lundi 9 mars 2020

François Morelli


Soulèvements (tampon encreur au mur), exposition : Mille-feuilles. Quand le dessin a lieu. à la Maison des arts de Laval, 2019-2020, crédit photo Guy L'Heureux. // Uprising, exhibition : Mille-feuilles at Maison des arts de Laval, 2019-2020, photo credit Guy L'Heureux.

François Morelli

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

François Morelli est né à Montréal. En 1975 il reçoit un BFA de l’université Concordia. Il enseigne à l’université du Québec à Chicoutimi à l’hiver de 1981 avant de s’installer dans la région New-Yorkaise de 1981 à 1991. Il reçoit un MFA du Mason Gross School of the Arts de l’université Rutgers à New Brunswick New Jersey en 1983 où il enseigne par la suite de 1983 à 1990. À son retour au Québec en 1991 il enseigne à l’Université du Québec à Trois Rivières jusqu’à 1996. Il a été professeur à l’Université Concordia de 1996 à 2018. Il a fait partie de la galerie Christiane Chassay de 1991 à 2004 et de la Galerie Joyce Yahouda à Montréal 2006 à 2016. En 1993 il reçoit le prix d'Excellence de la Biennale de dessin et d'estampe d'Alma et en 2007 le Prix Louis Comtois de la Ville de Montréal.

François Morelli poursuit une démarche polyvalente (en dessin, estampe, installation, performance et sculpture) marquée par un questionnement soutenu quant au statut de l'objet à l'intérieur des processus de création et de la perception de l'oeuvre. Il s'intéresse aux notions de passage, de circulation et de transformation. Pour lui l'oeuvre se fait souvent l'écho d'une action passée ou d'une intervention visant à traduire (non seulement dans l'espace, mais aussi dans le temps) les rapports de l'artiste avec la société, des individus entre eux, ou de l'individu avec l'objet.* 

* Pierre Landry L’origine des choses, (1994), Musée d’art contemporain de Montréal


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François Morelli was born in Montreal. In 1975 he graduated with a BFA from Concordia University. He taught at the Université du Québec à Chicoutimi for the winter semester of 1981 before settling in the New York City area from 1981 to 1991. In 1983, he obtained an MFA from Mason Gross School of the Arts at Rutgers University in New Brunswick, New Jersey where he subsequently taught from 1983 to 1990. Upon his return to Quebec he taught at Université du Québec à Trois-Rivières until 1996. He was a professor at Concordia University from 1996 to 2018. He was represented by Christiane Chassay from 1991 to 2004, and Joyce Yahouda from 2006 to 2016. In 1993, he received the award for Excellence at the Biennale de dessin et d'estampe d'Alma and in 2007 the Prix Louis Comtois from the City of Montreal.

Morelli pursues a multifaceted approach (drawing, printmaking, installation, performance and sculpture) marked by a sustained interrogation of the object and its status within both the creative process and the perception of the artwork. He is interested in ideas of passage, circulation and transformation. For Morelli, the artwork is often the echo of a past action or intervention that aims to translate relationships (both in space and time) between the artist and society, between individuals, and between the individual and the object.*

* Pierre Landry L’origine des choses, 1994, Musée d’art contemporain de Montréal


lundi 2 mars 2020

Vincent Lafrance


Vincent Lafrance

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Vincent Lafrance (n.1978) est un photographe et vidéaste établi à Montréal au Canada. Il est titulaire d’un baccalauréat en photographie de l’Université Concordia. Son travail a été présenté au Canada et en Europe et au Mexique. Ses œuvres font partie de la collection d’œuvres d’art d’Hydro-Québec et de plusieurs collections privées, au Canada et aux États-Unis. Depuis 2011, sa pratique en photographie est orientée vers la représentation de la nuit. Il s’intéresse aux étranges zones de perception qu’offre l’obscurité dans les campagnes et villages du Québec et des États-Unis. Cette recherche lui a permis d’obtenir le Prix du duc et de la duchesse d’York en photographie, offert par le Conseil des arts du Canada. Il enseigne la photographie dans le département d’art visuel au Champlain College de Lennoxville, Canada.


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Vincent Lafrance (b.1978) is a photographer and videographer based in Montréal, Canada. He holds a Bachelor of Photography from Concordia University. He has exhibited in Canada, Europe and Mexico. His works are included in the Hydro-Québec art collection and several private collections in Canada and the United States. Since 2011, his photographic practice has been oriented toward representations of the night. He is interested in the strange zones of perception found in darkness in the countryside and villages of Quebec and the United States. This research has won him a Duke and Duchess of York photography prize from the Canada Council for the Arts. He teaches photography in the Department of Visual Art at Champlain College in Lennoxville, Canada.

lundi 24 février 2020

Maryse Goudreau



Maryse Goudreau

Résidences INTER-CENTRES

[English Follows]

Maryse Goudreau est artiste, cinéaste et chercheuse indépendante. Elle réalise des oeuvres où se croisent images, documents, gestes de soin artistique et participatifs. Hybride, sa création traverse la photographie mais aussi l’essai vidéographique et photographique interactif, des dispositifs immersifs, l’art action, ou encore l’art sonore. 

Depuis 2012, elle crée une archive dédiée au béluga. Elle la constitue comme une oeuvre ouverte pour laquelle elle assemble des données et des créations multiples, qui sont amenées à se développer sur deux décennies. Maryse Goudreau investit le champ de l’art à portée sociale avec plusieurs projets participatifs sur la péninsule gaspésienne où elle vit, incluant Manifestation pour la mémoire des quais et Festival du tank d’Escuminac – première et dernière édition. 

Ses plus récentes expositions ont été présentées à : la Biennale de Venise (Pavillon du Centre PHI de Montréal, 2019), Dazibao (Montréal), Galerie Leonard et Bina Ellen (Montréal), Le Museo de la Cancilleria / Instituto Matias Romero (Mexico), VU – Centre de production et de diffusion de la Photographie (Québec), Annenberg Space for Photography (Los Angeles, É.-U.), Centre Bang (Chicoutimi), Centro de Arte Contemporáneo Wifredo Lam (La Havane, Cuba) et au Musée des beaux-arts de Montréal.

Elle a publié les livres L’Appel (2012) et Histoire sociale du béluga (2016). Plusieurs prix lui ont été décernés, dont le Prix Lynne-Cohen (2017) en partenariat avec le Musée national des beaux-arts du Québec. Ses oeuvres font partie de plusieurs collections, incluant celles du Musée des Beaux-Arts de Montréal et du Musée d’art contemporain de Baie St-Paul.

Maryse Goudreau vit et travaille à Escuminac en Gaspésie où elle s’investit également en permaculture.


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La résidence de Maryse Goudreau est réalisée dans le cadre du programme d’échange Résidences INTER-CENTRES entre 7 centres d’artistes partenaires qui ont en commun leur situation géographique en périphérie des grands centres urbains : VASTE ET VAGUE (Carleton-sur-Mer), EST-NORD-EST (Saint-Jean-Port-Joli), ADMARE (Îles-de-la-Madeleine), CARAVANSÉRAIL (Rimouski), ESPACE F (Matane), L'ÉCART (Rouyn-Noranda) et le Centre SAGAMIE (Alma). Ce programme interrégional d’échanges permet ainsi de faire rayonner, sur l’ensemble du territoire québécois, la recherche d’artistes ayant fait le choix de développer leur carrière en région. Le projet permet également le développement de partenariats structurants en favorisant la communication et le partage entre les centres d’artistes participants. Le projet Résidences INTER-CENTRES est soutenu par le Programme de partenariat territorial du Saguenay–Lac-Saint-Jean 2017-2018 issu de l’Entente de partenariat entre le CALQ et les MRC de cette région.


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Maryse Goudreau is an artist, filmmaker and independent researcher. She creates works that intersect images, documents and gestures of artistic and participative care. Her hybrid creative approach mobilizes photography but also the interactive video and photographic essay, immersive apparatuses, action art, as well as sound art. 

