jeudi 21 mars 2019

Exposition — Géographies Périphériques



Géographies Périphériques

[ English follows ]

Exposition de groupe au Centre SAGAMIE
Vernissage : vendredi 22 mars à 17 h
Dans le cadre du programme d’échange Résidences Inter-Centres
L’exposition se poursuivra jusqu’au 21 juin 2019

Artistes participants


Cindy Dumais, Saguenay
Maryse Goudreau, Escuminac
Mariane Tremblay, Saguenay
Amélie Laurence Fortin, Lévis
Étienne Boulanger, Alma
Julie Caissie, Dieppe
Paolo Almario, Saguenay
Pierre Durette, Causapscal
Laurie Girard, Saguenay
Geneviève Thibault, Matane
Bruno Marceau, Saguenay
Christian Leduc, Rouyn-Noranda

Centres d’artistes partenaires


Vaste et Vague, Carleton-sur-Mer
Est-Nord-Est, Saint-Jean-Port-Joli
AdMare, Îles-de-la-Madeleine
Caravansérail, Rimouski
Espace F, Matane
L'Écart, Rouyn-Noranda
Centre SAGAMIE, Alma

L’exposition Géographies Périphériques regroupe les œuvres des 12 artistes participants au programme d’échange Résidences Inter-Centres initié par le Centre SAGAMIE. Les 7 centres d'artistes partenaires ont en commun leur situation géographique en périphérie des grands centres urbains et les artistes sélectionnés ont fait le choix de développer leur pratique en région.

Le projet Résidences Inter-Centres permet donc de faire rayonner, sur l’ensemble du territoire québécois, la recherche de ces artistes en favorisant la mobilité et le partage d’expertise, en les soutenant techniquement et en diffusant leur travail. Ce programme interrégional d’échanges entre le Centre SAGAMIE et six centres coproducteurs permet aussi le développement de partenariats structurants en favorisant la communication et le partage entre ces centres d’artistes.

* Le vernissage de cette exposition fait partie de la programmation de la flashe fête organisée par IQ L’Atelier. www.flashefete.com


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Peripheral Geographies


Group exhibition at Centre SAGAMIE
Opening: Friday, March 22 at 5 PM
Presented as part of the Inter-Centres Residencies exchange project
The exhibition will run until June 21, 2019

Participating artists


Cindy Dumais, Saguenay
Maryse Goudreau, Escuminac
Mariane Tremblay, Saguenay
Amélie Laurence Fortin, Lévis
Étienne Boulanger, Alma
Julie Caissie, Dieppe
Paolo Almario, Saguenay
Pierre Durette, Causapscal
Laurie Girard, Saguenay
Geneviève Thibault, Matane
Bruno Marceau, Saguenay
Christian Leduc, Rouyn-Noranda

Partnering artist centres


Vaste et Vague, Carleton-sur-Mer
Est-Nord-Est, Saint-Jean-Port-Joli
AdMare, Îles-de-la-Madeleine
Caravansérail, Rimouski
Espace F, Matane
L'Écart, Rouyn-Noranda
Centre SAGAMIE, Alma

The exhibition Peripheral Geographies brings together the works of the 12 artists who are participating in the Inter-Centres Residencies exchange program initiated by Centre SAGAMIE. The 7 partner artist-run centres share the geographical situation of being located at the periphery of large urban centres, and the selected artists made the choice of pursuing their practice in a regional context. 

The Inter-Centres Residencies project fosters the visibility of these artists’ practices throughout Quebec by promoting mobility and a sharing of expertise, in addition it supports them technically and disseminates their work. This interregional exchange program between Centre SAGAMIE and six co-producing centres also makes it possible to develop structuring partnerships by encouraging communication and sharing between the participating artist-run centres.

* The opening of this exhibition is part of the flashe fête programming organized by IQ L’Atelier. www.flashefete.com

mardi 12 mars 2019

Steve Leroux


Steve Leroux
Artiste en résidence | Artist in Residence

[English follows]

Le travail de Steve Leroux s’articule autour de thématiques qui émergent de son rapport au quotidien et à son environnement. Il affectionne particulièrement une pratique empruntée à la photographie documentaire – intimiste, libre et spontanée – qui lui permet d’explorer différentes avenues. Principalement élaborées sous la forme de série photographique, ses associations d’images suggèrent de nouvelles manières d’appréhender la notion de temps et d’espace. Son intérêt pour la matière photographique l’amène à sonder les limites de l’image en explorant différents modes de captation et en questionnant l’esthétisme s’y rattachant. Depuis l’avènement de l’image numérique dans les années 1990, il réfléchit et questionne la notion de perception de la réalité, les détournements qu’elle rend possibles, ainsi que son influence sur l’acte photographique.

Après des études en photographie au Cégep de Matane, Steve Leroux obtient un baccalauréat en beaux-arts (photographie) de l'université Concordia. Rapidement impliqué dans le milieu des centres d’artistes, il acquiert une expérience enrichissante autant comme artiste que travailleur culturel. Actif depuis plus de 20 ans, son travail a été présenté dans plusieurs lieux de diffusion (VOX, VU, Maison de la culture Frontenac, Musée d’art contemporain des Laurentides, Musée régional de Rimouski…). Boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec à plusieurs reprises, il réalise également, depuis 2008, des projets d’intégration d’œuvres d’art à l’architecture. Installé dans le Bas-Saint-Laurent depuis une quinzaine d’années, il a contribué à la mise en œuvre du Centre d’artistes Caravansérail et enseigne les arts visuels au Cégep de Rimouski.

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His interest in photographic material has led him to investigate the limits of photography by experimenting with various image recording modes to question the aestheticism that accompanies them. He is particularly fond of a practice borrowed from documentary photography—intimate, free and spontaneous—that allows him to explore various avenues. Presented mainly under the guise of photographic series, his image associations suggest new ways of grasping the notion of time and space. Since the emergence of the digital image in the 1990s, he has examined its impact on the perception of reality, the repurposing that it makes possible and its influence on photographic activity.

