lundi 30 novembre 2020

Colwyn Griffith


Colwyn Griffith

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

La terre, le système solaire et le cosmos sont imprégnés de temps. Le temps est profondément incorporé à l’existence socioculturelle, mythologique et économique de notre civilisation. Bien que mon travail utilise le « temps d’horloge », il adopte également une vision alternative où le temps devient quelque chose qui est plié, étendu, tiré et ralenti, permettant à l’espace-spectateur de réfléchir à l’expérience métaphysique. Il ouvre aussi une fenêtre vers une contemplation de la photographie, son histoire, son ontologie et ses possibilités.

Mon projet en cours, intitulé Out of Time, présente le temps comme un axe sur lequel se croisent des expériences de l’espace, de la lumière, de la mort, de la mémoire et de l’histoire. Si mon travail est une méditation personnelle sur les phénomènes externes et l’expérience humaine intérieure, il est également une réflexion sur l’histoire et la connaissance photographique. Mon intérêt pour le photographique va des processus analogiques matériellement présents à la prétendue nature « dématérialisée » du numérique.

Les photographies et les vidéos de Colwyn Griffith ont été présentées au niveau national et international, notamment au : Mitaka Centre for the Arts à Tokyo, Jersey City Museum, É.-U., et à la Galerie d’art d’Ottawa. En plus du généreux soutien du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, il a bénéficié de résidences d’artistes à New York et au Québec. Son travail a figuré dans diverses publications et fait partie de plusieurs collections publiques et privées. Divers catalogues dédiés à son travail ont été publiés : Empire Projects par la Southern Alberta Art Gallery et Something About Time de la Kitchener-Waterloo Art Gallery. Né à Ottawa et élevé à Aylmer, Québec, Griffith détient un baccalauréat en Études cinématographiques de Carleton University et une Maitrise en arts visuels de York University à Toronto. Il habite à Wakefield, Québec, et il enseigne l’Histoire et la théorie de la photographie à la School of Photographic Arts (SPAO) à Ottawa.



• • •


The earth, solar system and cosmos are all suffused with time. It is deeply woven into our civilizations’ socio-cultural, mythological and economic existence. Although my work makes use of “clock time,” it also embraces an alternate view where it becomes something that is folded, stretched, pulled and slowed, allowing the viewer space to think about metaphysical experience. It also opens a window for contemplation about photography, its history, ontology and possibilities. My ongoing project called Out of Time, presents time as an axis upon which experiences of space, light, death, memory and history intersect. While my work is a personal meditation upon external phenomena and internal human experience, it is equally a reflection into photographic history and knowledge. My interest in the photographic reaches from materially present analogue processes to the alleged “dematerialized” nature of the digital.

Colwyn Griffith’s photography and videos have been exhibited both nationally and internationally, including: Mitaka Centre for the Arts in Tokyo, the Jersey City Museum U.S.A, and the Ottawa Art Gallery. In addition to receiving, generous support from the Canada Council for the Arts and Conseil des arts et des lettres du Québec, he has participated in artist residencies in New York City and Quebec. His work has appeared in various publications and figures in public and private collections. Two catalogues about his work have been published: Empire Projects by the Southern Alberta Art Gallery and Something About Time by the Kitchener-Waterloo Art Gallery. Born in Ottawa and raised in Aylmer Quebec, Griffith holds a BA in Film Studies from Carleton University and an MFA in Visual Arts from York University in Toronto. He currently lives in Wakefield Quebec and teaches the History and Theory of Photography at the School of Photographic Arts (SPAO) in Ottawa.

lundi 23 novembre 2020

Laïla Mestari


Laïla Mestari

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Née à Casablanca au Maroc, Laïla Mestari vit et travaille à Montréal. Principalement issue du collage, sa pratique artistique est animée par un dialogue continu entre les arts visuels et les arts vivants. Sa recherche auto-ethnographique explore les paradoxes esthétiques et kinesthésiques du sentiment d’appartenance au territoire propre aux diasporas contemporaines. Récipiendaire de plusieurs prix et bourses d’excellence (Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts du Canada, Irene F. Whittome Prize in Studio Arts, Prix Ada Lovelace), Mestari est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2017) et son travail a notamment été acquis par le Musée national des beaux-arts du Québec. Elle a récemment présenté deux expositions solos au Canada (La Centrale Galerie Powerhouse et VU, 2019), une à Rota en Espagne (Espacio PINEA, 2017) et présente actuellement un projet solo au LOBE (Chicoutimi). Elle a participé à plusieurs projets multidisciplinaires et expositions de groupe présentés à Montréal (SKOL, Dazibao, Monument-National, Arprim, Musée des Maîtres et Artisans du Québec et autres). Le travail récent de Mestari porte une réflexion sur le rôle des canons de la peinture et de la photographie dans la justification de la pensée coloniale. La relation entre la figure humaine et le paysage y est omniprésente. L’idéalisation et l’assujettissement du corps des femmes racisées et du territoire naturel sont questionnés dans un rapport performatif entre le corps de l’artiste, la matière organique ou plastique et l’image imprimée.


• • •


Laïla Mestari was born in Casablanca, Morocco, and now lives in Montreal. Mainly rooted in collage, her artistic practice is driven by a continuous dialogue between the visual arts and the living arts. Her auto-ethnographic research explores the aesthetic and kinaesthetic paradoxes inherent in the feelings of territorial belonging that are specific to contemporary diasporas. She has received several grants (Canada Council for the Arts, Irene F. Whittome Prize in Studio Arts, Prix Ada Lovelace) and she holds an MFA from Concordia University (2017). Her work has notably been acquired by the Musée national des beaux-arts du Québec and has recently been displayed in two solo exhibitions in Canada (La Centrale Galerie Powerhouse and VU, 2019), as well as at Rota in Spain (Espacio PINEA, 2017). She's currently presenting a solo project at LOBE (Chicoutimi). Mestari has participated in several multidisciplinary projects and group exhibitions presented in Montreal (SKOL, Dazibao, Monument-National, Arprim, Musée des Maîtres et Artisans du Québec, to name but these). Mestari's recent work reflects on the role of painting and photography canons in the justification of colonial thought. The relationship between the human figure and landscape is ubiquitous here. The idealization and subjection of the body of racialized women are questioned in a performative relation between the artist's body, organic or plastic material and the printed image.