Since 2012, she has created an archive dedicated to the beluga whale. This archive is put together in the manner of an open work for which she combines diverse data and various works in a project that is intended to be developed over decades. Maryse Goudreau contributes to the social art field through various participative projects on the Gaspé peninsula where she lives, among which Manifestation pour la mémoire des quais and Festival du tank d’Escuminac – première et dernière édition. 

Her latest exhibitions were presented at: the Venice Biennale (Pavilion of the Centre Phi - Montreal, 2019), Dazibao (Montreal), Leonard and Bina Ellen Gallery (Montreal), Le Museo de la Cancilleria / Instituto Matias Romero (Mexico City), VU – Centre de production et de diffusion de la Photographie (Quebec City), Annenberg Space for Photography (Los Angeles, US), Centre Bang (Chicoutimi), Centro de Arte Contemporáneo Wifredo Lam (Havana, Cuba) and the Montreal Museum of Fine Art.

She is the author of the books L’Appel (2012) and Histoire sociale du béluga (2016). She has received several awards, among which the Prix Lynne-Cohen (2017) in partnership with Musée national des beaux-arts du Québec. Her works are part of several collections, including those of the Montreal Museum of Fine Arts and the Musée d’art contemporain de Baie St-Paul.

Maryse Goudreau lives and works in Escuminac, Gaspésie where she also dedicates her time to permaculture.


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Through its transportation, technical assistance and work dissemination support, the project Résidences INTER-CENTRES Residencies will ensure a Quebec-wide visibility for artists who have chosen to pursue their careers in the regions. This interregional exchange program between the Centre Sagamie and six co-production centres (VASTE ET VAGUE (Carleton-sur-Mer), EST-NORD-EST (Saint-Jean-Port-Joli), ADMARE (Îles-de-la-Madeleine), CARAVANSÉRAIL (Rimouski), ESPACE F (Matane), L'ÉCART (Rouyn-Noranda)) will make it possible to develop structuring partnerships by fostering communication and exchange between these artist-run centres who share the situation of being located at the periphery of large urban centres. This project has been made possible thanks to funding support from the Saguenay-Lac-Saint-Jean 2017-2018 Territorial Partnership Program that emerged thanks to the Partnership Agreement between the CALQ and the regional MRC.

mardi 11 février 2020

Thomas Watson



Thomas Watson

Artiste en résidence / Artist in residence [English Follows]


Commonolithic (Watson) réfléchit à la manière dont les images deviennent des objets, par un rapprochement entre des pratiques de l'image numérique et un intérêt sculptural pour la dimension imaginative de la matérialité. À travers la sculpture, l'imprimé et les œuvres d'art en réalité virtuelle, Commonolithic crée des expériences spatiales et matérielles à partir d'images sources numériques. Son travail interroge notre ère actuelle basée sur une politique du temps et qui déteint en politique de l'espace.

Né en Angleterre, Commonolithic (Watson) détient une maîtrise en arts visuels de l'Université Concordia à Montréal, Canada. Son travail a été exposé à New York, États-Unis (Flux Factory, Art Helix), Londres, Manchester et Bristol, au Royaume-Uni (Hackney Wicked, Cornerhouse Micro-commission, Plan 9), à Helsinki, Finlande (Cable Factory), à Medellin, Colombie (Universidad Nacional de Colombia), à Aarhus, Danemark (Spanien 19c), à Montréal, où il travaille (Sporobole, galerie Laroche/Joncas, galerie Stewart Hall) et en ligne avec la Wrong Biennale 2019/20. Commonolithic était l'artiste en résidence à Sporobole Centre en art actuel, Sherbrooke CA et à l'Universidad Nacional de Colombia, Medellin. Il est le récipient d'une bourse en Recherche et création du Conseils des arts du Canada Council et d'une bourse en Création artistique du Arts Council England.



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Commonolithic (Watson) considers how images become objects, bridging the gap between lens-based practices and a sculptural concern with the imaginative dimension of materiality. Through sculpture, print and virtual reality artworks Commonolithic develops spacial and material experiences from digital image sources. The work addresses the contemporary moment as one of a politics of time bleeding into a politics of space.

Born in England, Commonolithic (Watson) has an MFA in sculpture from Concordia university, Montreal Canada. His work has been exhibited in New York, USA (Flux Factory, Art Helix), London, Manchester and Bristol, UK (Hackney Wicked, Cornerhouse Micro-commission, Plan 9), Helsinki, Finland (Cable Factory), Medellin, Colombia (Universidad Nacional de Colombia), Aarhus, Denmark (Spanien 19c), in Montreal where he is based (Sporobole, Galerie Laroche/Joncas, Stewart Hall Gallery) and online in the Wrong Biennale 2019/20. Commonolithic was artist-in-residence at Sporobole Centre en art actuel, Sherbrooke CA and The Universidad Nacional de Colombia, Medellin, and was the recipient of a Research and Creation grant from Canada Council for the arts and a Grant for the arts from Arts Council England.

lundi 3 février 2020

Patrick Bérubé



Patrick Bérubé

Artiste en résidence / Artist in residence

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Patrick Bérubé a obtenu une Maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal en 2005. Finaliste pour le prix Pierre Ayot à deux reprises, son travail a été remarqué sur la scène nationale et internationale par ses participations à de nombreuses expositions et événements majeurs, notamment à New York, Berlin, Londres et au Luxembourg. Il compte également plusieurs séjours en résidence d’artiste, dont le Hangar à Barcelone, en Espagne, la Cité internationale des Arts à Paris, et à Buy-Sellf, à Bordeaux. Membre actif de la galerie Clark à Montréal, il a aussi réalisé plusieurs œuvres d’intégration à l’architecture (1%).

Voir le site de l'artiste

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Patrick Bérubé received an MFA from Université du Québec à Montréal in 2005. A two-time finalist for the Pierre Ayot award, he has produced a body of work that has been recognized on the national and international scene thanks to numerous exhibitions and participation in major events, notably in New York, Berlin, London and Luxemburg. He has also carried out many artist residencies, among which Hangar in Barcelona, Cité internationale des Arts in Paris, and Buy-Sellf, in Bordeaux. An active member of Galerie Clark in Montreal, he has also created several public works as part of the art and architecture integration program (1%).

lundi 27 janvier 2020

Julie Caissie


Julie Caissie

Résidences INTER-CENTRES

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Julie Caissie est une artiste visuelle acadienne originaire de Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Son travail met en scène la fragilité de la présence humaine et minérale. L’intensité des couleurs et la fluidité des coups de pinceau qu’elle utilise dérivent de son corps en mouvement et de sa vibration qui sont souvent provoqués par des actes performatifs. Cette confrontation du corps, du paysage, des couleurs, de l’espace, des frontières, et des disciplines qui composent sa démarche interrogent notre compréhension sensible de l'espace que nous habitons ou que nous fantasmons.

Julie explore les relations subtiles entre les points de rencontre et les croisements disciplinaires de la peinture, la photographie, la performance, et la sculpture. Cette intention générale, où les explorations n’ont pas de frontières, capte une compréhension sensorielle de l’espace que nous habitons.

L’artiste aménage son environnement dans des réseaux et crée des univers peu familiers ou contradictoires. L’observateur est invité à voyager dans une surface, une ligne, un espace, une zone, une vitesse ou dans les marges du sens. L’artiste propose une réévaluation de l’attachement que nous avons à la matérialité de l’objet pour remettre en question le rapport à notre culture contemporaine et à la représentation de celle-ci.

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Le projet Résidences INTER-CENTRES permet de faire rayonner, sur l’ensemble du territoire québécois, la recherche d’artistes ayant fait le choix de développer leur carrière en région en soutenant la mobilité, soutien technique et la diffusion de leur travail. Ce programme interrégional d’échanges entre le Centre SAGAMIE et six centres coproducteurs permettra le développement de partenariats structurants en favorisant la communication et le partage entre ces centres d’artistes qui ont en commun leur situation géographique en périphérie des grands centres urbains.


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Julie Caissie is an Acadian visual artist from Moncton, New Brunswick.