After studies in photography at Cégep de Matane, Steve Leroux received a BFA (photography) at Concordia University. He quickly became involved the artist-run centre milieu, which provided him with an enriching experience both as an artist and cultural worker. He is an active contributor to the art scene whose work has been presented in several dissemination spaces (VOX, VU, Maison de la culture Frontenac, Musée d’art contemporain des Laurentides, Musée régional de Rimouski, etc.). He has received several grants from Conseil des arts et des lettres du Québec, and has also, since 2008), carried out projects that incorporate art works into architecture. A resident of the Bas-Saint-Laurent for over fifteen years, he contributed to the establishment of the Centre d’artistes Caravansérail, in addition to teaching fine art at the Cégep de Rimouski.

mardi 5 mars 2019

Sébastien Worsnip




Sébastien Worsnip
Artiste en résidence | Artist in Residence

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La pratique picturale abstraite de Sébastien Worsnip découle en grande partie du collage. Les esquisses initiales étant continuellement recoupées, recombinées et manipulées numériquement afin de créer le tableau final. Ses plus récentes séries de peintures continuent une recherche du moment instantané, souvent explosif, fixant l’instant où tout est bousculé pour observer le moment de changement. Les tableaux sont construits de couches successives qui contrastent les couleurs saturées et neutres, souvent appliquées au pochoir : à la manière de bas-relief, chacune d’elles entre en interaction avec celle qui la précède et révèle les traces que ces transformations laissent.

Originaire de Montréal Sébastien Worsnip est diplômé en arts visuels de l’Université NSCAD. Il expose au Canada et à l’étranger depuis 1995, entre autres avec la Galerie Joyce Yahouda à Montréal. Il a participé à plusieurs résidences d’artistes, à Québec, en France et en Suède. Ces œuvres font partie de nombreuses collections privées et publiques, incluant Loto-Québec et le Musée national des beaux-arts du Québec. Il est représenté par la galerie Michel Guimont à Québec. Il est professeur d’arts plastiques au Cégep Jean-de-Brébeuf.

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Sébastien Worsnip’s abstract pictorial practice is greatly influenced by collage. His initial sketches are continually recut, recombined and digitally manipulated as he works towards the final painting. His most recent series of paintings come from an exploration of instantaneous, and sometimes explosive, moments of chaos. Worsnip’s paintings attempt to distill and bring stillness to these moving elements in order to allow the viewer to observe a state of transformation. Using a construction of painted and stenciled layers that contrast heavily saturated and neutral colours, the successive levels of Worsnip’s surfaces interact to reveal the passages of time and movement.

Sébastien Worsnip is Montreal-based visual artist who studied Visual Art at NSCAD University and Industrial Design at University of Montreal. For over 20 years, his work has been exhibited in Canada and abroad including several exhibitions at Joyce Yahouda Gallery in Montreal. His most recent solo show was at Outremont Art Gallery in 2018. Worsnip has participated in artist residences in Quebec, France and Sweden. His work is part of many private and public collections including Loto-Québec et le Musée national des beaux-arts du Québec. He is represented by the Michel Guimont Gallery in Québec. Sébastien Worsnip ran The Atomic Garage for fifteen years, a company specializing in models, props and art direction for film and television. Since 2012, he has been a professor of visual arts and design at Cégep Jean-de-Brébeuf in Montréal.

lundi 25 février 2019

Véronique Lévesque-Pelletier



Véronique Lévesque-Pelletier
Artiste en résidence | Artist in Residence

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Par un dessin méticuleux, je m’intéresse aux différentes représentations du corps nu observées quotidiennement. Je travaille à partir d’images de références tirées de sites internet, de sites pornographiques ou de photos personnelles dont je trace les silhouettes. Je les superpose ensuite sans avoir recours aux outils numériques. Les tracés ainsi accumulés sur la feuille délimitent les espaces à partir desquels je travaille pour révéler les relations entre les éléments que j’assemble. L’application méditative que me demande le dessin d’observation m’amène à réfléchir à son contraste avec le traitement médiatique actuel du corps : reproduire en dessin un corps est-il suffisant pour le soustraire à sa référence pornographique? Je répète les gestes de l’industrie pornographique en découpant et en grossissant l’image, en dessinant par dessus à la recherche du résultat opposé, c’est à dire en dirigeant le focus sur un plaisir partagé. En dessinant toutes ces chairs, je cherche à la fois à dépouiller la peau de son caractère érotique, à participer à la construction d’un réalisme séduisant et à rendre visibles ses différentes déclinaisons moins exposées : les peaux mûres, poilues, marquées, capitonnées.

Originaire de Rimouski, Véronique Lévesque-Pelletier vit et travaille à Montréal. Diplômée de l’École des arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal, sa pratique du dessin traite principalement du sujet féminin. Impliquée dans les centres d’artistes comme membre et travailleuse culturelle, les œuvres de Lévesque-Pelletier ont été diffusées lors d’expositions collectives. Son travail fait partie de collections privées et ses dessins ont été publiés notamment dans les périodiques HB, Liberté, Bosquet et PaperWait.

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Through a meticulous drawing practice, I take an interest in the various representations of the nude body as observed on an everyday basis. I work with reference images taken from websites, porn sites or personal photos of which I trace the outlines. I then superimpose them without the aid of digital tools. The accumulated tracings on the paper delimit the spaces from which I work to reveal the relations between the elements that I combine. The meditative approach that the observation drawing induces leads me to reflect on the contrast between this and the current media treatment of the body: is reproducing the body in drawing form enough to subtract it from its pornographic reference? In repeating the gestures of the porn industry by cutting out, enlarging the image and drawing over it, I search for an opposite result, i.e. to direct the focus towards a shared pleasure. In drawing all this flesh, I seek to strip the skin of its erotic character and to thus contribute to the construction of a seductive realism and to render its various inflections less exposed: mature, hairy, marked and padded skins.


Hailing from Rimouski, Véronique Lévesque-Pelletier lives and works in Montréal. A graduate of L’École des arts visuels et médiatiques of l’Université du Québec à Montréal, her drawing practice focuses mainly on the female subject. She contributes to artist-centre centres as a member and cultural worker. Her artworks have been shown in various groups exhibitions. Her work is part of private collections and her drawings have notably been published in HB, Liberté, Bosquet and PaperWait magazines.

lundi 18 février 2019

Bruno Marceau



Bruno Marceau
Artiste en résidence | Artist in Residence

(English follows)


Les propositions pluridisciplinaires de Bruno Marceau incarnent un art de la critique institutionnelle fortement inspiré par l'art conceptuel de la fin des années 60. Il aime souligner la souplesse des frontières de l'art en jouant avec les codes qui la constituent : l'histoire, la communauté, l'authenticité, l'originalité, la mécanique de l'art, etc. Ses œuvres sont conçues comme une réponse à son contexte, se risquant souvent à tenter de révéler ces paramètres sans pour autant aspirer à les changer. 

