des Beaux Arts du Québec.

https://www.fredlaforge.com/


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Fred Laforge
Artist in Residence


In my artistic practice, I envisage aesthetic experience as a space for reflection in the face of the dominant discourse. In this perspective, I have for many years focused on the representation of atypical bodies, i.e. certain types of bodies that are subjected to disparaging value judgments within Western societies: mainly obese, trisomic people or women with abundant body hair. The goal is not only to study how representations of the body are normalized by the dominant discourse, but also how behaviours, positions and interactions between individuals are conditioned by the same discourse. Through my research, I also explore the notion of perception in an attempt to understand how aesthetic experience encourages viewers to see their everyday life differently. My ambition is to testify to the ambiguity of perception and to underscore the complexity of human experience. I also have a strong interest in issues pertaining to culture, notably by viewing certain forms of dualism in a critical perspective: identity and diversity, rigour and flexibility, high and low culture, ancient and contemporary culture, Western and Indigenous culture.

Fred Laforge lives and works in Montreal. In 2016, he completed a practice-based Ph.D. in fine art at Université du Québec à Montréal. His work has been disseminated in Canada and abroad as part of several solo and group exhibitions. He has notably participated in the Manif d’art in Quebec City, the Paper Fair in Montreal, the Vrsac Biennale in Serbia and the Scope Fair in New York City. His work was recently shown at the Museo de la Estampa in Mexico City. Fred Laforge has received many grants from the Conseil des Arts et des Lettres du Québec, the Canada Council for the Arts as well as from the Fonds de recherche Société et culture du Québec. His works are part of private and institutional collections, among which the Musée National des Beaux Arts du Québec.

https://www.fredlaforge.com/

lundi 26 mars 2018

Katherine-Josée Gervais



Katherine-Josée Gervais
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Katherine-Josée Gervais s’inscrit à l’intérieur d’une démarche portant sur la poésie du vide comme réédification à la banalité du quotidien, confrontant et soulignant l’incohérence du sens de notre existence. Elle a travaillé sur des chantiers de construction pendant des années avant de se tourner vers des études universitaires et est présentement doctorante en Études et pratique des arts à l’UQAM. Elle compte diverses expositions collectives et performances à son actif autant au Québec qu’en France (Martel en tête, Paris ; HoMa2, Maison de la Culture de Maisonneuve ; Verticale, Laval,...). Elle a également mis en œuvre et coorganisé plusieurs évènements artistiques autogérés notamment RIPA, Legs, GPS (système de positionnement global) et est codirectrice des microéditions Boucane.

Sa pratique multidisciplinaire (dessin, performance et installation) s’appuie sur une narrativité ouverte et déconstruite ainsi que sur les limites de l’autoreprésentation. Elle revisite les codes symboliques et les conventions sociales dans des récits performatifs se situant entre la confession et l’autofiction. Ses propositions adoptent alors une posture critique autant politique que poétique ; par le truchement de la métaphore, elle formule un commentaire sur les relations humaines et une réflexion sur les rapports que nous entretenons entre les différentes sphères de notre identité. Ses recherches portent plus particulièrement sur l’élaboration du personnage-artiste, l’acte performatif et l’authenticité de la parole d’artiste. Dernièrement, son processus créatif donne une large part à l’imprévu et à la rencontre avec les citoyens.nes de toutes communautés lors de performances incluant le public et permettant une médiation de l’œuvre en direct.


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Katherine-Josée Gervais
Artist in Residence


Katherine-Josée Gervais’ practice is guided by an approach rooted in the poetry of emptiness in which the banality of the everyday is reconstructed by confronting and highlighting the incoherent meaning of our existence. She worked on construction sites for many years before taking up university studies and is currently pursuing doctoral studies in Art and research at UQAM. She has participated in various group exhibitions and carried out performances both in Quebec and in France (Martel en tête, Paris; HoMa2, Maison de la Culture de Maisonneuve ; Verticale, Laval,...). She has also initiated and co-organized several self-run art events, among which RIPA, Legs, GPS (Global positioning system) and she is the co-director of the micro-publishing house Boucane.