Her work depicts the fragility of the human and mineral presence in our world. Often the results of performative acts, the movement of her body and its vibration inform the intensity of the colours and the brush strokes she use. This clash between the body, landscape, colours, space, borders and the media that form her process questions our sensitive understanding of the space we inhabit or fantasize about.

Julie explores the subtle relationships where painting, photography, performance, and sculpture meet and intersect to become interdisciplinary. This overall intention, where nothing is out of exploratory bounds, captures a sensory understanding of the space we inhabit.

The artist arranges her environment in networks and creates unfamiliar or contradictory universes. The observer is invited to travel in a surface, a line, a space, an area, a speed or in the margins of sense. The artist proposes a reassessment of our attachment to the materiality of the object in order to question the relation to our contemporary culture and the representation of it.

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Through its transportation, technical assistance and work dissemination support, the project Résidences INTER-CENTRES Residencies will ensure a Quebec-wide visibility for artists who have chosen to pursue their careers in the regions. This interregional exchange program between the Centre Sagamie and six co-production centres will make it possible to develop structuring partnerships by fostering communication and exchange between these artist-run centres who share the situation of being located at the periphery of large urban centres.

lundi 20 janvier 2020

Morgane Clément-Gagnon


Morgane Clément-Gagnon

Artiste en résidence / Artist in residence 

[English Follows]

Le travail de Morgane Clément-Gagnon consiste en des études photographiques et des installations vidéos des territoires nordiques, incluant des images qui explorent la fonte de la neige, la formation de nuages et la fragilité du relief. Informées par son passé académique en philosophie, les images de Clément-Gagnon invite le.la spectateur.rice dans un espace d’ambiguïté et d’introspection. Sous une perspective phénoménologique et existentialiste, elle comprend le réel comme un collage subjectif de différentes perceptions, redonnant ainsi crédit à une foule d’expériences. Pour elle, les paysages nordiques habillent ses questionnements : changeant, imprévisible, fatal et fragile, le Nord est un miroir qui renvoie à notre inconscient et à nos paradoxes intérieurs. Enquêter dans un paysage hostile, c’est finalement chercher en soi.

Cet intérêt envers la nordicité l’a menée à se retirer dans des environnements isolés comme l’Islande (SIM residency), les fjords norvégiens (PRAKSIS) ainsi que l’île d’Anticosti (Résidence Nomade).

Voir le site de l'artiste


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Morgane Clément-Gagnon’s work consists of still and moving photographic installations of northern territories, including images that explore the melting of ice, cloud formations and the fragility of rock formations. Informed by her academic experience in philosophy, her images invite the viewer into a space of ambiguity and introspection. Through a phenomenological and existential perspective, she understands reality as a collage of subjective perceptions, thus giving credit to a myriad of experiences. For her, northern landscapes inhabit her questioning : changing, unpredictable, fatal and fragile, the North is a mirror reflecting our subconscious and our inner paradoxes. Inquiring within landscape is, in the end, looking within us.

This interest in the idea of the North pushed her to experience isolated environments such as Iceland (SIM residency), norwegians villages (PRAKSIS) and the Anticosti Island (Nomad Residency).

See the artist's website

jeudi 16 janvier 2020

Ed Pien


Ed Pien

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

[English Follows]

« Qu’est-ce donc que le temps ?
Si personne ne me le demande, je le sais ;
si je cherche à l’expliquer à celui qui m’interroge, je ne le sais plus.
Cependant j’affirme avec assurance qu’il n’y aurait point de temps passé,
si rien ne passait ; qu’il n’y aurait point de temps à venir,
si rien ne devait succéder à ce qui passe,
et qu’il n’y aurait point de temps présent si rien n’existait. »

Confessions, Livre XI, trad. Péronne et Ecalle remaniée par P. Pellerin, Nathan, 1998.

Le temps est plus qu’un concept philosophique et une construction quantifiable. Personne n’échappe au temps. Tout le monde est contraint et influencé par lui. Le temps nourrit, et il fait des ravages ; il peut nous aider à oublier ou consoler et guérir.

Est-ce que le fait de partager des durées de temps et de réfléchir sur son impact peut nous permettre de mieux le comprendre, d’avoir plus ou moins de maitrise sur lui ?

Depuis 2014, je travaille avec un petit groupe d’aînés à St. Augustine, Cuba. Nous discutons de la notion du temps dans un processus qui est documenté au fil du temps. Le projet est évolutif. Sa durée sera déterminée soit par leur mort, ou bien la mienne, ou lorsque les aînés ne seront plus intéressés à collaborer avec moi. 

J’ai rendu visite aux aînés deux fois par an en utilisant principalement la vidéo et la photographie pour documenter nos rencontres. Dans son ensemble, l’exercice est bien plus qu’une discussion sur le temps. Ce n’est que par l’expérience et le passage du temps que les œuvres d’art incarnées peuvent être continuellement réévaluées, façonnées et refaçonnées.

L’équipe du Centre SAGAMIE m’aidera à produire une archive visuelle à partir d’une sélection de photographies qui témoignent de certaines de nos interactions. La publication comportera également de courtes citations de chacun des 13 participants. 


Ed Pien détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Western et une maitrise en arts visuels de l’Université York.

Le travail de Pien a été exposé dans plusieurs institutions, dont le Drawing Centre à New York ; le Victoria & Albert Museum ; le Centre culturel canadien, Paris ; l’Institut Goethe, Berlin ; Langage Plus, Alma ; YYZ, Toronto ; le Musée des beaux-arts de l’Ontario ; le Musée des beaux-arts de Montréal ; le Musée d’art contemporain, Montréal ; Oboro, Montréal ; Axenéo7, Gatineau ; Art Gallery of Greater Victoria, Victoria; Mendel Art Gallery, Saskatoon ; Songzhuang Art Centre, Beijing ; Musée des beaux-arts du Canada ; et au MASS MoCA, Massachusetts. Il a participé à la Biennale de Montréal, à la Biennale de Sydney, à la Biennale de Moscou, à la Biennale internationale de Beijing, ainsi qu’à la Biennale de Curitiba, au Brésil. Au printemps 2020, Pien participera à la Bienal Internacional de Asunción, au Paraguay.


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" What then is time? Provided no one asks me, I know, If I want 
to explain it to an enquirer, I do not know. But I confidently affirm
myself to know that if nothing passes away there is no past time,
and if nothing arrives there is no future time, and if nothing 
existed there would be no present time. "

Augustine of Hippo, extract from the Confessions (397 - 98 CE); trans. Henry Chadwick (Oxford: Oxford University Press, 1992) 230 -32; 243

Time is more than a philosophical concept and quantifiable construct. No one escapes time. Every one is compelled and impacted by it. Time nurtures, takes it toll; time may help us to forget or console and heal. By sharing durations of time and being self-reflexive of time’s impact, can we make better sense of it, do we feel having more or less control over it?

Since 2014, I have been working with a small group of Elders in St Augustine, Cuba. Together, the Elders and I engage in discussions that explore the notion of time, documented over time. This project is ongoing. Its duration will be determined either by their or mine death, or when the Elders lose interest in continuing to work with me.

I have been visiting the Elders twice a year using predominantly video and photography to capture our encounters. The entire undertaking is more than a discussion of time. It is only through the experiencing and passing of time together that the embodied artworks could be continually negotiated, shaped and reshaped.

The team at Centre SAGAMIE’s Publication Residency will help me produce a visual archive from selected photographs showing some of our interactions and it will also include a short quote from each of the 13 participants.


Ed Pien received a BFA from Western University and a MFA from York University. 