lundi 16 novembre 2020

Oli Sorenson


Oli Sorenson

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]


Grandement influencée par la création musicale, le DJing et ses modes de diffusion en réseaux, la pratique de Sorenson se définit comme un « art du remix », où il remet en question les enjeux d’originalité et d’authenticité, à l’ère de la surabondance d’information numérique. Il réactualise le langage visuel d'artistes de réputation internationale pour rediriger leurs iconographies vers de nouveaux thèmes et matériaux. Ainsi en privilégiant des actes de citation et de partage, les œuvres de Sorenson accueillent un éventail plus large de gestes créateurs, et un vocabulaire plastique plus inclusif que celui engendré par une production solitaire en atelier, pour notamment déstabiliser l’idée que l’art se crée en vase clos. Pour la série L'Anthropocène de Halley, l’artiste travaille dans le style des peintures géométriques de Peter Halley afin de produire un grand nombre d’images, transposées en peintures, en impressions et en animations numériques. Les œuvres évoqueront les infrastructures modulaires des sociétés post-industrielles, du matériau informatique aux cubicules de bureaux et des systèmes d’agriculture intensive, toutes des structures qui s’accumulent pour occuper une étendue toujours plus vaste de la terre, au point d’y causer de réelles répercussions écologiques et géologiques.

Oli Sorenson fut initialement reconnu à Londres, où il a contribué à plusieurs évènements artistiques à l’Institute of Contemporary Art (2003-06), à Tate Britain (2006) ainsi qu’au British Film Institute (2008-10). Il a établi un profil international avec ses interventions au ZKM (Karlsruhe, 2002), à ISEA (Helsinki, 2004), puis aux festivals Mapping (Genève, 2009) et Sonica (Ljubljana, 2012). Depuis qu’il s’est installé à Montréal en 2010, Sorenson a diffusé son travail à Power Plant (Toronto, 2014), FILE (Sao Paulo, 2015), Monitoring (Kassel, 2017), Art Mûr (Berlin, 2018) et Elektra (Montréal, 2019).



• • •


Greatly drawing on musical creation, deejaying and its networked dissemination modes, Sorenson's practice is defined as a "remix art," in which he questions notions of originality and authenticity in an era of overabundant digital information. He renews the visual language of renowned international visual artists to redirect their iconographies towards new themes and materials.

In thus foregrounding acts of citation and sharing, Sorenson's work embraces a broader spectrum of creative gestures and an artistic vocabulary that is more inclusive than what might emerge from a solitary studio production, to notably unsettle the idea that art is created in a vacuum. For the series, L’Anthropocène de Halley, the artist is working in the style of Peter Halley's geometric paintings in view of producing a large number of images, transposed onto paintings, prints and digital animations. The works will evoke the modular infrastructures of post-industrial societies, ranging from computer hardware to office cubicles and intensive agriculture systems; all of which are structures that accumulate to occupy an increasingly large expanse of the planet, to the point of causing real ecological and geological impacts.

Oli Sorenson was first recognised in London, after taking part in numerous media art events at the Institute of Contemporary Art (2003-06), Tate Britain (2006), and the British Film Institute (2008-10). He also established an international profile when performing at ZKM (Karlsruhe, 2002), ISEA (Helsinki, 2004), Mapping (Geneva, 2009) and Sonica Festivals (Ljubljana, 2012). After moving to Montreal in 2010, Sorenson redirected his work towards gallery based projects, and since exhibited at The Power Plant (Toronto, 2014), FILE (São Paulo, 2015), Monitoring (Kassel, 2017) and Art Mûr (Berlin, 2018) and Elektra (Montreal, 2019).

lundi 9 novembre 2020

Yann Pocreau


Yann Pocreau

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Yann Pocreau est né à Québec en 1980. Dans ses recherches récentes, à travers différents types de médiums dont la photographie, la sculpture et l’installation, il s’intéresse à la lumière comme sujet vivant et à l’effet de celle-ci sur la trame narrative des images. La lumière artificielle, sa matérialité et son apport essentiel à la pensée photographique, à la photographie elle-même — à ses codes et à ses relations au monde que nous habitons — sont des sujets largement abordés par l’artiste. Ses projets récents ont ceci de particulier qu’ils permettent à la machine de projection, à la lumière de celle-ci, de devenir la matière première du travail de l’artiste. Blanches ou colorées, référant au film, à l’ampoule, puis à l’obsolète charte de couleurs Kodak, ces interventions lumineuses l’ont mené sur de nouvelles pistes, plus exploratoires, plus abstraites, mais de plus en plus contextuelles.

L’artiste a participé à plusieurs expositions canadiennes, américaines et européennes dont récemment aux Rencontres photographiques d’Arles. Son travail a été commenté dans divers magazines et ses œuvres sont présentes dans les collections de la Banque Nationale du Canada, d’Hydro-Québec, de Desjardins, de Deloitte Toronto, de la Ville de Montréal, de la Ville de Longueuil, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée d’art de Joliette, dans la collection Prêt d’œuvres d’art du Musée National des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal où il présentera son exposition Les impermanents au début de l’année 2021. Il vit et travaille à Montréal.

yannpocreau.com


• • •



Yann Pocreau was born in Quebec City in 1980. In his latest research he uses different types of mediums, including photography, sculpture and installation to explore light as a living subject and as an element that impacts the narrative framework of images. Artificial light, its materiality and its essential contribution to his photographic thought, to photography itself, to its codes and to its relations to our world are subjects the artist focuses extensively on. The distinguishing characteristic of his recent projects is that they harness the projection apparatus and the light emanating from it as a raw material for his work. Whether white or in colour — in reference to film — the light bulb, as well as the obsolete Kodak colour chart, these luminous interventions have led him down new avenues that are more exploratory and abstract, but also increasingly contextual.