Bruno Marceau vit et travaille à Chicoutimi. Il détient un baccalauréat de l'Université de Ryerson et une maîtrise en arts visuels de l'Université du Québec à Chicoutimi. Il a récemment exposé ses recherches à la foire Supermarket de Stockholm, au centre d’artistes le Lobe, le centre d’art actuel Bang et au centre des arts de Saguenay.

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Bruno Marceau’s multidisciplinary artistic proposals embody a form of institutional critique that is deeply inspired by the conceptual art of the late 60s. He likes to highlight the porosity of arts’ boundaries by toying with the codes that define it: the history, community, authenticity, originality and mechanics of art, etc. His works are envisaged as a response to its context, often taking the risk of revealing their parameters without however seeking to change them. 

Bruno Marceau lives and works in Chicoutimi. He holds a BA from Ryerson University and an MFA from Université du Québec à Chicoutimi. He recently exhibited the results of his research at the Supermarket Art Fair in Stockholm, the artist-run centre le Lobe, the contemporary art centre Bang and the Saguenay artist centre. 

jeudi 14 février 2019

Christian Leduc




Christian Leduc
Artiste en résidence | Artist in Residence

Résidences INTER-CENTRES | Rouyn-Noranda • Alma

(English follows)

Le travail photographique de Christian Leduc relève autant de l’introspection que d’une recherche de rencontres : avec l’autre, le temps et l’espace. Son travail l’amène ainsi à explorer divers lieux et à rencontrer différentes personnes qui le confrontent avec ses perceptions sur les relations que l’être humain entretient avec son environnement et les interactions qu’il développe avec ses semblables. Parfois sous forme documentaire, parfois avec une approche plus contemporaine et conceptuelle, sa pratique photographique tente de tracer un état des choses tout en renvoyant un miroir qui questionne le spectateur.

Cette résidence s’inscrit dans le cadre du programme de Résidences INTER-CENTRES initié par le Centre SAGAMIE. Les 7 centres d'artistes partenaires ont en commun leur situation géographique en périphérie des grands centres urbains : VASTE ET VAGUE (Carleton-sur-Mer), EST-NORD-EST (Saint-Jean-Port-Joli), ADMARE (Îles-de-la-Madeleine), CARAVANSÉRAIL (Rimouski), ESPACE F (Matane), L'ÉCART (Rouyn-Noranda) et le Centre SAGAMIE (Alma).

Ce programme interrégional d’échanges permet ainsi de faire rayonner, sur l’ensemble du territoire québécois, la recherche d’artistes ayant fait le choix de développer leur carrière en région. Le projet permet également le développement de partenariats structurants en favorisant la communication et le partage entre les centres d’artistes participants. Le projet Résidences INTER-CENTRES est soutenu par le Programme de partenariat territorial du Saguenay–Lac-Saint-Jean 2017-2018 issu de l’Entente de partenariat entre le CALQ et les MRC de cette région.


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Artist in Residence

INTER-CENTRES residencies | Rouyn-Noranda • Alma


The photographic work of Christian Leduc is rooted in introspection and in a search for encounters: with the other, time and space. His work thus leads him to explore various sites and to encounter different persons who confront him with his perceptions of the relationships that human beings have with their environment and the interactions they develop with their peers. Alternating between a documentary form and a more contemporary and conceptual approach, his photographic practice seeks to reflect a particular state of things all the while holding up a mirror that questions the viewer.

This residency is part of the INTER-CENTRES Residencies initiated by Centre SAGAMIE. The 7 partner artist-run centres share the geographical situation of being located at the periphery of large urban centres: VASTE ET VAGUE (Carleton-sur-Mer), EST-NORD-EST (Saint-Jean-Port-Joli), ADMARE (Îles-de-la-Madeleine), CARAVANSÉRAIL (Rimouski), ESPACE F (Matane), L'ÉCART (Rouyn-Noranda) and Centre SAGAMIE (Alma).

This interregional exchange program fosters the visibility of artistic practices throughout Quebec. The project also makes it possible to develop structuring partnerships by encouraging communication and sharing between the participating artist-run centres. The project INTER-CENTRES Residencies is supported by the Saguenay-Lac-Saint-Jean 2017-2018 Territorial Partnership Program that emerged thanks to the Partnership Agreement between the CALQ and the regional MRC.

lundi 4 février 2019

Alisa Arsenault

Alisa Arsenault
Artiste en résidence | Artist in Residence

(English Follow)


Formée en estampe, Alisa Arsenault allie l’impression à l’installation, aux projections vidéo et à l’art sonore. Des bribes de souvenirs évoqués à partir d’images et de mots puisés dans ses archives familiales rendent compte de son histoire personnelle, à la manière de postiches. C’est avec humour et mélancolie qu’elle emprunte également les archives des autres pour se les approprier et les imprégner de son propre folklore. Ses œuvres sont ainsi pour la plupart autobiographiques, mais présentées en une narration fragmentée et recousue. On y retrouve des faits vécus, des exagérations et des inventions. L’interrogation de la mémoire, de sa capacité de véracité ou de ses distorsions inconscientes est au cœur de ses recherches.

Alisa Arsenault détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université de Moncton (2013) et travaille actuellement à Moncton. Depuis quelques années, elle a participé à plusieurs expositions de groupe tenues dans les provinces maritimes, en plus d’expositions solos et de résidences de création au Nouveau-Brunswick et au Québec.

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Trained in engraving, Alisa Arsenault combines printmaking with installation, video and sound art. Fragments of memories, evoked through images and words drawn from her family archives, tell her personal story in a collage-like manner. She also borrows from other people’s archives with humour and melancholy to appropriate them and imbue them with her own folklore. Her works are mostly autobiographical, but they are presented in a fragmented and patched together narrative. They include true stories, exaggerations and inventions. The exploration of memory, its capacity for truthfulness or unconscious distortions is at the heart of her artistic research.