Pien has shown in venues that include the Drawing Centre, NYC; the Victoria & Albert Museum; The Canadian Culture Centre, Paris; The Goethe Institute, Berlin; Langage Plus, Alma; YYZ, Toronto; The Art Gallery of Ontario; Musée des beaux arts; Musée d’art contemporain; Oboro, Montreal; Axenéo7, Gatineau; Art Gallery of Greater Victoria, Victoria; The Mendel Art Gallery, Saskatoon; Musée des beaux-arts, Montreal; Songzhuang Art Centre, Beijing; the National Art Gallery of Canada; and at MASS MoCA, Massachusetts. He has participated in the Montreal Biennale; the Sydney Biennale; the Moscow Biennale; the Beijing International Biennale, as well as the Curitiba Biennial, Brazil. In spring 2020, Pien will participate in the Bienal Internacional de Asunción, Paraguay.

lundi 6 janvier 2020

Anne-Marie Ouellet & Hermine Ortega



Anne-Marie Ouellet & Hermine Ortega

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

[English Follows]

Anne-Marie Ouellet réalise des interventions dans l’espace public accompagnées d’instructions et de documentation textuelles, graphiques, photographiques et vidéographiques. Elle met généralement de l’avant des comportements individuels et collectifs qui questionnent les normes sociales. Hermine Ortega réfléchit depuis de nombreuses années à la puissance de l’imprimé, à travers une pratique multidisciplinaire, ainsi qu'aux liens entre l'art et le politique. De 2017 à 2019, elles ont collaboré, au sein du collectif KABANE77 aux Cahiers des impossibles, un journal mensuel gratuit imprimé au risographe, pour lequel Anne-Marie a travaillé sur le graphisme (mise en page et visuels) et Hermine a effectué un travail de rédaction, d'édition et de correction. Au début de l’année, elles ont lancé Nullica, une nouvelle collection de la maison d’édition L’Oie de Cravan (images et poésie), où elles ont travaillé ensemble sur trois titres : Lune très belle, Petits morceaux de jeune homme et La fleuve.

La résidence à SAGAMIE leur donnera la possibilité de lier étroitement le texte, l’image et l’objet à travers la création de L’île, un livre reflétant une déambulation réelle ou rêvée dans la ville de Laval, à la croisée de la pièce de théâtre, du petit manuel du promoteur immobilier et du tract politique.

« Comme si Vincent Guzzo avait lu Bruce Bégout »
– S.


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Anne-Marie Ouellet creates interventions in public space and supplements them with instructions and textual, graphic, photographic and video documentation. She predominately foregrounds individual and collective behaviors that question social norms. For many years, Hermine Ortega has engaged in a multidisciplinary practice to reflect on the power of print, as well as the art and politics nexus. From 2017 to 2019, as part of the KABANE77 collective, they collaborated on the Cahiers des impossibles, a free monthly Risograph-printed journal for which Anne-Marie worked on the graphic design (layout and visuals) and Hermine ensured the writing, editing and revision. At the start of the year, they launched Nullica, a new collection of the L’Oie de Cravan (images and poetry) publishing house, where they worked together on three books: Lune très belle, Petits morceaux de jeune homme and La fleuve. 

Their residency at SAGAMIE will provide them with the opportunity to interweave text, image and objects through the creation of L’île, a book that relates a real or imaginary walk through the city of Laval and which combines elements of a theatrical play, the real estate developer's guidebook and a political pamphlet.

" As if Vincent Guzzo had studied Bruce Bégout "
– S.

lundi 9 décembre 2019

Amélie Laurence Fortin



Amélie Laurence Fortin

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Au cours de la dernière décennie, les sujets de l’exploration, du territoire et du temps deviennent les piliers fondamentaux de la pratique artistique d’Amélie Laurence Fortin. Avec les ensembles Le Roc étincelant (2010-2016) et Crash (2017-…), l’artiste traite de diverses perceptions de l’espace – l’espace naturel, l’espace de l’exploration, l’espace-temps, l’espace plein, l’espace vide, l’espace interplanétaire, etc.

Utilisant les limitations intrinsèques à chaque espace d’exposition comme point de départ scénographique et conceptuel de ses projets, sa pratique est tournée essentiellement vers l’installation multidisciplinaire où plusieurs pratiques telles que la sculpture cinétique, l’objet, la photographie, etc. sont rassemblés. Au cours des neuf dernières années, elle s’est embarquée dans de nombreuses aventures, expéditions, résidences, collaborations interdisciplinaires qui traduites en oeuvres et en expositions ont su démontrer de l’ingéniosité de sa pratique.

Amélie Laurence Fortin est une artiste en arts visuels et directrice générale et artistique (en sabbatique) de Regart, centre d'artistes en art actuel à Lévis (Canada). Son travail a fait l’objet d'expositions individuelles et collectives; de foires, de festivals et de collections privées et publiques tant au Québec qu’en Europe. Récipiendaire du Studio du CALQ à Berlin pour toute l’année 2020, elle exposera prochainement à la galerie des arts visuels (Québec), sera accueillie par Werktank vzw (Leuven, Belgique) pour la production d’une oeuvre en collaboration avec le Mois Multi (Québec) et le département de physique de l’université de Varsovie (Pologne) et qui sera présenté à la Künstlerhaus Bethanien GmbH (Berlin, Allemagne).



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Over the course of the last decade, the subject of exploration, territory and time became the main pillars of Amélie Laurence Fortin's artistic practice. In the work series Le Roc étincelant (2010-2016) and Crash (2017-…), the artist focuses on various perceptions of space – natural space, exploratory space, full space, empty space, interplanetary space, etc.

Using the limits that are inherent to each exhibition space as a scenographic and conceptual starting point for her projects, she has essentially turned her practice towards multidisciplinary installation in which several practices such as kinetic sculpture, objects, photography etc. are brought together. Throughout the past nine years, she has undertaken several adventures, expeditions, residencies and interdisciplinary collaborations that she was able to translate into works and exhibitions by way of her ingenious practice.

Amélie Laurence Fortin is a visual artist and the general and artistic director (currently on sabbatical) of Regart, an artist-run centre dedicated to contemporary arts in Lévis (Canada). Her work has been shown in solo and group shows, in art fairs, festivals, and it is included in private and public collection both in Quebec and Europe. She was awarded the CALQ Studio residency in Berlin for all of 2020 and has an upcoming exhibition at galerie des arts visuels (Quebec City), in addition to an invitation by Werktank vzw (Leuven, Belgium) to produce a work in collaboration with the Mois Multi (Quebec City) and the department of Physics at Warsaw University (Poland) that will be presented at Künstlerhaus Bethanien GmbH (Berlin, Germany).



lundi 2 décembre 2019

Ève K Tremblay


Ève K. Tremblay

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Née en 1972 dans une famille d’artistes, dont un père céramiste, Ève K. Tremblay a grandi entre le village de Val-David et Montréal. Après un DEC au Collège Jean-de-Brébeuf en lettres et communications (avec cinéma, photographie, et théâtre), elle rajoute un certificat en Études françaises et littérature à l’Université de Montréal, puis un autre à la Neighborhood Playhouse School of the theater (NYC - 1995). Elle passe de l’autre côté de la caméra. En 2000, elle gagne le Best Overall Achievement en photographie à l’Université Concordia à Montréal où elle étudie auprès de Mark Ruwedel, Evergon, Clara Gutsche, Raymonde April et Chris Knudsen. Ses œuvres témoignent de rituels et d’espaces méditatifs imaginés pour décanter le monde. Elles ont été publiées, exposées, et collectionnées ici et ailleurs (notamment: New York Times / Art Forum / Border Crossings / Le Devoir / MNBAQ / Bergen Kunsthall, NO / Kunstraum Kreuzberg, Berlin / Kunstverein Wolfsburg / MACM / MAC LAU / MACVAL, Biennale de Prague / Biennale nordique Momentum 7 / Petach Tikva Museum of Art / UWAG / SAAG / Leonard Bina Ellen Art Gallery / G-MK, Zagreb / Mac Laren Art Centre, Barrie / Occurrence, Montreal). De 2013 à 2015, elle prend des cours à la Greenwich House Pottery (NYC) dont le transfert d’images sur céramique. Depuis, elle met aussi en scène ses céramiques comme elle le fait avec les humains. Ses œuvres sont exposées à la Dorsky Gallery Curatorial Programs (NYC) dans At Sea jusqu’au 8 décembre. Son prochain solo à Montréal aura lieu à la Galerie Patrick Mikhail (11 janvier — 22 février).