The artist has participated in several Canadian, American and European exhibitions, most recently at the Rencontres photographiques d'Arles. Various magazine have focused on his practice and his works are part of numerous collections, such as those of the National Bank of Canada, Hydro-Québec, Desjardins, Deloitte Toronto, City of Montreal, City of Longueuil, Musée d'art contemporain de Montréal, Musée d'art de Joliette, the Collection Prêt d'œuvres d'art of the Musée National des beaux-arts du Québec and the Montreal Museum of Fine Arts, where he will present his exhibition Impermanencies in 2021. He lives and works in Montreal.

lundi 2 novembre 2020

Gabrielle Desrosiers


Gabrielle Desrosiers

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

La pratique de Gabrielle Desrosiers navigue entre la performance et l’installation. Ses œuvres rassemblent photographie, sculpture, vidéo et objets collectionnés. À la manière d'un collage, ses compositions agissent telles des simulations où se côtoient des arguments à déchiffrer, des fantasmes et des cauchemars. Ses recherches sont influencées par ses préoccupations concernant le comportement de la société occidentale, l'anthropologie, la mythologie, l'idéologie capitaliste et les catastrophes liées au réchauffement climatique.

Son travail a été présenté à Montréal, entre autres, au festival Zone-Homa (2015), au festival Art Matters (2015), au Centre des arts actuels Skol (2016), au VAV Gallery (2018), à Circa art actuel (2018), à la Fonderie Darling dans le cadre de la RIPA – Rencontre interuniversitaire de performance actuelle (2019) ainsi qu'ailleurs au Québec tel au Festival d’art performatif de Trois-Rivières (2019), au centre d'artistes l'Écart à Rouyn-Noranda (2020), à l'Espace F à Matane (2020) et à la Galerie du Rift à Ville-Marie (2020).

Née à Québec en 1986, Gabrielle Desrosiers réside actuellement à Rouyn-Noranda. Elle détient un diplôme en scénographie de l’École de théâtre de Saint-Hyacinthe (2007), un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2018) et de l’Académie Bezalel des arts et du design à Jérusalem (2017). Elle est récipiendaire du prix Irene F. Whittome en arts plastiques (2018) ainsi que du Prix Relève du Conseil de la culture de l'Abitibi-Témiscamingue (2020).



• • •


Gabrielle Desrosiers's practice travels between performance and installation. Her works bring together photography, sculpture, video and collected objects. In the manner of a collage, her compositions act like simulations in which arguments waiting to be resolved, phantasies and nightmares intermingle. Her research is influenced by her interests in the behaviour of Western society, anthropology mythology, capitalist ideology and the catastrophes linked to global warming.

Her work has been presented in Montreal-based venues and events, among others at Zone-Homa (2015), festival Art Matters (2015), Centre des arts actuels Skol (2016), VAV Gallery (2018), Circa art actuel (2018), Fonderie Darling as part of the RIPA – Rencontre interuniversitaire de performance actuelle (2019), as well as elsewhere in Quebec, such as at Festival d’art performatif de Trois-Rivières (2019), the artist-run centre Écart in Rouyn-Noranda (2020), Espace F in Matane (2020) and at Galerie du Rift in Ville-Marie (2020).

Born in Quebec City in 1986, Gabrielle Desrosiers currently lives in Rouyn-Noranda. She holds a diploma in set design from École de théâtre de Saint-Hyacinthe (2007), a BFA from Concordia University in Montreal (2018) and the Bezalel Academy of Arts and Design in Jerusalem (2017). She received the Irene F. Whittome visual arts awards (2018) as well as the Prix Relève du Conseil de la culture de l'Abitibi-Témiscamingue (2020).




lundi 26 octobre 2020

Christopher Varady-Szabo

Christopher Varady-Szabo

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Les systèmes de vie et la manière dont nos choix en tant que société affectent notre relation avec l’environnement naturel sont centraux à la démarche artistique de Christopher Varady-Szabo. L'artiste est surtout reconnu pour ses sculptures et ses installations faites main inspirées par des structures architecturales élémentaires conçues en adoptant des méthodes de construction traditionnelles et des matériaux naturels. Il cherche à réactiver « un espace primaire », une manière d’être qui aborde la vie d’un point de vue instinctif en demeurant dans les limites de ce qui est essentiel (l’alimentation, le logement et les interactions sociales).

En 2006, au Centre d’artistes Daïmôn à Gatineau, il a entrepris un projet d’exploration d’impressions numériques juxtaposant la photographie d’éléments tirés de la nature à des éléments dessinés qu'il aura imaginé. Les œuvres qui en résultent deviennent des cartes faisant ressortir la frontière entre l'inconscient et la réalité matérielle et invitent les spectateurs à imaginer la « vie privée » des entités qui en émergent. Ces œuvres agissent comme des énigmes à résoudre, comme des rêves qui cherchent à nous enseigner quelque chose sur l'invisible. Quoiqu’énigmatiques, les parties dessinées sont en résonance avec quelque chose de primaire profondément ancré en notre être. Varady-Szabo souhaite ainsi favoriser une connexion avec cet aspect primaire de notre psyché qui se fait souvent éclipser par la superficialité propre à notre société de consommation effrénée.

Christopher Varady-Szabo vit et travaille à Gaspé, Québec. Il est titulaire d’un Baccalauréat en arts plastiques de l’UQAM et d’une Maitrise en art visuel de l’Université d’Ottawa.


• • •


Life systems and the way our choices as a society impact our relationship to the natural environment are at the core of Christopher Varady-Szabo's artistic approach. He is primarily known for his sculptures and handmade installations inspired by elementary architectural structures conceived by applying traditional construction methods and natural materials. He seeks to reactivate “primal space,” i.e. a way of being that approaches life from an instinctual perspective by remaining within the limits of the essential (food, shelter and social interactions).