Alisa Arsenault holds a BFA from Université de Moncton (2013) and currently works in Moncton. Over the past years she has participated in several group exhibitions held in the maritime provinces, in addition to a number of solo exhibitions and creation residencies in New Brunswick and Quebec.

mardi 29 janvier 2019

Hélène Rochette


La dérive, 2018

Hélène Rochette
Artiste en résidence | Artist in Residence

(English follows)


Mes œuvres sont des espaces où j’explore la nature première des matériaux. Préoccupée par la vérité des choses, je choisis la matière pour ses propriétés chimique et physique. Dans mon processus de création, je privilégie la simplification formelle que j’associe à certains modes de fabrication par accumulation. Je crée des systèmes de densité qui font écho à la terre et à l’attitude de surproduction des sociétés contemporaines. Les attributs de la matière guident mes choix formels. Mes sculptures et installations sculpturales sont des ensembles organisés où la couleur, le caractère graphique et texturé des surfaces ainsi que l’assemblage mécanique génèrent une relecture de la matière, de la forme et de l’espace.

Hélène Rochette est active sur la scène artistique du Québec dès les années 80. Diplômée en arts visuels de l’Université Laval, elle se consacre principalement à la création et enseigne la sculpture à la Maison des Métiers d’Art de Québec. Boursière du CALQ et du CAC, elle expose ses œuvres au Québec et au Canada. En 2017, invitée en Chine, elle y présentera l’œuvre « Be part of » au «2nd Idiorrhythmic: Chinese and Canadian artists exchange project », Zhangjiagang Museum. Elle a réalisé plus de trente œuvres d’art publiques dont Les fluides au Métro Montmorency: 2007, Plonger pour la promenadeSamuel-de-Champlain: 2008, et récemment Connectivi-T pour l’Université d’Ottawa 2018. Ses œuvres font partie de collections publiques et privés.


Pour en savoir plus sur nos activités, visitez: http://www.sagamie.com

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My works are spaces in which I explore the basic nature of materials. I am interested in the truth of things and hence choose materials for their chemical and physical properties. In my creative process I favour formal simplification, which I combine with certain production modes via accumulation. I create systems of density that resonate with the Earth and the over-production attitude of contemporary society. The material’s attributes guide my formal choices. My sculptures and sculptural installations are organized work ensembles in which the colour, graphic and textural characteristics of the surfaces generate a rereading of the materials, form and space.

Hélène Rochette has been an active contributor to the Quebec City arts scene since the 1980s. A fine arts graduate from Université Laval, she mainly dedicates her time to creative practice and teaches sculpture at the Maison des Métiers d’Art de Québec. A CALQ and CCA grant recipient, she has exhibited her works in Quebec and Canada. In 2017, she was invited to China where she presented the work Be part of you at the “2nd Idiorrhythmic: Chinese and Canadian artists exchange project”, held by the Zhangjiagang Museum. She has created over thirty public art works, among which Les fluides at Métro Montmorency, 2007, Plonger at the promenade Samuel-de-Champlain, 2008, and recently Connectivi-T at University of Ottawa, 2018. Her works are part of public and private collections.


For more information about our activities, please visit: http://www.sagamie.com


vendredi 25 janvier 2019

Programme de soutien aux commissaires





(English follow)


Le Centre SAGAMIE lance un appel aux commissaires. Dans un esprit de collaboration, nous sommes intéressés à soutenir vos projets de recherche sous forme d’expositions, de publications, d’événements ou de projets laboratoire.

Dans un premier temps, nous invitons les commissaires à nous partager leurs champs privilégiés de recherche. Selon les propositions reçues, la participation des commissaires pourrait s’allier à des projets déjà en cours au Centre SAGAMIE ou faire l’objet de nouveaux développements à notre programmation.

Le présent appel est inclusif aux différentes communautés culturelles, aux Premières Nations, aux différents genres et aux différents groupes d’âge, y compris les premières expériences et les artistes agissant à titre de commissaire. 

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Les commissaires intéressés ont jusqu’au 15 mars 2019 pour nous faire part de leurs intérêts en nous faisant parvenir un dossier comprenant un Curriculum Vitae et un texte décrivant leurs champs de recherche.

• Vous pouvez aussi inclure si vous le souhaitez :
• Des textes que vous avez déjà écrits en tant que commissaire.
• Des images de projets que vous avez commissariés.
• Des projets concrets que vous désirez réaliser.

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Nous faire parvenir le tout par courriel à 







Centre SAGAMIE is launching a curatorial project proposal call. In a spirit of collaboration, we seek to support your research to carry out exhibitions, publications, events or experimental projects.

To begin, we invite curators to share their preferred research areas. Depending on the received proposals, the curators’ participation could be linked with projects that are already underway at Centre SAGAMIE or be included as new developments on our programming.

The current call is inclusive and open to various cultural communities, First Nations, genders and different age groups, including first-timers and artist-curators. 

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The interested curators have until March 15, 2019 to communicate their interests by sending us a dossier with a CV and a text that describes their research fields. If you wish, you may also include:


• Texts you have previously written as a curator;
• Images of projects you have curated;
• Concrete projects you aim to carry out.

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Please send us your complete dossier to
mathildesagamie@cgocable.ca 

lundi 14 janvier 2019

Aurélie Painnecé









Aurélie Painnecé
Artiste en résidence / Artist in Residence
(english follows)

Aurélie Painnecé développe une pratique installative de l’image fixe. Depuis le spectre de la photographie, elle s’intéresse aux fondements de l’inscription lumineuse sur la surface photosensible où elle interroge la notion d’impermanence. De là, elle déploie divers moyens de (ré)animer la représentation par la matérialité de l’image, par sa mise en espace et par la présence du regardeur. 

Aurélie Painnecé est artiste photographe, enseignante en arts visuels et designer, elle détient une maitrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Sa recherche a été présentée lors d’expositions solos et collectives à Arprim, la Galerie de l’UQO, le CDEx, le Centre de design et également lors de communications à l’ACFAS et à Figura. À titre de designer graphique, elle collabore avec des institutions artistiques (Galerie de l’UQAM, groupe de recherche-création Grupmuv, Hexagram, Faculté des arts) ainsi qu’avec des maisons d’édition universitaires et indépendantes (Presses de l’UdM, Les petits carnets, Possibles éditions).


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Aurélie Painnecé is a fine arts photographer, visual arts teacher and designer, she has an MFA from UQAM. Her artistic research has been presented during solo and group exhibitions at Arprim, Galerie de l’UQO, CDEx, Centre de design le Centre de design, and as part of conference talks at ACFAS and Figura. As a graphic designer she has collaborated with arts institutions (Galerie de l’UQAM, groupe de recherche-création Grupmuv, Hexagram, Faculté des arts) as well as with university and independent publishing houses (Presses de l’UdM, Les petits carnets, Possibles editions). 