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Born in 1972 to an artist family that includes a ceramist father, Ève K. Tremblay grew up in the small town of Val-David and in Montreal. After a junior college degree from Collège Jean-de-Brébeuf in humanities and communications (film, photography and theatre), she earned a certificate in French studies and literature from Université de Montréal, and another one from the Neighborhood Playhouse School of the Theatre (NYC- 1995). She subsequently moved behind the camera. In 2000 she won the Best Overall Achievement in Photography award from Concordia University in Montreal where she studied with Mark Ruwedel, Evergon, Clara Gutsche, Raymonde April and Chris Knudsen. Her works propose rituals and imagined meditative spaces to perceive the world in its essence. These works have been published, exhibited and collected here and abroad (notably: New York Times / Art Forum / Border Crossings / Le Devoir / MNBAQ / Bergen Kunsthall, NO / Kunstraum Kreuzberg, Berlin / Kunstverein Wolfsburg / MACM / MAC LAU / MACVAL, Prague Biennale / Momentum 7 - the Nordic Biennale / Petach Tikva Museum of Art / UWAG / SAAG / Leonard Bina Ellen Art Gallery / G-MK, Zagreb / Mac Laren Art Centre, Barrie / Occurrence, Montreal).From 2013 to 2015, she took classes at Greenwich House Pottery (NYC) to learn, among other things, how to transfer images onto ceramics. Since then, she has also staged ceramics in the same manner that she does with humans. Here works are currently being exhibited at Dorsky Gallery Curatorial Programs (NYC) in At Sea until December 8th. Her next Montreal solo show will be held at Galerie Patrick Mikhail (January 11- February 22).

lundi 25 novembre 2019

Isabelle Gagné


Isabelle Gagné

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Isabelle Gagné est une artiste multimédia qui vit et travaille à Mirabel. Fortement alimentée par son environnement numérique, l’artiste porte un intérêt particulier aux marqueurs du patrimoine québécois, à ses archives et ses paysages. Sa pratique s’articule par la photographie, la poésie, les archives numérisées ainsi que des dispositifs déployés sur le réseau. Dans le cadre de sa résidence à SAGAMIE, l’artiste se plongera à travers les 3600 oeuvres créés par son dispositif numérique Hektor afin de réfléchir et concevoir un livre d’artiste. Depuis 2009, son travail est présenté dans des expositions individuelles et collectives au Canada et à l’étranger, notamment à la Gallery on the Corner à Londres (2011), au Centre d’Art Léo-Ayotte à Shawinigan (2012), à la Lunch Box Art Gallery à Miami (2012), à la Factory Art Gallery à Berlin (2013), au Centre national d’exposition au Saguenay (2014, 2018), à l’Irohani Gallery à Osaka (2014), au Mois de la Photo de Montréal (2015, maintenant MOMENTA Biennale de l’image), à TOPO - Laboratoire d’écritures numériques (2017), aux Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie (2018), à Vaste et Vague (2018) à la galerie Amalgame (2019) et chez Sporobole dans le cadre de la Espace [IM] Média (2019). Pionnière de l’art mobile au Canada, elle a cofondé le Mouvement Art Mobile (MAM) en 2011 et c’est en tant que commissaire qu’elle coréalise l’exposition et le catalogue Mobilisations - L’art mobile au Québec qui a parcouru la province de 2016 à 2018. Elle a coécrit « Pourquoi art mobile », un essai publié dans la revue Théorème aux éditions Presses Sorbonne Nouvelle (2018).




Isabelle Gagné is a multimedia artist who lives and works in Mirabel. She is an artist who has been strongly influenced by her digital environment and is particularly interested in the distinctive traits of Quebec heritage, its archives and landscapes. In her practice she makes use of photography, poetry, digital archives and online apparatuses. As part of her residency at SAGAMIE, the artist will explore the 3600 works created by her internet bot Hektor so as to engage in reflection and conceive an artist book. Since 2009, her work has been presented in solo and group exhibitions in Canada and abroad, notably at Gallery on the Corner in London (2011), at Centre d’Art Léo-Ayotte in Shawinigan (2012), Lunch Box Art Gallery in Miami (2012), Factory Art Gallery in Berlin (2013), Centre national d’exposition au Saguenay (2014, 2018), Irohani Gallery in Osaka (2014), Mois de la Photo de Montréal (2015, now MOMENTA Biennale de l’image), TOPO - Laboratoire d’écritures numériques (2017), Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie (2018), Vaste et Vague (2018), galerie Amalgame (2019) and at Sporobole as part of Espace [IM] Média (2019). A pioneer of mobile art in Canada, she co-founded the Mouvement Art Mobile (MAM) in 2011 and, as a curator, she co-produced the Mobilisations - L’art mobile au Québec exhibition and publication that toured the province between from 2016 to 2018. She co-wrote "Pourquoi art mobile" (Why mobile art?), and essay published in the journal Théorème published by Presses Sorbonne Nouvelle (2018).

mardi 19 novembre 2019

Nelson Henricks


Nelson Henricks

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Artiste, commissaire et musicien, Nelson Henricks est surtout connu pour ses vidéogrammes et installations vidéos, qui ont été présenté au Québec, au Canada et à l'internationale. Ses premières monobandes exploraient l'identité en lien avec la notion de la voix autobiographique. Par la suite, ses vidéos se penchaient sur la conscience et son rapport avec le temps et la perception. Depuis 1999, il travaille de plus en plus avec l'installation vidéo multicanal. En parallèle à ce travail vidéographique, il s'est aussi tourné vers la photographie et d'autres médias pour la création des ses œuvres.

À la fois poétique et ironique, la pratique de Henricks est dédiée à l’expérimentation, tout en étant bien ancrée dans la culture populaire. Une grande partie de sa production des années 2000 a été consacrée à différentes modalités pour rendre le son visible. Des installations vidéo telles que Satellite (2004), Les Sirènes (2007), les mots retranchés (2010) et 2287Hz (2011) ont abordé cette idée de diverses façons. Sa préoccupation de rendre le son visible est accompagnée par un intérêt pour le transfert de matériel: la traduction des phénomènes d’un matériau/médium à un autre. Depuis 2012, sa recherche artistique est guidée par la notion de synesthésie, un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés, et plus particulièrement une expérience dans laquelle des lettres des sons sont perçus comme des couleurs. C’est dans cette optique que l'artiste à créer une série de peintures et de dessins, ainsi qu'une installation vidéo à quatre canaux intitulée A Lecture on Art (2015). Des œuvres subséquentes continuent d'explorer la notion de transfert de matériel comme un moyen de questionner des idées reçues à propos de l’esthétique et de la représentation. L'installation multimédia Lacuna (Alas Poor Yorick!) (2019) témoigne de cette orientation.


Nelson Henricks est né à Bow Island, Alberta et est diplômé du Alberta College of Art and Design. En 1991, il s'est installé à Montréal où il a obtenu un baccalauréat en cinéma de l'Université Concordia. Henricks a récemment terminé un doctorat à l’Université du Québec à Montréal. Henricks a enseigné en histoire de l’art et en arts visuels à l'Université McGill, à l’UQAM et à l’Université de Montréal. Il est présentement chargé de cours à l'Université Concordia. Artiste et commissaire, Henricks est mieux connu pour ses vidéogrammes et ses installations vidéo, qui ont été présentés à travers le monde, notamment au MoMA (New York), dans le cadre de la série Video Viewpoints. Ses textes ont été publiés dans des catalogues d’exposition, des revues et dans de nombreuses anthologies. Il a été récipiendaire du Prix Bell Canada d’art vidéographique en 2002 et a reçu le Board of Govenors’ Alumni Award of Excellence de l’Alberta College of Art and Design en 2005. Une rétrospective mi-carrière de son travail a été présentée à la galerie Leonard et Bina Ellen à Montréal en 2010. Ses oeuvres sont dans la collection du Musée des beaux-arts du Canada, du Museum of Modern Art (New York), du Musée des beaux-art de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée d’art contemporain de Montreal, entre autres. Il est représenté par la galerie Paul Petro Contemporary Art.