In 2006 at the Daïmôn artist-run centre in Gatineau, he started an exploratory digital print project that juxtaposes photographs of natural elements with drawn elements generated by his imagination. The resulting works are like maps showing the border between the unconscious and material reality, thus inviting viewers to imagine the “private life” of the arising entities. They act like riddles to be solved, like dreams seeking to teach us about the invisible. Though enigmatic, the drawn parts resonate with something primal that is deeply rooted in our being. Varady-Szabo wants to bring about a connection with this primal aspect of our psyche that is often eclipsed by the prevailing superficiality and acquisitiveness which drive our society of rampant consumerism.

Christopher Varady-Szabo lives and works in Gaspé, Québec. He holds a BFA from UQAM and a MFA from the University of Ottawa.

mardi 29 septembre 2020

Steve deBruyn

 


Steve deBruyn

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Artiste vivant et travaillant à London, Ontario, Canada, sa principale production artistique dans le passé a consisté surtout en des installations d'envergure. Néanmoins, il déploie des efforts considérables pour resserrer son approche esthétique autour d'une dimension plus intime. Qu'il s'agisse d'œuvres numériques, imprimées ou en réseau, ou simplement de réaliser des œuvres moins grandioses qu'auparavant, l'objectif est d'élargir le potentiel d'exposer sur une vaste zone géographique, même à distance, sans qu'il soit nécessaire de travailler trop longtemps loin de la maison ou d'utiliser une profusion de matériaux comme cela a été le cas pour les expositions antérieures. Visuellement, son travail est de nature sculpturale résultant d'un mélange de matériaux trouvés et d'éléments fabriqués avec précision, souvent imprégnés de couleurs vives et variées, puisés dans les bacs de peintures retournées des quincailleries locales. Ces couleurs rejetées constituent la base de sa palette et évoquent l'esthétique de l'art urbain, de la décoration d'intérieur et parfois, du kitsch. Il s'est aussi fait connaitre pour sa création de tableaux, de collages et de zines. Il collabore souvent avec d'autres personnes et il est ouvert à un large éventail de possibilités lorsqu'il s'agit de créer des œuvres d'art au Canada ou à l'international.


• • •


An artist living and working in London, Ontario, Canada, his main artistic output in the past has consisted of mainly large-scale installations. However, a major attempt is being made to shrink the aesthetic doing into the more intimate. Whether this be digital, print or online based work, or simply making pieces that are less grandiose than in the past. The goal being to broaden the ability to exhibit over the broadest possible geographical area, or even remotely, without the need for overly extended work periods away from home or the copious use of physical materials that have been necessitated by his exhibitions in the past. Visually his work is sculptural in nature with a mixed useage of found materials and precisely crafted elements often infused with bright and varied colours delved from the mistint bins at local hardware stores. These rejected colours become the basis of his palette and invoke aesthetics of urban art, home decoration and at times, kitch. He has also been known to create paintings, collages and zines. He frequently collaborates with others and is open to any and all possibilities when it comes to making artwork in Canada or abroad.

lundi 21 septembre 2020

Sébastien Gaudette


Sébastien Gaudette

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Depuis plusieurs années, le travail artistique de Sébastien Gaudette s’articule autour du froissement d’objet, particulièrement le papier. Il s’intéresse au rapport entre le support et le sujet, surtout à leur matérialité. Accordant une attention particulière à l’ambiguïté de la représentation de l’image, il pousse sa réflexion sur la notion du trompe-l’œil par divers modes de réalisation pour remettre en question le vrai du faux.

L’artiste développe sans cesse sa pratique comme un grand laboratoire d’exploration ; il ne considère pas le papier comme une surface à deux dimensions, mais plutôt comme un matériau pouvant devenir partie intégrante de la composition picturale.

Sébastien Gaudette vit et travaille à Montréal. Ses œuvres ont été présentées dans de nombreuses institutions québécoises, notamment le Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, le Musée du Bas-Saint-Laurent à Rivière-du-Loup, le Centre national d’exposition de Jonquière, le Cirque du Soleil de Montréal ainsi que dans plusieurs Maisons de la culture au Québec. Sur la scène internationale, il a été invité à exposer à l’Art Helix Gallery de Brooklyn, en plus d’avoir présenté son travail dans certaines foires internationales, dont Art on Paper à Miami, au Seattle Art Fair ainsi qu’à la foire Papier de Montréal.

Voir le site de l'artiste


• • •


For several years, Sébastien Gaudette’s artistic work has revolved around the crumpling of objects, particularly paper. He’s interested in the relationship between the medium and the subject, especially their materiality. Interested by the ambiguity of the image’s representation, he explores the concept of trompe-l'oeil by various means of production to question what is real and what is not.

The artist continually develops his practice as a great exploration laboratory; he doesn’t consider paper as a two-dimensional surface, but rather as a material that can become an integral part of a pictorial composition.

Sébastien Gaudette lives and works in Montreal. His works have been presented in major Quebec institutions, including the Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, the Musée du Bas-Saint-Laurent in Rivière-du-Loup, The Centre national d’exposition de Jonquière, the Cirque du Soleil de Montréal and several “Maisons de la culture” in Montreal. On the international scene, he has been invited to exhibit at the Art Helix Gallery in Brooklyn, in addition to having presented his work at several international fairs, including Art on Paper in Miami, the Seattle Art Fair and at Papier in Montréal.

lundi 14 septembre 2020

Nadège Grebmeier Forget


Nadège Grebmeier Forget

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Circulant dans le milieu des arts visuels et des arts vivants en tant qu'artiste interdisciplinaire, coordonnatrice de projets, conseillère en création ou directrice artistique, Nadège Grebmeier Forget s'est distinguée par la manipulation autonome et performative de son image. Grâce à de nombreux festivals, expositions, résidences et conférences à son actif à travers le Canada, les États-Unis et l'Europe, elle est mieux connue pour ses performances de longue durée, en direct, en streaming ou privées qui remettent en question le travail de création et le devenir, y compris les façons dont la performance (de soi ou de l’art) peut être documentée, montrée, diffusée ou exposée. Elle est la première artiste de performance à recevoir le Prix Pierre-Ayot (2019) de la Ville de Montréal, décerné en partenariat avec l'Association des galeries d'art contemporain (AGAC). Cette résidence au Centre SAGAMIE lui servira de terrain de jeu pour explorer diverses façons de matérialiser ses archives et les gestes performatifs menant à une production massive d’images.