Aurélie Painnecé develops an installation-based practice focused on the still image. Taking the spectrum of photography as a starting point, she is interested in the foundations of light inscription on a photosensitive surface, which has led her to reflect the notion of impermanence. She has consequently deployed various means to (re)animate representation through the materiality of the image by way of its spatial placement and the presence of the viewer.

http://www.aureliepainnece.ca/



lundi 3 décembre 2018

Chloé Beaulac



Chloé Beaulac
Artiste en résidence / Artist in Residence
(english follows)

Chloé Beaulac est une artiste multidisciplinaire. À travers une pratique qui passe par la photographie, le dessin, la sérigraphie, la peinture, l’installation et la sculpture, Beaulac communique sa perception des passages et des savoir-faire identitaires. La place de l’humain dans la nature et dans l’histoire est au cœur de sa pratique. Elle explore divers lieux en lien avec ses recherches actuelles. À la manière de l’ethnologue, elle observe puis documente les caractères sociaux et culturels, l’histoire, les mythes, les contes, les rituels, la personnalité, ainsi que l’atmosphère qui se dégage de ces lieux.

Le projet Pèlerin - L'inconnu découle du désir de créer une série d’œuvres inédites inspirées par la trouvaille extraordinaire de photographies imprimées qui documentent plus de cinquante années d’errance d’un étranger. À travers la production d’une vaste série d’images numériques, Beaulac crée un univers mnémonique imaginaire qui pige dans le bagage photographique personnel d'un inconnu et dans le sien, brouillant les individualités, tout en exprimant sa vision multiforme parfois ludique de ce qu’est « l’expérience du voyage », de la quête de l’Humain, où le désir de sens, la projection et le rêve s’entremêlent pour habiter chaque lieu et moment. 

Diplômée d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2010), Chloé Beaulac se spécialise dans les arts imprimés. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions présentées tant au Canada qu’à l’international, notamment aux États-Unis et au Portugal. L’artiste s’est vu décerner plusieurs prix et distinctions pour ses créations dont, tout récemment, le prix Culture Montérégie - Fabrique culturelle remis pour l’ensemble de son œuvre et son implication en Montérégie. En 2015, Chloé a reçu le prix Télé-Québec remis conjointement par la Biennale d’estampe contemporaine de Trois- Rivières et la Fabrique culturelle, pour son œuvre Au cœur du magnétisme. Son travail de création lui a aussi valu le Open Studio Printmaking National Award et une nomination pour le prix Albert-Dumouchel. Les œuvres de Chloé Beaulac font partie de plusieurs collections publiques, permanentes et d'art public dont celles de la Banque Nationale, de la Banque de Montréal, de Bibliothèque et Archives nationales du Québec , de la Ville de Longueuil et de la ville de Saint-Lambert. L’artiste est boursière du Conseil des arts du Canada, du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts de Longueuil et de l’organisme Les Offices jeunesse internationaux du Québec.


www.chloebeaulac.com

Photo: DARK RIDERS, photomontage, research for the project Pèlerin - L'inconnu, 2018.


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Chloé Beaulac is a multidisciplinary artist. Through a practice that makes use of photography, drawing, silk screening, installation and sculpture, Beaulac translates her perception of identity-related passages and know-how. The human being’s place in nature and in history is at the centre of her practice. She explores various sites that are related to her current practice. Proceeding like an ethnologist, she first observes and then documents the social and cultural characteristics, history, myths, legends, rituals, personality of these sites, in addition to their ambience. 

The project Pèlerin - L'inconnu  was born out of the desire to create a series of original works inspired by the extraordinary find of printed photographs documenting a stranger’s wanderings for over fifty years. Through the production of a vast series of digital images, Beaulac creates an imaginary mnemonic world that draws on the personal photographic baggage of a stranger as well as her own, thus blurring individualities while expressing a multiform and at times playful vision of what is behind a “travel experience”, a Human being’s quest in which a search for meaning, projection and dreams are interwoven to dwell in each site and moment.

Chloé Beaulac holds a BFA from Concordia University (2010) and specializes in print arts. Her work has been show in many exhibitions in Canada and abroad, notably in the US and Portugal. The artist has been the recipient of several awards and distinctions for her creative work, among which the Prix Culture Montérégie – Fabrique culturelle received for her body of work and her contribution to the arts in the Montérégie region. In 2015, Chloé received the Télé-Québec award which was jointly given by the Biennale d’estampe contemporaine de Trois- Rivières and Fabrique culturelle, for her work Au cœur du magnétisme. Her art practice was also recognized through the Open Studio Printmaking National Award and a nomination for the prix Albert-Dumouchel. Chloé Beaulac’s works are part of several permanent and public art collections, such as those of the Banque Nationale, Banque de Montréal, Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Ville de Longueuil and Ville de Saint-Lambert. The artist is supported by grants from the Canada Council for the Arts, Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts de Longueuil and the organization Les Offices jeunesse internationaux du Québec.

www.chloebeaulac.com


Photo: DARK RIDERS, photomontage, research for the project Pèlerin - L'inconnu, 2018.


lundi 26 novembre 2018

Gail Bourgeois

 

Gail Bourgeois 
Artiste en résidence / Artist in Residence
(english follows)

Dans ma pratique, je considère les systèmes de contrôle dans leur présence réelle et psychologique. Travailler avec l’imagerie de la guerre froide me permet de faire converger mes préoccupations sur les conséquences de la violence humaine. Il s’est passé quelque chose dont il faut se souvenir et que je cherche à rendre visible dans ma série des Cold War Pieces. Par des jeux formels de matériaux et d’échelle, je crée des relations entre les œuvres qui décomposent le sens et le construisent tout à la fois. Mon approche vise à créer des dessins intimes qui amènent à réfléchir. 

Ma curiosité pour ce qui se cache sous la surface se ramifie en de nouvelles explorations visuelles. Je m’intéresse aux réseaux naturels que sont les mycéliums et les rhizomes; y réfléchir m’amène à une nouvelle compréhension des structures naturelles et de la relation symbiotique qui existe entre les humains et le reste de la terre. Cette quête artistique s’inscrit dans le prolongement de l’intérêt que je porte depuis longtemps à la façon dont les humains s’organisent.