Pour plus d’information sur Henricks, visitez www.nelsonhenricks.com.


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An artist, writer, curator and musician, Nelson Henricks is best known for his videotapes and video installations, which have been exhibited in Québec, Canada and internationally. Early single-channel videos explored identity as related to notions of autobiographical voice: later ones investigated the nature of consciousness as related to time and perception. Since 1999, he has worked increasingly with multi-channel video installation. Single- and multi-channel video works have been complemented by forays into photography and other media.

Both poetic and ironic, Henricks work is committed to experimentation while also grounded in popular culture. Much of his production of the 2000s was concerned with different modalities of making sound visible. Video installations such as Satellite (2004), The Sirens (2007), Unwriting (2010) and 2287Hz (2011) approached this idea in a variety of ways. Henricks preoccupation with making the invisible visible is complemented by an interest in material transfer: the translation of phenomena from one material or medium to another. Since 2012, he has used synaesthesia – cross-modal sensory perception in which letters or sounds are perceived as colour – as a motor for research and creation. This led to the production of a series of paintings and drawings, and a four-channel video installation entitled A Lecture on Art (2015). Upcoming works continue to delve into the notion of material transfer as a means to questions received ideas concerning aesthetics and representation. The multi-media installation Lacuna (Alas Poor Yorick!) (2019) participates in this tendency.

Nelson Henricks was born in Bow Island, Alberta and graduated from the Alberta College of Art. He moved to Montréal in 1991, and received a BFA from Concordia University. He recently completed a PhD at Université du Québec à Montréal. Henricks he has taught art history and studio art at Concordia University, McGill University, UQAM and Université de Montréal. His writings have been published in exhibition catalogues, magazines, and in several anthologies. A curator and artist, Henricks is best known for his videotapes and video installations, which have been exhibited worldwide. A focus on his video work was presented at the Museum of Modern Art in New York, as part of the Video Viewpoints series in 2000. Henricks was the recipient of the Bell Canada Award in Video Art in 2002, the Board of Govenors’ Alumni Award of Excellence from the Alberta College of Art and Design in 2005, and the Prix Giverny Capital in 2015. A mid-career retrospective of his work was presented at the Leonard and Bina Ellen Gallery in Montréal in 2010. His work is in the collections of the National Gallery of Canada, the Museum of Modern Art (New York), the Montréal Museum of Fine Arts, the Musée national des beaux-arts du Québec, the Musée d’art contemporain de Montreal and others. He is represented by Paul Petro Contemporary Art in Toronto.

For more information, go to www.nelsonhenricks.com.


lundi 11 novembre 2019

Marie-Claude Gendron


Marie-Claude Gendron

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

[English Follows]

Par une approche multidisciplinaire en art action, arts visuels et en arts médiatiques, Marie-Claude Gendron tente de dégager les schèmes d’une collectivité qui s’actualise constamment dans les sphères du public, du privé et de l’intime. Elle adopte ainsi la posture d’une ethnographe provisoire qui témoigne de l’objet de ses observations par la diffusion d’un corpus artistique. Elle s’intéresse aux multiples possibles du livre-objet et aux différentes formes de poésie en action.

Née à Québec, Marie-Claude Gendron s’engage dans l’organisation d’événements et d’expositions autogérés et participe à plusieurs résidences, expositions et événements au Québec, en France, au Brésil, en Italie, en Irlande du Nord, en Thaïlande, au Mexique et en Suisse. Son travail a fait l’objet, entre autres, de présentations solos et collectives à la Galerie de l’UQAM (Montréal, CAN), au Bangkok Art & Culture Centre (Bangkok, TH), au Museo de medicinal laboral (Real del Monte, MX), à la Galerie des arts visuels (Québec, CAN) et dans le cadre du RIAP 2012 et 2014 (rencontres internationales d’art performance, Le Lieu, Québec, CAN). Elle a remporté différents prix et bourses de création et détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université Laval et une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal.

Voir le site de l'artiste


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Through a multidisciplinary approach in action art, visual arts and media arts, Marie-Claude Gagnon seeks to draw out the patterns of a community that is constantly actualizing itself in the public, private and intimate sphere. She thus assumes the position of a temporary ethnographer who bears witness to the object of her observations through the dissemination of a body of artworks. She is interested in the multiple possibilities of the book-object and various forms of poetry in action.

A native of Quebec City, Marie-Claude Gendron dedicates her time to putting together independently organized events and exhibitions and she has taken part in several residencies, exhibitions and events in Quebec, France, Brazil, Italy, Northern Ireland, Thailand, Mexico and Switzerland. Her work has been, among other things, presented in solo and group exhibitions at Galerie de l’UQAM (Montreal, CAN), Bangkok Art & Culture Centre (Bangkok, TH), Museo de medicinal laboral (Real del Monte, MX), Galerie des arts visuels (Quebec City, CAN) and as part of the 2012 and 2014 RIAP (International performance art encounter, Le Lieu, Quebec City, CAN). She has also received various awards and artist grants. She holds an MFA from Université Laval and an MFA from Université du Québec à Montréal.





mardi 5 novembre 2019

Jean-Benoit Pouliot


Jean-Benoit Pouliot

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

L'image malléable.

Ça commence par la peinture.
La peinture accompagne l'être humain depuis si longtemps.
Des gestes connus, des gestes nouveaux. Chercher par la forme; avec la matière.
L'accident est permis, la rigueur est de mise. Et vice versa selon l'humeur.
La peinture a ses propre problèmes. Des choses qui se règlent à l'interne.
Elle fonctionne en vase clos de par les limites de sa surface.
À l'intérieur de ses frontières elle est absolument libre.

Une fois le tableau terminé...
L'objet est fixe, mais l'image est malléable.
Le regard s'informe par l'objet et transforme l'image.
Les outils numériques accompagnent le regard et lui donnent le pouvoir d'agir.
Assouplir, déformer, superposer, découper.

J'explore différentes façons d'utiliser la présence du tableau. Par l'entremise de la photographie et de la numérisation, le tableau devient un outil, une matière première pour générer de nouvelles images. Que ce soit par l'utilisation d'un scanner ou par des procédés de traitement de l'image, la forme du tableau est altérée, déformée, magnifiée, dédoublée. Ces images distordues ne sont plus des tableaux, mais autre chose, un monstre, une chimère, une chose ayant perdu les repères structurant qui la définissent à l'origine. Ces œuvres provenant d'un regard sur la peinture ouvrent la porte à plusieurs réflexions sur la déformation comme outil du spectaculaire et l'influence des nouveaux médias sur notre perception des images et de la réalité.

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The malleable image.

It begins with painting.
Painting has accompanied human beings for a such a long time.
Known gestures, new gestures. To search by way of form; with matter.
Accidents are allowed, rigor is a must. And vice versa depending on the mood.
Painting has problems of its own. Things that are solved internally.
It operates in a vacuum due to the limits of its surface.
Inside its borders it's completely free.

Once the painting is finished...
The object is still, but the image is malleable.
The gaze takes information from the object and transforms the image.
Digital tools accompany the gaze and grant it the power to act.
Soften, deform, superimpose, cut out.

I explore various ways of using the painting's presence. Through the intervention of photography and digitization, the painting becomes a tool, a raw material to generate new images. Whether it be through the use of a scanner or image processing techniques, the image's form is altered, deformed, magnified and doubled. These distorted images are no longer paintings, they are something else now, a monster, a chimera, a thing that has lost the structuring bearings that defined it at the outset. These works that result from a view on painting open the door to several reflections about deformation as a tool of the spectacular and the influence of new media on our perception of images and reality.


mercredi 30 octobre 2019

Lauréats projet CRÉER


Le Centre SAGAMIE, OBORO, Le Labo, l’Atelier Silex et Imago sont fiers de vous présenter les lauréats du projet C.R.É.E.R (Circulation • Réseau • Échanges • Expertises • Rayonnement). Ce programme de résidences croisées lancé conjointement entre cinq centres partenaires se traduit par une période de travail en résidence de recherche/création dans chacun des centres ainsi qu’une publication présentant les centres et le travail des artistes.