Le travail de cette artiste a récemment été exposé à Montréal dans le cadre de deux expositions collectives : Je ne veux pas que la vie se mette à avoir d'autres volontés que les miennes, Projet Casa, et En bonne compagnie, Bradley Ertaskiran. Sa dernière performance Inside-Outside, Off & On fut présentée à la Fonderie Darling dans le cadre de Place Publique en août dernier. Cet automne, une entrevue détaillant son point de vue sur les questions du live stream en relation avec l’art performance sera publiée dans le numéro 206 de la revue Vie des Arts. 

Crédit photo : Nadège Grebmeier Forget, Photo prise le 2019-03-17 à 9h57 AM #2 (photographie Photo Booth), 2019


• • •


Circulating within both the visual and live arts communities as an interdisciplinary artist, project coordinator, creative consultant or artistic director, Nadège Grebmeier Forget has distinguished herself through the empowered and performative manipulation of her image. With multiple festivals, exhibitions, residencies, and conferences to her credit across Canada, the US, and Europe, she is better known for her durational, live, streamed, and private performances that question the labour of making and becoming; including the ways in which performance (of self or art) can be documented, shown, disseminated or exhibited. She is the first performance artist to receive the City of Montreal’s Prix Pierre-Ayot (2019), awarded in partnership with the Contemporary Art Galleries Association (AGAC). The Centre SAGAMIE residency will serve as a playground to explore various ways of materializing her archive and the performative gestures that have led to up to her massive image production.

Her work was recently exhibited in Montreal in two group shows: Je ne veux pas que la vie se mette à avoir d'autres volontés que les miennes at Project Casa and, En bonne compagnie at Bradley Ertaskiran. Her latest performance Inside-Outside, Off & On was presented at the Darling Foundry as part of Place Publique last August. This fall, an interview detailing her point of view on live streaming in relation to performance art will be published in issue 206 of Vie des Arts magazine.

Credit photo : Nadège Grebmeier Forget, Photo on 2019-03-17 at 9.57 AM #2 (photographie Photo Booth), 2019

lundi 9 mars 2020

François Morelli


Soulèvements (tampon encreur au mur), exposition : Mille-feuilles. Quand le dessin a lieu. à la Maison des arts de Laval, 2019-2020, crédit photo Guy L'Heureux. // Uprising, exhibition : Mille-feuilles at Maison des arts de Laval, 2019-2020, photo credit Guy L'Heureux.

François Morelli

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

François Morelli est né à Montréal. En 1975 il reçoit un BFA de l’université Concordia. Il enseigne à l’université du Québec à Chicoutimi à l’hiver de 1981 avant de s’installer dans la région New-Yorkaise de 1981 à 1991. Il reçoit un MFA du Mason Gross School of the Arts de l’université Rutgers à New Brunswick New Jersey en 1983 où il enseigne par la suite de 1983 à 1990. À son retour au Québec en 1991 il enseigne à l’Université du Québec à Trois Rivières jusqu’à 1996. Il a été professeur à l’Université Concordia de 1996 à 2018. Il a fait partie de la galerie Christiane Chassay de 1991 à 2004 et de la Galerie Joyce Yahouda à Montréal 2006 à 2016. En 1993 il reçoit le prix d'Excellence de la Biennale de dessin et d'estampe d'Alma et en 2007 le Prix Louis Comtois de la Ville de Montréal.

François Morelli poursuit une démarche polyvalente (en dessin, estampe, installation, performance et sculpture) marquée par un questionnement soutenu quant au statut de l'objet à l'intérieur des processus de création et de la perception de l'oeuvre. Il s'intéresse aux notions de passage, de circulation et de transformation. Pour lui l'oeuvre se fait souvent l'écho d'une action passée ou d'une intervention visant à traduire (non seulement dans l'espace, mais aussi dans le temps) les rapports de l'artiste avec la société, des individus entre eux, ou de l'individu avec l'objet.* 

* Pierre Landry L’origine des choses, (1994), Musée d’art contemporain de Montréal


• • •


François Morelli was born in Montreal. In 1975 he graduated with a BFA from Concordia University. He taught at the Université du Québec à Chicoutimi for the winter semester of 1981 before settling in the New York City area from 1981 to 1991. In 1983, he obtained an MFA from Mason Gross School of the Arts at Rutgers University in New Brunswick, New Jersey where he subsequently taught from 1983 to 1990. Upon his return to Quebec he taught at Université du Québec à Trois-Rivières until 1996. He was a professor at Concordia University from 1996 to 2018. He was represented by Christiane Chassay from 1991 to 2004, and Joyce Yahouda from 2006 to 2016. In 1993, he received the award for Excellence at the Biennale de dessin et d'estampe d'Alma and in 2007 the Prix Louis Comtois from the City of Montreal.

Morelli pursues a multifaceted approach (drawing, printmaking, installation, performance and sculpture) marked by a sustained interrogation of the object and its status within both the creative process and the perception of the artwork. He is interested in ideas of passage, circulation and transformation. For Morelli, the artwork is often the echo of a past action or intervention that aims to translate relationships (both in space and time) between the artist and society, between individuals, and between the individual and the object.*

* Pierre Landry L’origine des choses, 1994, Musée d’art contemporain de Montréal


lundi 2 mars 2020

Vincent Lafrance


Vincent Lafrance

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Vincent Lafrance (n.1978) est un photographe et vidéaste établi à Montréal au Canada. Il est titulaire d’un baccalauréat en photographie de l’Université Concordia. Son travail a été présenté au Canada et en Europe et au Mexique. Ses œuvres font partie de la collection d’œuvres d’art d’Hydro-Québec et de plusieurs collections privées, au Canada et aux États-Unis. Depuis 2011, sa pratique en photographie est orientée vers la représentation de la nuit. Il s’intéresse aux étranges zones de perception qu’offre l’obscurité dans les campagnes et villages du Québec et des États-Unis. Cette recherche lui a permis d’obtenir le Prix du duc et de la duchesse d’York en photographie, offert par le Conseil des arts du Canada. Il enseigne la photographie dans le département d’art visuel au Champlain College de Lennoxville, Canada.