Née aux États-Unis, Gail Bourgeois vit et travaille en Outaouais. Elle est membre fondatrice de la galerie Powerhouse (La Centrale, Montréal). En 2013-2014, elle a été invitée à titre de première artiste en résidence au Diefenbunker : le Musée canadien de la guerre froide. Plus récemment, elle a été invitée à créer des œuvres à partir de la collection Firestone d’art canadien et à présenter une exposition individuelle basée sur sa recherche à la Galerie d’art d’Ottawa. Son travail fait partie de plusieurs collections publiques.

www.gailbourgeois.ca

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My practice considers systems of control in their real and psychological presence. Working with cold war imagery focuses my concern with the larger consequences of human violence. In my collage and drawing series, Cold War Pieces, there is a trauma that must be remembered and made visible. Through formal methods of materials and scale, I create relationships between works that both break down and build up meaning at the same time. My approach is to find a way to draw my subject as something intimate, an exchange with what is familiar.

My curiosity about what lies beneath the surface leads in to new visual explorations. Thinking about natural networks, such as mycelia and rhizomes, brings an understanding of natural structures and the symbiotic relationship between humans and the rest of the earth. This investigation has grown from my long-time interest in how humans organize themselves.

Born in the United States, Gail Bourgeois lives and works in the Outaouais region of Québec. She is a founding member of Powerhouse Gallery (La Centrale, Montréal). In 2013-2014, she was invited to be the inaugural artist-in-residence at the Diefenbunker: Canada’s Cold War Museum. More recently, she was invited to engage with the Firestone Collection of Canadian Art in the presentation of a research-based solo exhibition at the Ottawa Art Gallery. Her works have been collected into several public collections.

www.gailbourgeois.ca

mardi 13 novembre 2018

Valérie Blass


Valérie Blass
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Les récentes propositions de Valérie Blass sont investies d’une double tension qui confronte les notions de visibilité et d’invisibilité ainsi que les limites entre volume et surface. Ses sculptures, dont les postures anthropomorphiques tendent à l’abstraction, procèdent de représentations volontairement instables : l’unité de l’œuvre est pensée de manière à s’échapper, à se transformer et se recomposer selon les positions et les déplacements du spectateur. La portée référentielle de la représentation est ainsi densifiée et la sculpture agit comme une entité plurielle.

Valérie Blass est née en 1967 à Montréal, où elle vit et travaille. Des expositions individuelles lui ont été consacrées à la galerie Catriona Jeffries, à Vancouver (2015) ; à Artspeak, à Vancouver (2015) ; à la Daniel Faria Gallery, à Toronto (2015) ; à Parisian Laundry, à Montréal (2014) ; à la Illingworth Kerr Gallery, à Calgary (2013) ; au Musée d’art contemporain de Montréal (2012) ; à l’Art Gallery of Hamilton, à Hamilton, Ont. (2012) ; à The Hole, à New York (2013) ; et à la Galeri Manâ, à Istanbul (2013). Elle a participé à de récentes expositions collectives au; Musée d’art contemporain, à Montreal (2016); à la Justina M. Barnicke Gallery, à Toronto (2015) ; à la galerie Luis De Jesus Los Angeles (2015) ; au Musée des beaux-arts de Montréal (2014) ; à l’Art Gallery of Alberta, à Edmonton, Alb. (2013) ; au Public Art Fund, à New York (2013) ; au MetroTech Center, à Brooklyn (2013) ; à Oakville Galleries, Oakville, Ont. (2012) ; au Musée national des beaux-arts du Canada, à Ottawa (2011) ; et au Power Plant, Toronto (2009). Valérie Blass a reçu le Prix Ozias-Leduc de la Fondation Émile-Nelligan en 2016, le prix Victor Martyn Lynch-Staunton pour les arts visuels en 2012, et le Prix Louis-Comtois de la Ville de Montréal en 2010.

https://catrionajeffries.com/artists/valerie-blass/works/


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Valérie Blass
Artist in Residence


The recent works of Valérie Blass are filled with a dual tension that contrasts the notions of visibility and invisibility, as well as the boundaries between volume and surface. Her sculptures, whose anthropomorphic postures tend toward abstraction, arise out of deliberately unstable representations: the unity of the work is conceived so that it slips away, is transformed and then re-formed according to the viewer’s positions and movements. The referential impact of the representation is made denser this way, and the sculpture acts as a plural entity.

Valérie Blass was born in 1967 in Montréal, where she lives and works. Solo exhibitions of her work have been presented at Catriona Jeffries, Vancouver (2015); Artspeak, Vancouver (2015); Daniel Faria Gallery, Toronto (2015); Parisian Laundry, Montréal (2014); Illingworth Kerr Gallery, Calgary, AB (2013); Musée d’art contemporain de Montréal, Montréal (2012); Art Gallery of Hamilton, Hamilton, ON (2012); The Hole, New York (2013); and Galeri Manâ, Istanbul (2013). Recent group exhibitions have been held at; Musée d’art contemporain, Montreal (2016); the Justina M. Barnicke Gallery, Toronto (2015); Luis De Jesus Los Angeles, Los Angeles (2015); Musée des beaux-arts de Montréal, Montréal (2014); Art Gallery of Alberta, Edmonton, AB (2013); Public Art Fund, New York (2013); MetroTech Center, Brooklyn (2013); Oakville Galleries, Oakville, ON (2012); National Gallery of Canada, Ottawa (2011); and The Power Plant, Toronto (2009). Valérie Blass was the recipient of the Prix Ozias-Leduc from the Fondation Émile-Nelligan in 2016, the Victor Martyn Lynch-Staunton award for Visual Arts in 2012, and the Prix Louis-Comtois from the City of Montreal in 2010.


https://catrionajeffries.com/artists/valerie-blass/works/

lundi 5 novembre 2018

Pierre et Marie


Pierre et Marie
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Artistes autodidactes de Québec, Pierre Brassard et Marie-Pier Lebeau travaillent en duo depuis 2008. Leur pratique est marquée par une réappropriation d'objets rattachés à la culture populaire et par des clins d'oeil aux souvenirs d'enfance. Narrative, elle fait écho aux fondements de notre société moderne, échafaudés autour d'idéaux inaccessibles. Au coeur de leurs préoccupations: le reliquat, le merveilleux, l'artifice, le chaos, la beauté et le désenchantement.