Au programme des résidences croisées :

Les artistes de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean réaliseront en 2020 une résidence dans un des quatre centres partenaires (un artiste par centre). En contrepartie, le Centre SAGAMIE accueillera les artistes en résidence provenant de ces quatre régions (un artiste par région).









Ce projet est rendu possible grâce à la contribution de chaque centre d'artiste partenaire et à l’appui financier du Programme de partenariat territorial du Saguenay–Lac-Saint-Jean 2019-2020 issu de l’Entente de partenariat entre le CALQ et les MRC de la région. Le Centre SAGAMIE est également soutenu financièrement par la Ville d’Alma, le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des Arts du Canada et par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.





lundi 28 octobre 2019

Michel Daigneault


Michel Daigneault

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Michel Daigneault fait partie de cette nouvelle génération de peintres abstraits nés « après l’abstraction ». S’inscrivant à la suite d’une longue tradition picturale, l’artiste crée des tableaux qui témoignent toutefois d’un renouvellement du langage pictural abstrait. Ses œuvres, bien que non figuratives, jouent sans cesse avec l’idée de la figuration en faisant naître l’intrigue à travers l’agencement et la répétition des formes et des couleurs. Ses œuvres, jouant constamment de suggestions et d’allusions, évoquent des espaces qui se déploient en de multiples fenêtres ouvertes comme autant de réalités qui interfèrent les unes avec les autres. Ce stratagème qui est celui de produire des glissements entre deux modes de représentations propose une exploration polysémique de l’abstraction, une exploration qui ne serait pas qu’optique comme nous l’a proposé la modernité, mais tissée à d’autres réalités du langage, comme la rhétorique et la sémiologie, par exemple. 

Michel Daigneault vit et travaille à Montréal et Toronto où il enseigne à York University. Son travail a été largement présenté au Canada et aux États-Unis, de même qu’en France et fait partie de nombreuses collections muséales et corporatives, notamment le Musée des beaux-arts du Canada, le Musée d’art contemporain de Montréal, la Collection Prêt d'œuvres d’art du Musée des beaux-arts du Québec, le Musée des beaux-arts de Montréal. Michel Daigneault détient une maîtrise bicéphale en arts visuels et histoire de l’art de l’Université de Montréal. Récipiendaire du prix Pollock-Krasner en 1995 et de plusieurs bourses du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et lettres du Québec, son travail a fait récemment partie de l’exposition C'est ainsi qu'entre la lumière au Musée d’art contemporain de Montréal.


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Michel Daigneault is a part of the new generation of painters that were born "after abstraction." All the while following in a long tradition of painting, the artist creates paintings that nevertheless reinvent abstract pictorial language. Although his works are non-figurative, they constantly toy with the idea of figuration by sparking a storyline via the arrangement and repetition of forms and colours . His works continuously play on suggestions and allusions to evoke spaces that are like multiple windows opening onto several realities which interfere with one another. This stratagem, i.e. of shifting between modes of representation, proposes a polysemic exploration of abstraction, an exploration that is not just confined to the optical as prescribed by modernism, but also woven into other language-related realities, such as rhetoric and semiology, for instance.

Michel Daigneault lives and works in Montreal and Toronto where he teaches at York University. His work has been widely shown in Canada, the US and France and it is part of many museum and corporate collections, notably the National Gallery of Canada, Musée d’art contemporain de Montréal, the Art Bank of the Musée des beaux-arts du Québec, and the Montreal Museum of Fine Arts. He holds a joint M.A. in fine arts and art history from Université de Montréal. He received the Pollock-Krasner award in 1995 as well as several grants from the Canada Council for the Arts and Conseil des arts et lettres du Québec. His work was recently part of the C'est ainsi qu'entre la lumière exhibition at the Musée d’art contemporain de Montréal.


lundi 21 octobre 2019

Lucie Rocher


Lucie Rocher

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Ma pratique de la photographie s’attache à croiser image et installation. Mes photographies ne sont pas enfermées dans un format, un support ou une mise en espace figée. Chacune des images possède et génère en elle ses propres variations dès qu’elle se matérialise sur un support ou qu’elle se déploie dans un espace. Je tente de créer ainsi plusieurs scénarios de mon corpus photographique notamment en documentant et en archivant les multiples spatialisations de celui-ci ce qui me permet d’interroger spécifiquement le médium, les cadres et ses supports d’existence. Les dispositifs scéniques d’apparition, de fabrication et de spatialisation de mes images sont souvent précaires et fragiles, intégrant et assurant une visibilité de toutes les étapes du processus pour parvenir à « faire image ». M’inspirant de mon observation et de mon intérêt pour le chantier urbain, entre l’achevé et l’inachevé, mes expositions rappellent certaines de ses spécificités par des jeux de tensions et d’équilibres formels. Des correspondances s’annoncent entre mes photographies, ma documentation d’atelier, les matériaux bruts, les supports d’impression, les objets, les outils ou machines d’apparition qui caractérisent notamment l’histoire du médium photographique et qui influent sur mon traitement de la matérialité de l’image. 

Au Centre SAGAMIE Lucie Rocher travaillera sur un nouveau corpus d’œuvres issu de sa documentation d’exposition et d’artefacts de sa pratique. Cette recherche sera exposée à Axenéo7 (Gatineau) en 2020. Lucie Rocher termine actuellement son doctorat en études et pratiques des arts à l’Université du Québec à Montréal. Des expositions individuelles lui ont été consacrées notamment à la Maison de la Culture Frontenac (Montréal 2017), à VU (Québec, 2018) et à Occurrence (Montréal, 2019). Elle a également participé à plusieurs résidences internationales (Islande (2015), Québec (2016), Japon (2019). Et sera en résidence au centre Daïmon (Gatineau) en 2020. 



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My photography practice seeks to intersect the image with installation. My photographs are not confined to a format, support of fixed spatial display. Each of my images possesses and inherently generates its own variations as soon as it is materialized on a support and unfolds in a space. I thus attempt to create several scenarios for my photographic works, notably in documenting and archiving its multiple spatializations, which allows me to expressly question the medium, frame and its existence supports. The scenic apparatuses of my images' apparition, crafting and spatialization are often precarious and fragile, because they integrate and ensure a visibility of all the stages of the "image making" process. Inspired by my observations and interest for urban construction sites, between the finished and unfinished, my exhibitions recall some of their features through a formal play on tension and balance. Correspondences arise between my photographs, studio documentation, raw materials, print supports, objects, and the tool or image apparition machines that accompany the history of the photographic media and which notably influence the way in which I rework the materiality of the image.

At Centre Sagamie, Lucie Rocher will work on a new body of works taken from the exhibition and artefact documentation of her practice. This research will be exhibited at Axenéo7 (Gatineau) in 2020. Lucie Rocher is currently completing a doctorate in research and art practice at Université du Québec à Montréal. She has had solo exhibitions of her works notably at Maison de la Culture Frontenac (Montréal 2017), at VU (Québec, 2018) and at Occurrence (Montréal, 2019). She has also carried out several international residencies Iceland (2015), Québec (2016), Japan (2019). She will be in residency at Centre Daïmon (Gatineau) in 2020.


mardi 15 octobre 2019

Mathieu Valade



Mathieu Valade

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

La pratique artistique de Mathieu Valade explore les rapports de contradictions existants entre les formes simples et les images qu’elles peuvent évoquer une fois détournées. La production d’objets sculpturaux, de dessins ou de vidéo, toujours avec un souci de mettre de l’avant une plasticité forte, se voit hybridée à des éléments de représentations simples (typographie, logos, pictogrammes, formes géométriques) dans le but de soulever de nouveaux potentiels d’interprétation.