• • •


Vincent Lafrance (b.1978) is a photographer and videographer based in Montréal, Canada. He holds a Bachelor of Photography from Concordia University. He has exhibited in Canada, Europe and Mexico. His works are included in the Hydro-Québec art collection and several private collections in Canada and the United States. Since 2011, his photographic practice has been oriented toward representations of the night. He is interested in the strange zones of perception found in darkness in the countryside and villages of Quebec and the United States. This research has won him a Duke and Duchess of York photography prize from the Canada Council for the Arts. He teaches photography in the Department of Visual Art at Champlain College in Lennoxville, Canada.

lundi 24 février 2020

Maryse Goudreau



Maryse Goudreau

Résidences INTER-CENTRES

[English Follows]

Maryse Goudreau est artiste, cinéaste et chercheuse indépendante. Elle réalise des oeuvres où se croisent images, documents, gestes de soin artistique et participatifs. Hybride, sa création traverse la photographie mais aussi l’essai vidéographique et photographique interactif, des dispositifs immersifs, l’art action, ou encore l’art sonore. 

Depuis 2012, elle crée une archive dédiée au béluga. Elle la constitue comme une oeuvre ouverte pour laquelle elle assemble des données et des créations multiples, qui sont amenées à se développer sur deux décennies. Maryse Goudreau investit le champ de l’art à portée sociale avec plusieurs projets participatifs sur la péninsule gaspésienne où elle vit, incluant Manifestation pour la mémoire des quais et Festival du tank d’Escuminac – première et dernière édition. 

Ses plus récentes expositions ont été présentées à : la Biennale de Venise (Pavillon du Centre PHI de Montréal, 2019), Dazibao (Montréal), Galerie Leonard et Bina Ellen (Montréal), Le Museo de la Cancilleria / Instituto Matias Romero (Mexico), VU – Centre de production et de diffusion de la Photographie (Québec), Annenberg Space for Photography (Los Angeles, É.-U.), Centre Bang (Chicoutimi), Centro de Arte Contemporáneo Wifredo Lam (La Havane, Cuba) et au Musée des beaux-arts de Montréal.

Elle a publié les livres L’Appel (2012) et Histoire sociale du béluga (2016). Plusieurs prix lui ont été décernés, dont le Prix Lynne-Cohen (2017) en partenariat avec le Musée national des beaux-arts du Québec. Ses oeuvres font partie de plusieurs collections, incluant celles du Musée des Beaux-Arts de Montréal et du Musée d’art contemporain de Baie St-Paul.

Maryse Goudreau vit et travaille à Escuminac en Gaspésie où elle s’investit également en permaculture.


*

La résidence de Maryse Goudreau est réalisée dans le cadre du programme d’échange Résidences INTER-CENTRES entre 7 centres d’artistes partenaires qui ont en commun leur situation géographique en périphérie des grands centres urbains : VASTE ET VAGUE (Carleton-sur-Mer), EST-NORD-EST (Saint-Jean-Port-Joli), ADMARE (Îles-de-la-Madeleine), CARAVANSÉRAIL (Rimouski), ESPACE F (Matane), L'ÉCART (Rouyn-Noranda) et le Centre SAGAMIE (Alma). Ce programme interrégional d’échanges permet ainsi de faire rayonner, sur l’ensemble du territoire québécois, la recherche d’artistes ayant fait le choix de développer leur carrière en région. Le projet permet également le développement de partenariats structurants en favorisant la communication et le partage entre les centres d’artistes participants. Le projet Résidences INTER-CENTRES est soutenu par le Programme de partenariat territorial du Saguenay–Lac-Saint-Jean 2017-2018 issu de l’Entente de partenariat entre le CALQ et les MRC de cette région.


• • •


Maryse Goudreau is an artist, filmmaker and independent researcher. She creates works that intersect images, documents and gestures of artistic and participative care. Her hybrid creative approach mobilizes photography but also the interactive video and photographic essay, immersive apparatuses, action art, as well as sound art. 

Since 2012, she has created an archive dedicated to the beluga whale. This archive is put together in the manner of an open work for which she combines diverse data and various works in a project that is intended to be developed over decades. Maryse Goudreau contributes to the social art field through various participative projects on the Gaspé peninsula where she lives, among which Manifestation pour la mémoire des quais and Festival du tank d’Escuminac – première et dernière édition. 

Her latest exhibitions were presented at: the Venice Biennale (Pavilion of the Centre Phi - Montreal, 2019), Dazibao (Montreal), Leonard and Bina Ellen Gallery (Montreal), Le Museo de la Cancilleria / Instituto Matias Romero (Mexico City), VU – Centre de production et de diffusion de la Photographie (Quebec City), Annenberg Space for Photography (Los Angeles, US), Centre Bang (Chicoutimi), Centro de Arte Contemporáneo Wifredo Lam (Havana, Cuba) and the Montreal Museum of Fine Art.

She is the author of the books L’Appel (2012) and Histoire sociale du béluga (2016). She has received several awards, among which the Prix Lynne-Cohen (2017) in partnership with Musée national des beaux-arts du Québec. Her works are part of several collections, including those of the Montreal Museum of Fine Arts and the Musée d’art contemporain de Baie St-Paul.

Maryse Goudreau lives and works in Escuminac, Gaspésie where she also dedicates her time to permaculture.