Her multidisciplinary practice (drawing, performance and installation) is based on an open and reconstructed narrativity as well as on the limits of self-representation. She revisits symbolic codes and social conventions in her performative stories that combine confession and autofiction. Her propositions are based on a critical stance that is at once political and poetic; through metaphorical means she develops a commentary on human relationships and a reflection on our interactions with various spheres of our identity. Her research is more specifically focused on the development of an artist-character, the performative act and the authenticity of the artist’s words. Recently, her creative practice increasingly embraces the unexpected and welcomes encounters with citizens from a broad range of communities during participative performances that propose a live mediation of the work.

lundi 5 mars 2018

Ann Karine Bourdeau Leduc



Ann Karine Bourdeau Leduc
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Convoquant des matériaux et des techniques issus du domaine de la construction, mes assemblages composites questionnent de manière distanciée et ouverte la figure symbolique de la maison. Mon travail se déploie à travers des installations sculpturales combinant des textures imprimées (granit, marbre, briques, ciment…) et des matériaux manufacturés (pin, merisier russe, gypse…). On retrouve au sein de mes murs inachevés un échantillonnage de textures et de matériaux de construction présentant des références domestique. À travers mes installations, je propose des assemblages incohérents en juxtaposant à mes structures non finies des accumulations de revêtements architecturaux. En imprimant les textures sur papier et en proposant des segments de murs, mes espaces domestiques sont finalement voués à l’échec, puisqu’ils n’ont rien de pérenne en comparaison à la protection qu’offre habituellement une maison. Entre construction et déconstruction, mes différents assemblages proposent un amalgame d’espaces non définis et incongrus provenant de chantiers de construction et de l’univers domestique.

Ann Karine Bourdeau Leduc vit et travaille à Montréal où elle a complété son baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) en 2016. Lauréate du prix Albert-Dumouchel pour la relève artistique en 2015, elle a également effectué des résidences de création à L’Imprimerie, centre d’artistes (Montréal), Imago (Moncton), Engramme (Québec) et l’Atelier Circulaire (Montréal). Elle présentera sa première exposition solo, Structures temporaires : Unfinished wall work, à Engramme en avril prochain.

http://annkarinebl.wixsite.com/annkarinebl


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Ann Karine Bourdeau Leduc
Artist in Residence


Drawing on materials and techniques from the construction industry, my composite assemblages question the symbolic figure of the house in a distanced and open manner. My work unfolds through sculptural installations that combine printed textures (granite, marble, bricks, cement…) and manufactured materials (pine, Baltic birch, gypsum…).  On the uncompleted walls there are samples of textures and construction materials with domestic references. With my installations, I propose incoherent assemblages by juxtaposing accumulations of architectural coverings with my unfinished structures. In printing textures on paper and presenting wall segments, my domestic spaces are ultimately doomed to fail, because there is nothing permanent about them in comparison with the protection that a house usually provides. Between construction and deconstruction, my various assemblages propose a blend of undefined and incongruous spaces taken from construction sites and the domestic world.

Ann Karine Bourdeau Leduc lives and works in Montreal where she completed a BFA at Université du Québec à Montréal (UQAM) in 2016. A recipient of the 2015 Albert-Dumouchel award for emerging artists, she has also carried out residencies at L’Imprimerie, an artist centre (Montréal), Imago (Moncton), Engramme (Quebec City) and l’Atelier Circulaire (Montreal). She will present her first solo exhibition Structures temporaires : Unfinished wall work at Engramme in April, 2018.

http://annkarinebl.wixsite.com/annkarinebl

lundi 19 février 2018

Nelson Henricks



Nelson Henricks
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Artiste, écrivain, commissaire et musicien, Nelson Henricks est mieux connu pour ses vidéogrammes et ses installations vidéo, qui ont été présentés au Québec, au Canada et à travers le monde. Ses premières monobandes exploraient des questions d’identité en rapport avec la notion de la voix autobiographique. Ensuite, ses œuvres ont traité la façon dont la conscience est liée au temps et la perception. Après 1999, il a travaillé de plus en plus avec l'installation vidéo multicanal. La pratique artistique de Henricks inclut aussi la photographie, la peinture, le dessin et d'autres médias.