Faisant appel autant à une mémoire collective qu'à un vocabulaire personnel élaboré autour de mises en scènes tragi-comiques, les oeuvres de Pierre&Marie évoquent souvent la nature morte. Délibérément décalées, elles donnent l'impression d'un « presque parfait » à la base d'une réflexion sur les joies éphémères, à la fois sincères et délusoires. Le ton grinçant et parfois humoristique de leurs oeuvres plongent le spectateur dans un rapport dialectique entre contemplation, plaisir esthétique et prise de conscience sur la société actuelle. Soulignant l'omniprésence de la violence et soulevant la beauté tragique qui en émerge, leur travail ouvre sur un espace de réflexion poétique révélant des tensions entre réalité et factice, entre vivant et fabriqué, entre banal et sublime.

Leurs sculptures et leurs photographies font partie de la collection Prêt d'oeuvre d'art du Musée national des beaux-arts du Québec et de plusieurs collections privées. Les deux artistes font également partie du collectif Acapulco.

https://pierreetmarie.ca/


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Pierre et Marie
Artist in Residence


The self-taught artists from Quebec City, Pierre Brassard and Marie-Pier Lebeau have been working as a duo since 2008. Their practice is characterized by a reappropriation of pop culture objects and playful allusions to childhood memories. Conveyed in a narrative form, their work echoes the foundations of modern society and its construction around inaccessible ideals. At the heart of their interests: vestiges, the fantastic, artifice, chaos, beauty and disenchantment.

Drawing both on collective memory and a personal vocabulary structured around tragi-comic stagings, Pierre & Marie's works often evoke the still life. Deliberately off-beat, they give the impression of an "almost perfect" quality at the root of a reflection on ephemeral joys that are at once sincere and delusional. The dark and sometimes humorous tone of their art immerses the viewer in a dialectical relation between contemplation, aesthetic pleasure and awareness raising about contemporary society. In underscoring the ubiquity of violence and highlighting the tragic beauty arising from it, their work opens up a space for poetic reflection in which the tensions between reality and the false, the living and the artificial, the banal and the sublime are revealed.

Their sculptures and their photographs are part of the Prêt d'oeuvre d'art of the Musée national des beaux-arts du Québec and of several private collections. The two artists are also part of the Acapulco collective. 


https://pierreetmarie.ca/

lundi 29 octobre 2018

Camille Bernard-Gravel


Camille Bernard-Gravel
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis l’obtention de son baccalauréat en 2014, les œuvres de Camille Bernard-Gravel ont évoluées au travers de villes se déployant dans cinq pays, éparpillés sur trois continents incluant l’Amérique du Sud. Se consacrant à une pratique artistique pluridisciplinaire, elle s’intéresse à mettre certaines particularités naturelles en interrelation avec diverses technologies inventées par l’humain.

Ses projets naissent de phénomènes naturels simples observables quotidiennement, ainsi que d’une attention soutenue portée aux lieux traversés et aux différents contextes rencontrés. Elle juxtapose des éléments hétérogènes dans ses œuvres afin d’y créer des contrastes et des rapprochements inattendus, puis de transporter l’esprit vers une réalité nouvelle.

Les matériaux qu’elle utilise se rapportent au secteur industriel. Ils contribuent à porter un regard sur la nature, d’un point de vue influencé par les technologies. Ses recherches abordent la mécanique et la cinétique, dans le but de produire une forme de performativité entre les éléments de ses œuvres. Au contact de son travail, elle souhaite que l’observateur soit saisi par de précieux moments d’étonnement, l’emmenant vers une sorte de révélation.

Originaire de Québec, ses sculptures, vidéos et installations ont fait l’objet d’expositions individuelles dans différentes villes du Canada et à La Plata, en Argentine. Ses œuvres ont également été présentées lors d’expositions collectives au Québec, en France, en Thaïlande, au Mexique et aux États-Unis. Elle a participé à plusieurs évènements internationaux tels que Québec Digital Art in New York (2015), la Biennale internationale d’art numérique de Montréal (2016), le Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul (2016) et le Mois Multi de Québec (2018).

https://www.camillebernardgravel.com/


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Camille Bernard-Gravel
Artist in Residence


After earning her BA in 2014, Camille Bernard-Gravel developed her work in several cities across five countries, spread over three continents, among which South America. Through her pluridisciplinary artistic practice, she seeks to bring certain natural particularities into relation with various human-made technologies.

Her projects arise from simple natural phenomenon that can be observed daily, as well as from a focused attention on the places travelled through and the various contexts encountered there. In her works she juxtaposes heterogeneous elements to create unexpected contrasts and parallels that present the mind with a new reality.

The materials she uses are linked to the industrial sector. They encourage a contemplation of nature from a viewpoint that is influenced by technology. In her research she draws on mechanics and kinetics so to make elements between her works performative. She hopes that her works will produce an experience of astonishment in viewers and lead to something akin to a revelation.

Camille Bernard-Gravel is a native of Quebec City. Her videos and installations have been featured in solo shows in various cities in Canada as well as in La Plata, Argentina. Her works have also been shown in group exhibitions in Quebec, France, Thailand, Mexico and the US. She has participated in several international events such as Quebec Digital Art in New York (2015), the International Digital Art Biennale in Montreal (2016), the International Contemporary Art Symposium of Baie-Saint-Paul (2016) and the Mois Multi de Québec (2018).


https://www.camillebernardgravel.com/

lundi 15 octobre 2018

Marc Garneau


Marc Garneau
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Depuis quelques années, une partie de mes recherches porte sur l’exploration des sites miniers de ma ville natale, Thetford Mines. La photographie et la cueillette d’objets trouvés sur place constituent un itinéraire visuel parallèle à mon travail de peintre et de graveur. Il y a longtemps, je quittais Thetford sans vraiment me rendre compte de l’ampleur des paysages miniers qui m’entouraient. Il faut dire qu’ils étaient en constante évolution. Aujourd’hui abandonnés, ces sites m’inspirent à la fois solitude et sérénité. Ces immenses haldes de résidus d’amiante, ces eaux mortes et bleues, ces cratères vertigineux sont témoins d’une époque s’échelonnant sur plus d’un siècle. Ces sites interdits se fondent dans la nature ou l’absorbent. J’ai l’impression d’un théâtre de l’absence où l’érosion domine. Ma démarche consiste à rendre compte de cette sensation via la photographie.

Né à Thetford Mines en 1956, Marc Garneau vit et travaille à Montréal. Depuis plus de 40 ans, il pratique l’estampe et la peinture. Actif sur la scène artistique, ses œuvres ont été montrées dans près de 60 expositions individuelles. En 1997, il a gagné le Grand Prix de la Biennale de dessin, de l’estampe et du papier matière du Québec (Alma).