*

Through its transportation, technical assistance and work dissemination support, the project Résidences INTER-CENTRES Residencies will ensure a Quebec-wide visibility for artists who have chosen to pursue their careers in the regions. This interregional exchange program between the Centre Sagamie and six co-production centres (VASTE ET VAGUE (Carleton-sur-Mer), EST-NORD-EST (Saint-Jean-Port-Joli), ADMARE (Îles-de-la-Madeleine), CARAVANSÉRAIL (Rimouski), ESPACE F (Matane), L'ÉCART (Rouyn-Noranda)) will make it possible to develop structuring partnerships by fostering communication and exchange between these artist-run centres who share the situation of being located at the periphery of large urban centres. This project has been made possible thanks to funding support from the Saguenay-Lac-Saint-Jean 2017-2018 Territorial Partnership Program that emerged thanks to the Partnership Agreement between the CALQ and the regional MRC.

jeudi 20 février 2020

Exposition — Natures mortes à quatre mains

Natures mortes à quatre mains

Yannick De Serre X Judith Bellavance


Vernissage le jeudi 20 février 2020 à 17 h 00
Exposition du 20 février au 30 avril 2020


Les pratiques de Judith Bellavance et Yannick De Serre coïncident en plusieurs points, et surtout dans cette sensibilité au détail, au temps qui passe, aux matériaux inusités – ailes arrachées aux mouches mortes, crin de cheval, fleurs séchées, outils anciens, cendres. L’une fabrique des natures mortes contemporaines à partir d’objets trouvés, l’autre commémore des moments importants de la vie, de sa vie. 

Pascale Beaudet, Ph. D.


Judith Bellavance

Ayant d’abord œuvré dans le milieu de la peinture, Judith pratique la photographie avec son expertise de peintre. Elle collectionne les textures et les objets, se constituant ainsi une sorte de répertoire de l’ordinaire et du désir. Elle y puise pour élaborer ses oeuvres et raconter des histoires intimes et énigmatiques autour des thèmes de l’altérité, de la perte, de l’absence et de la durée. Avec un souci du détail qui nous atteint, les objets et les corps se dévoilent avec finesse dans chacune de ses œuvres et de leurs mises en espace. Judith montre et raconte tout à la fois. Son travail de création est également teinté de son métier de thanatopracteure. Cette proximité avec le deuil lui donne accès à de nombreux rituels à découvrir, à explorer et à inventer autour de l’expérience de la perte, ce qui se perçoit inévitablement dans son travail de création. Judith a complété un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval à Québec. Son travail a été appuyé par le Conseil des arts et des lettres du Québec et le Conseil des arts du Canada. Ses œuvres se retrouvent dans plusieurs collections publiques et privées. 



Yannick De Serre

Yannick explore les pratiques élargies de la gravure, du dessin et de l’installation. Il orchestre le contraste des émotions : amour-haine, vie-mort, absence-présence; via la rencontre et l’installation d’œuvres bidimensionnelles et tridimensionnelles. À caractère intime et personnel, sa création relatent l’universalité du ressenti propre à chacun. Signifiant donc que malgré l’aspect personnel du sujet, le spectateur peut globalement s’y reconnaitre et se projeter dans l’œuvre. Son travail est influencé par son emploi d’infirmier ainsi que par un long séjour dans le grand nord québécois. Calme nordique et chaos médical imprègnent ainsi son oeuvre sans pour autant apparaître de façon littérale. En apparence fragile, il tergiverse entre douceur et violence. Yannick De Serre a complété un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval. Il expose à travers le Québec en plus d’assurer une présence dans les grandes foires internationales (Papier, Art Basel, TIAF, Sydney et New-York). Nous retrouvons ces œuvres dans de nombreuses collections privées et institutionnelles. Il a également réalisé une résidence de création soutenue par le CALQ et le CAC au Centre Arteles en Finlande.



• • •


Judith Bellavance's and Yannick De Serre's practices intersect along numerous lines, particularly in regards to the attention they pay to details, the passage of time, unusual materials—wings torn from dead flies, horsehairs, dried flowers, old tools, ashes. One uses found objects to make contemporary still lifes, while the other commemorates important moments of life, of his life.

Pascale Beaudet, Ph. D.


Judith Bellavance

Having at first worked with painting as her chosen medium, Judith now practices photography with her expertise as a painter. She collect textures and objects in order to put together what can be called a sort of repertory of the ordinary and of desire. She draws on this to develop her works and to tell intimate and enigmatic stories about themes of otherness, loss, absence and duration. By way of painstaking and touching details, objects and bodies are revealed with finesse in each of her works and their spatial displays. Judith shows and tells everything all at once. Her artistic work is also influenced by her work as a mortician. This close contact with mourning provides her access to many rituals to be discovered, explored and invented around the experience of loss, which is inevitably brought to view in her creative work. Judith completed a BFA at Université Laval in Quebec City. Her practice has received support from the Conseil des arts et des lettres du Québec and the Canada Council for the Arts. Her works are also part of several public and private collections.




Yannick De Serre 

Yannick explores expanded print, drawing and installation practices. He orchestrates and contrasts emotions: love-hate, life-death, absence-presence; through the encounter and installation of 2D and 3D works. In addition to this intimate and personal character, his works speak to the universality of a sensibility that is unique to each one of us. Despite the personal nature of his subjects, viewers can globally project themselves into the works and thus identify with them. His practice is influenced by his work as a nurse, as well as by a lengthy stay in the far north of Quebec. A Nordic calm and medical chaos thus permeate his work, albeit without being literally depicted within it. Fragile in appearance, he wavers between gentleness and violence. Yannick De Serre holds a BFA from Université Laval. He has exhibited across Quebec and has also taken part in major international art fairs (Foire Papier, Art Basel, TIAF, Sydney and New York). His works are part of numerous private and institutional collections. He also carried out a residency that was supported by the CLAQ and CCA at the Arteles Centre in Finland. 

mardi 11 février 2020

Thomas Watson



Thomas Watson

Artiste en résidence / Artist in residence [English Follows]


Commonolithic (Watson) réfléchit à la manière dont les images deviennent des objets, par un rapprochement entre des pratiques de l'image numérique et un intérêt sculptural pour la dimension imaginative de la matérialité. À travers la sculpture, l'imprimé et les œuvres d'art en réalité virtuelle, Commonolithic crée des expériences spatiales et matérielles à partir d'images sources numériques. Son travail interroge notre ère actuelle basée sur une politique du temps et qui déteint en politique de l'espace.