À la fois poétique et ironique, le travail de Henricks est toutefois dédié à l’expérimentation, mais avec un fort ancrage dans la culture populaire. Plusieurs de ses productions des années 2000 ont été concernées par des modalités de rendre le son visible. Des installations vidéo telles que Satellite (2004), Les Sirènes (2007), Les mots retranchés (2010) et 2287Hz (2011) ont abordé cette idée de diverses façons. Son intérêt de rendre le son visible est accompagné par une préoccupation du transfert de matériel : la traduction des phénomènes d’un matériau/médium à un autre. Depuis 2012, sa recherche se concentre principalement sur la synesthésie, un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés.

Ses œuvres sont dans la collection du Musée des beaux-arts du Canada, du Museum of Modern Art (New York), du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, la Galerie Leonard et Bina Ellen de l’Université Concordia, et la collection de la Banque Nationale.

Pour plus de renseignements, visitez : http://www.nelsonhenricks.com


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Nelson Henricks
Artist in Residence


Artist, writer, curator and musician, Nelson Henricks is best known for his videotapes and video installations, which have been exhibited in Québec, Canada and internationally. His early single-channel videos explored identity as related to notions of autobiographical voice: later ones investigated the nature of consciousness as related to time and perception. Since 1999, he has worked increasingly with multi-channel video installation. Video works are complemented by forays into photography, painting, drawing and other media.

Both poetic and ironic, Henricks work is committed to experimentation while also being grounded in popular culture. Much of his production of the 2000s was concerned with different modalities of making sound visible. Video installations such as Satellite (2004), The Sirens (2007), Unwriting (2010) and 2287Hz (2011) approached this idea in different ways. Henricks preoccupation with making the invisible visible is complemented by an interest in material transfer: the translation of phenomena from one material or medium to another. Since 2012, his research has focused on synaesthesia, cross-modal sensory perception in which two or many senses are associated with one another.

Henricks work is in the collections of the National Gallery of Canada, the Museum of Modern Art (New York), the Musée des beaux-art de Montréal, the Musée national des beaux-art du Québec, Concordia University’s Leonard and Bina Ellen Gallery, and the collection of the Banque Nationale.

For more information on his work, please visit: http://www.nelsonhenricks.com


mardi 6 février 2018

Carol-Ann Belzil-Normand



Carol-Ann Belzil-Normand
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Par ma pratique en arts numériques et en arts visuels, j’adopte une posture de frivolité, soit par l’idée de la métamorphose ou par une critique de la méthode scientifique. Mon travail démontre une forte opposition entre le souci du détail et le laisser-aller qui peut se manifester par l’humour ou par l’échec. Le frivole joue un rôle d’agent détracteur par rapport à l’élaboration sérieuse d’une production. De la céramique à l’animation, du son à la fabrication de mobilier, du Web à la feuille de papier, de la programmation à la forme fixe d’une sculpture, il y a une correspondance qui opère entre les médiums de nature matérielle et ceux de nature immatérielle.

Carol-Ann Belzil-Normand vit et travaille à Québec. Elle détient une maîtrise en arts visuels ayant pour sujet la posture éthique et esthétique du frivole dans sa création. Lors de sa maîtrise, elle a été sélectionnée pour faire une résidence à La Bande Vidéo avec la contribution du Fonds Fondation-René-Richard de l’École d’art de l’Université Laval. De plus, elle est récipiendaire de deux bourses du programme Première Ovation de la Ville de Québec. Parallèlement, elle collabore à de nombreux événements multidisciplinaires alliant le son, la vidéo et la performance. Ses films d’animation ont été présentés lors de nombreux festivals notamment en Allemagne, au Canada, en Catalogne, aux États-Unis, en France, en Italie et en Russie.

http://www.carolann.cool/


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Carol-Ann Belzil-Normand
Artist in Residence

In my digital arts and visual arts practice, I take a frivolous stance, either through the idea of metamorphosis or through a critique of the scientific method. My work conveys a strong opposition between an eye for detail and a laxness that can manifest itself through humour or failure. The frivolous plays the role of an agent of distraction in relation to the development of a serious production. From ceramics to animation, from sound to furniture making, from the Web to a piece of paper, from programming to the static form of sculpture, there is a correspondence that operates between mediums of a material nature and those of an immaterial one.