Considérant l’objet artistique comme un artifice, les sculptures et les dessins qu’il propose demandent l’exercice de faire un certain « saut » dans l’illusion : associer les éléments graphiques ou plastiques dans le but d’en déceler l’image, ouvrir un tiroir, pénétrer dans la sculpture, etc. L’image n’est jamais complètement donnée, elle est à construire. Elle est proposée par la juxtaposition de différents évènements plastiques, de formes, de percées, de répétitions, de signaux lumineux, comme un décor dont les éléments prennent sens par un exercice d’association des signes.

Plusieurs de ses travaux revisitent des genres, des modes de production ou même des œuvres issues de moments de l’histoire de l’art pour lesquels il a un intérêt tout particulier. Ainsi, une sorte de dialogue s’est installé dans sa pratique avec le minimalisme, l’art conceptuel et la modernité artistique en général. Sans être la clé de la lecture de ses œuvres, cet aspect de citation propose un second ordre de lecture, comme si elles comportaient un code latent issu de l’histoire de l’art.

Site web de l'artiste


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In his artistic practice Mathieu Valade explores the contradictory relations that exist between simple forms and the images that they can evoke once they have been repurposed. The production of sculptural objects, drawings or video, always in view of underscoring a strong plasticity, is hybridized with simple representational elements (typography, logos, pictograms, geometric forms) with the aim of revealing new interpretation potentials.

Considering the artistic object as an artifice, the sculptures and the drawings that he proposes require one to make a certain "leap" into the illusion: combine the graphic or plastic elements in order make out the image, open a drawer, penetrate into the sculpture, etc. The image is never completely given, it must be constructed. It is proposed through the juxtaposition of various plastic events, of forms, piercings, repetitions, light signals, like a decor in which the elements acquire meaning through a sign association exercise.

Several of his works revisit genres, modes of production or even works from art historical moments that he is particularly fond of. In his practice, he has thus entered into a sort of dialogue with minimalism, conceptual art and artistic modernity in general. Though it not necessarily a key to understanding his works, this citation aspect proposes a second order reading, as though they contained a hidden code taken from art history.

See the artist's website

mercredi 9 octobre 2019

Charles-Étienne Brochu


Charles-Étienne Brochu

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]


Charles-Étienne Brochu vise à réaliser des œuvres qui sont à la fois percutantes, originales et agréables à regarder, reflétant sa vision du monde ou ses intérêts du moment. En ce sens, son approche demeure plutôt intuitive.

Le dessin numérique est son médium de prédilection. La virtualité de ce médium lui permet une polyvalence dans ses projets qui se déclinent sous forme d’impression, GIF animé, œuvre interactive, réalité virtuelle, etc. Il aborde la couleur et la composition en respectant une certaine tradition de l’illustration contemporaine. Il réalise toutefois des images ambigües mettant en contraste les couleurs éclatantes du dessin et des thèmes sombres et préoccupants. Ses sujets préférés abordent la complexité du monde actuel, les relations sociales et politiques et l’accumulation d’objets, incluant les relations de présence et d’absence et les expériences d'épanouissement et d'aliénation.

Originaire de Sainte-Ursule en Mauricie, Charles-Étienne Brochu vit et travaille à Québec. Il aime dessiner et occupe son temps à réaliser des livres, des fanzines, de l’art web, des GIF animés et des courts-métrages. Il cumule différentes participations à des événements collectifs et des expositions, notamment à la Manif d'Art, à la Foire d’art actuel de Québec, à ARPRIM à Montréal, à L’Œil de Poisson et à La Chambre Blanche. À l'été 2018, il travaille en résidence au centre d'artiste Sporobole. Il a été le récipiendaire du prix Videre pour la relève en 2016.

Voir le site de l'artiste


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Charles-Étienne Brochu creates powerful, original and pleasing works that reflect his worldview and current interests. In this regard his approach leans more towards the intuitive side. 

His preferred medium is digital drawing. The virtuality of this medium enables him to be polyvalent in his projects, which are expressed in various forms: prints, animated GIF, interactive works, virtual reality, etc. He approaches colour and composition by respecting a certain contemporary illustration tradition. Nevertheless, he does make ambiguous images in which the vivid colours of the drawings contrast with dark and disturbing themes. Among his favoured subjects are the complexity of today's world, social and political relations, the accumulation of objects, as well as relations of presence and absence, and experiences of fulfilment and alienation.

Charles-Étienne Brochu is originally from Sainte-Ursule in the Mauricie region and he now lives and works in Quebec City. He likes to draw and busies himself by making books, fanzines, web art, animated GIF and short films. He has participated in numerous collective events and exhibitions, notably at the Manif d'Art, at Foire d’art actuel in Quebec City, ARPRIM in Montreal, L’Œil de Poisson and La Chambre Blanche. During the summer of 2018 he carried out an artist residency at the Sporobole artist-run centre. In 2016, he received the Prix Videre for emerging artists. 

See the artist's website

mardi 1 octobre 2019

Fichiers Temporaires



Le Centre SAGAMIE vous invite au vernissage de l'exposition Fichiers Temporaires le mardi 8 octobre prochain à 17h.

L’exposition Fichiers Temporaires présentée au Centre SAGAMIE regroupe les œuvres de plus de 80 artistes. Elle permettra de proposer simultanément au public plusieurs démarches, questionnements et réflexions actuels autour du numérique dans un évènement rassembleur, stimulant et convivial pour la communauté artistique.

Expo-Vente :
Les œuvres pourront être vendues pendant l’exposition et 100% du montant des ventes sera versé aux artistes. Les images ont été imprimées gratuitement et les œuvres non vendues seront retournées sans frais aux artistes à la fin de l’exposition.

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Artistes

Amélie Proulx, Andrée-Anne Dupuis Bourret, Ann Karine Bourdeau Leduc, Aurélie Painnecé, Bruno Marceau, Carol-Ann Belzil-Normand, Caroline Cloutier, Caroline Fillion, Caroline Mauxion, Carolyne Scenna, Catherine Bolduc, Charlie Lescault, Chloé Beaulac, Cindy Dumais, Clément Gaulejac, Corine Lemieux, David Martineau Lachance, Dgino Cantin, Ed Pien, Edwin Janzen, Émili Dufour, Émilie Rondeau, Eruoma Awashish, Étienne Boulanger, Étienne Tremblay-Tardif, François Quévillon, Fred Laforge, Frédéric Lavoie, Gabriel Fortin, Geneviève et Matthieu, Geneviève Chevalier, Giorgia Volpe, Gwenaël Bélanger, Hua Jin, Isabelle Guimond, Jean-Benoit Pouliot, Jessy Bilodeau, Joanie Simard, Jonas St. Michael, Juan Ortiz-Apuy, Judith Bellavance, Julie Picard, Karine Locatelli, Katherine Melançon, Laurent Lamarche, Laurie Girard, Louis Bouvier, Magali Baribeau-Marchand, Mariane Tremblay, Martin Désilets, Martin Lavertu, Massimo Guerrera, Mathieu Grenier, Mathieu Latulippe, Mathieu Valade, Matthieu Brouillard, Mériol Lehmann, Michelle Bui, Natascha Niederstrass, Nathalie Birecki, Nathalie Lavoie, Ninon Jamet, Pascal Dufaux et Sarah Wendt, Patrick Beaulieu, Patrick Bérubé, Philippe Allard, Pierre & Marie, Pierre-Olivier Tanguay, Sabina Rak, Sara A. Tremblay, Sara Létourneau, Sarah Jeanne Landry, Sébastien Cliche, Sébastien Worsnip, Simon Beaudry, Sonia Boudreau, Sophie Jodoin, Stéfanie Requin Tremblay, Stéphanie Leclerc-Murray, Sylvain Bouthillette, Sylvie Cotton, Yanik Potvin, Yann Pocreau, Yannick De Serre.



Cette exposition est présentée dans le cadre du Colloque Numérique 02 organisé par Culture Saguenay–Lac-Saint-Jean et le vernissage en marquera l’ouverture.

Le Centre SAGAMIE remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada, la Ville d’Alma, le Ministère de la Culture et des Communications du Québec ainsi que ses membres pour leur soutien financier.