Plus récemment, le « 1700 La Poste » à Montréal et la Galerie d’art du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke présentaient une exposition majeure de l’artiste couvrant 30 années de peinture (1985-2015).

Ses œuvres font partie d’importantes collections publiques : Musée d’art contemporain de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée de Joliette, Musée du Bas Saint-Laurent et l’Université de Sherbrooke.


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Marc Garneau
Artist in Residence


For several years, a part of my practice has been focused on the mining sites of my city of birth, Thetford Mines. Photography and the collection of objects found onsite make up a visual itinerary that runs parallel to my painting and engraving practice. A long time ago, I left Thetford mines without really being aware of the scale of the surrounding mining landscape. Of course, it was constantly in a process of transformation. These now abandoned sites inspire me with a sense of solitude and serenity. These immense asbestos waste-rock piles, these dead, blue waters, these dizzying craters bear witness to a period that stretches over more than a century. These forbidden sites fade into the surrounding nature or absorb it. They give me the impression of a theatre of absence ruled over by erosion. My approach is to account for this sensation through photography.

Marc Garneau was born in Thetford Mines in 1956 and now lives and works in Montreal. His practice consists of printmaking and painting. He actively contributes to the art scene and his works have been shown in over 60 solo exhibitions. In 1997, he was awarded the first prize at the Biennale de dessin, de l’estampe et du papier matière du Québec (Alma).

More recently, « 1700 La Poste « Montréal and the Galerie d’art of the Centre culturel de l’Université de Sherbrooke presented a major exhibition of the artist’s work that spanned 30 years of painting  (1985-2015).

His works are part of important public collections: Musée d’art contemporain de Montréal, Musée national des beaux-arts du Québec, Musée de Joliette, Musée du Bas Saint-Laurent and Université de Sherbrooke.

lundi 1 octobre 2018

Isabelle Guimond


Isabelle Guimond
Artiste en résidence / Artist in Residence

(English follows)

Par la peinture et le dessin, j’interroge mon rapport aux images et par elles, ma relation équivoque au monde et à l’histoire. Mon travail oscille entre une critique sociale de notre mode de vie et un récit intimiste se rapprochant de l’autofiction. Entre le saisissement photographique d’une image, d’un événement, et son dessaisissement dans l’acte de peindre. Entre la nécessité de raconter le monde dans lequel je vis et les contingences inhérentes au travail de la matière.

Après m’être intéressée aux problématiques d’organisation sociales associées aux quartiers défavorisés, plus particulièrement Hochelaga, j’ai travaillé à partir d’images trouvées sur des blogues d’adolescentes en tentant de voir comment les représentations du corps pouvaient devenir un lieu d’autofiction. Plus récemment, je me suis réapproprié des photos de familles et des images de sources disparates grappillées sur plus d’une décennie dans une approche picturale et graphique proche du collage où les tableaux et dessins sont construits par une superposition d’images dans un côtoiement laissant place aux croisements et aux brisures narratives.

Isabelle Guimond vit et travaille à Montréal. Son travail a été présenté au Québec, aux États-Unis, au Mexique et en France. Récipiendaire en 2014 de la bourse de la Fondation Sylvie et Simon Blais, elle fut également finaliste à la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain. Au cours des dernières années, elle a exposé à la Galerie de l'UQAM, à la Galerie B-312 (où elle a participé à une table ronde sur les enjeux de la peinture), à la galerie Les Territoires, au Centre des arts actuels Skol, à la Maison de la culture Maisonneuve et à la Galerie Simon Blais. Elle a effectué des résidences au Centre Sagamie, à la Galerie B-312, et à L’Écart où elle a également présenté son travail avec le collectif Filles Debouttes ! (Christine Major et Gabrielle Lajoie-Bergeron). En 2017, elle a présenté Autre que moi, sa plus récente exposition solo à la Galerie d’art d’Outremont et son travail a également fait partie des activités de CAM en tournée et des expositions collectives à la galerie Laroche/Joncas, et à la galerie Trois Points. Elle travaille actuellement sur une publication, en collaboration avec Martine Delvaux et Monique Régimbald-Zeiber sur le travail de la réalisatrice André-Line Beauparlant dont la sortie est prévue en 2019. Isabelle Guimond est représentée par la Galerie Simon Blais.

https://isabelleguimond.ca/


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Isabelle Guimond
Artist in Residence


Through painting and drawing, I question my connection to images and through them, my ambiguous relationship to the world and history. My work oscillates between a social critique of our way of life and an intimate narrative that is close to autofiction. It takes place between the photographic capture of an image, an event, and its release in the act of painting; between the need to tell stories about the world I live in and the contingencies of working with various materials.

After an exploration of social organization issues associated with underprivileged neighbourhoods, particularly Hochelaga, I worked with images found on teenage girls' blogs in view of understanding how representations of the body could become a site of autofiction. More recently, I have reclaimed family photos and images from disparate sources, collected over more than a decade in a pictorial and graphic approach reminiscent of collage in which paintings and drawings are constructed by a combination of juxtaposed images that give rise to hybrid and fragmented narratives.

Isabelle Guimond lives and works in Montreal. Her work has been presented in Quebec, the United States, Mexico and France. Recipient of the Sylvie and Simon Blais Foundation Award in 2014, she was also a finalist for the Claudine and Stephen Bronfman Award in Contemporary Art. In recent years, she has exhibited at the Galerie de l'UQAM, Galerie B-312 (where she participated in a panel discussion on the challenges of painting), Galerie Les Territoires, Centre des arts actuels Skol, Maison de la culture Maisonneuve and Galerie Simon Blais. She has carried out residencies at the Centre Sagamie, Galerie B-312, and L'Écart where she also showed her work with the collective Filles Debouttes! (Christine Major and Gabrielle Lajoie-Bergeron). In 2017, she presented Autre que moi, her latest solo exhibition, at the Galerie d'art d'Outremont and her work was also part of the CAM's touring activities and was included in  group exhibitions at Laroche/Joncas Gallery and Trois Points Gallery. In collaboration with Martine Delvaux and Monique Régimbald-Zeiber she is currently working on a publication—scheduled for release in 2019—about the work of the director André-Line Beauparlant. Isabelle Guimond is represented by Galerie Simon Blais.

https://isabelleguimond.ca/