Carol-Ann Belzil-Normand lives and works in Quebec City. She holds a MFA in which she focused on the ethical and aesthetic stance of the frivolous in her practice. During her MFA studies, she was selected to carry out a residency at La Bande Vidéo with assistance from Fonds Fondation-René-Richard of the Université Laval Fine Arts department. Moreover, she has received two First Ovation awards from the City of Quebec. In addition to these activities she has taken part in many multidisciplinary events that combine sound, video and performance. Her animation films have been shown at numerous festivals, notably in Germany, Canada, Catalonia, the US, France, Italy and Russia.

http://www.carolann.cool/

lundi 29 janvier 2018

Sophie Lambert



Sophie Lambert
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Son travail de réalisatrice et d’artiste est une réflexion sur les relations humaines dans laquelle elle questionne le corps et l’identité dans son aspect tant individuel qu’universel. Ainsi, Sophie Lambert pose un regard sur notre société, nos façons d’entrer en relation avec les autres, l’image qu’on dévoile publiquement et les facettes moins visibles et intimes de l’être humain.

Ces séries d'oeuvres artistiques sont des collections d'expériences similaires. L'artiste réfléchit sur l'interconnexion entre les gens sur les réseaux sociaux. Elle récolte des images et invite le monde à se prêter à son art expérientiel.

L'oeuvre qu'elle aborde durant sa résidence, s'intitule « Paparazzi »  une réflexion sur le vedettariat à travers des gros plans de corps de personnalités connues. L'oeuvre devient une un décloisonnement entre ce qui relève du public et du privé, du nom, du corps et de l'identité. Ces clichés ont été diffusés discrètement sur Instagram (sophie_et_nous) mais se retrouveront maintenant regroupés en une fresque de gros plans de peaux, de poils et de rides.

Elle a exposé à trois reprises à la foire d’art contemporain de Saint-Lambert. En 2014 elle a présenté une immense exposition de ses œuvres collaboratives à L'Arsenal de Montréal. Son œuvre « l'envers de la face book » se promène depuis 3 ans avec l'exposition nomade « Mouvement art mobile » qui s'est arrêtée à Montréal à Sherbrooke et en Abitibi.  En tant que réalisatrice et documentariste, elle a signé le film « L'amour au temps du numérique » et a remporté quatre Prix Gémeaux, meilleure série documentaire (2010), meilleure réalisation émission magazine (2007), meilleure réalisation émission culturelle (2002) et meilleur reportage (2002).


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Sophie Lambert
Artist in Residence


Her work as a filmmaker and as a visual artist is a reflection on human relations questionning body awareness as individual and as universal phenomena. Thus, Sophie Lambert looks at this society, the way we relate to others, the image we project in public and other less visible, more intimate aspects of being human.

These art serials are based on similar kinds of experiences. Sophie is interested in the relationship between social media and the people who use it. The artist gathers images by inviting people to participate in her projects.

The title of the work she will do during the residence is « Paparazzi » a look at celebrity through close-ups of known personalities. The artwork reveals the ambiguity between that which is in the public and the private spheres with regards to the body and identity. The snapshots were discretely diffused  on Instagram (sophie_et_nous) but are now grouped together in a mural composed of hair, wrinkles and pores.

She exhibited three times with the Foire d'art contemporain de Saint-Lambert. In 2014 she presented a huge exhibition of her collaborative works at L'Arsenal in Montreal. Her work « The Other Face of Facebook » has been touring for the past three years with the itinerant exhibition « Mouvement art mobile » with stops in Montreal, Sherbrooke and Abitibi. As a documentary filmmaker, she recently released « L'amour au temps du numérique » et was awarded four Prix Gémeaux : best documentary series (2010), best direction of a « magazine » program (2007), best direction of a cultural program (2002) and best documentary story (2002).