Né en Angleterre, Commonolithic (Watson) détient une maîtrise en arts visuels de l'Université Concordia à Montréal, Canada. Son travail a été exposé à New York, États-Unis (Flux Factory, Art Helix), Londres, Manchester et Bristol, au Royaume-Uni (Hackney Wicked, Cornerhouse Micro-commission, Plan 9), à Helsinki, Finlande (Cable Factory), à Medellin, Colombie (Universidad Nacional de Colombia), à Aarhus, Danemark (Spanien 19c), à Montréal, où il travaille (Sporobole, galerie Laroche/Joncas, galerie Stewart Hall) et en ligne avec la Wrong Biennale 2019/20. Commonolithic était l'artiste en résidence à Sporobole Centre en art actuel, Sherbrooke CA et à l'Universidad Nacional de Colombia, Medellin. Il est le récipient d'une bourse en Recherche et création du Conseils des arts du Canada Council et d'une bourse en Création artistique du Arts Council England.



• • •


Commonolithic (Watson) considers how images become objects, bridging the gap between lens-based practices and a sculptural concern with the imaginative dimension of materiality. Through sculpture, print and virtual reality artworks Commonolithic develops spacial and material experiences from digital image sources. The work addresses the contemporary moment as one of a politics of time bleeding into a politics of space.

Born in England, Commonolithic (Watson) has an MFA in sculpture from Concordia university, Montreal Canada. His work has been exhibited in New York, USA (Flux Factory, Art Helix), London, Manchester and Bristol, UK (Hackney Wicked, Cornerhouse Micro-commission, Plan 9), Helsinki, Finland (Cable Factory), Medellin, Colombia (Universidad Nacional de Colombia), Aarhus, Denmark (Spanien 19c), in Montreal where he is based (Sporobole, Galerie Laroche/Joncas, Stewart Hall Gallery) and online in the Wrong Biennale 2019/20. Commonolithic was artist-in-residence at Sporobole Centre en art actuel, Sherbrooke CA and The Universidad Nacional de Colombia, Medellin, and was the recipient of a Research and Creation grant from Canada Council for the arts and a Grant for the arts from Arts Council England.

lundi 3 février 2020

Patrick Bérubé



Patrick Bérubé

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Patrick Bérubé a obtenu une Maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal en 2005. Finaliste pour le prix Pierre Ayot à deux reprises, son travail a été remarqué sur la scène nationale et internationale par ses participations à de nombreuses expositions et événements majeurs, notamment à New York, Berlin, Londres et au Luxembourg. Il compte également plusieurs séjours en résidence d’artiste, dont le Hangar à Barcelone, en Espagne, la Cité internationale des Arts à Paris, et à Buy-Sellf, à Bordeaux. Membre actif de la galerie Clark à Montréal, il a aussi réalisé plusieurs œuvres d’intégration à l’architecture (1%).

Voir le site de l'artiste

• • •

Patrick Bérubé received an MFA from Université du Québec à Montréal in 2005. A two-time finalist for the Pierre Ayot award, he has produced a body of work that has been recognized on the national and international scene thanks to numerous exhibitions and participation in major events, notably in New York, Berlin, London and Luxemburg. He has also carried out many artist residencies, among which Hangar in Barcelona, Cité internationale des Arts in Paris, and Buy-Sellf, in Bordeaux. An active member of Galerie Clark in Montreal, he has also created several public works as part of the art and architecture integration program (1%).

lundi 27 janvier 2020

Julie Caissie


Julie Caissie

Résidences INTER-CENTRES

[English Follows]


Julie Caissie est une artiste visuelle acadienne originaire de Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Son travail met en scène la fragilité de la présence humaine et minérale. L’intensité des couleurs et la fluidité des coups de pinceau qu’elle utilise dérivent de son corps en mouvement et de sa vibration qui sont souvent provoqués par des actes performatifs. Cette confrontation du corps, du paysage, des couleurs, de l’espace, des frontières, et des disciplines qui composent sa démarche interrogent notre compréhension sensible de l'espace que nous habitons ou que nous fantasmons.

Julie explore les relations subtiles entre les points de rencontre et les croisements disciplinaires de la peinture, la photographie, la performance, et la sculpture. Cette intention générale, où les explorations n’ont pas de frontières, capte une compréhension sensorielle de l’espace que nous habitons.

L’artiste aménage son environnement dans des réseaux et crée des univers peu familiers ou contradictoires. L’observateur est invité à voyager dans une surface, une ligne, un espace, une zone, une vitesse ou dans les marges du sens. L’artiste propose une réévaluation de l’attachement que nous avons à la matérialité de l’objet pour remettre en question le rapport à notre culture contemporaine et à la représentation de celle-ci.

*

Le projet Résidences INTER-CENTRES permet de faire rayonner, sur l’ensemble du territoire québécois, la recherche d’artistes ayant fait le choix de développer leur carrière en région en soutenant la mobilité, soutien technique et la diffusion de leur travail. Ce programme interrégional d’échanges entre le Centre SAGAMIE et six centres coproducteurs permettra le développement de partenariats structurants en favorisant la communication et le partage entre ces centres d’artistes qui ont en commun leur situation géographique en périphérie des grands centres urbains.


• • •


Julie Caissie is an Acadian visual artist from Moncton, New Brunswick.

Her work depicts the fragility of the human and mineral presence in our world. Often the results of performative acts, the movement of her body and its vibration inform the intensity of the colours and the brush strokes she use. This clash between the body, landscape, colours, space, borders and the media that form her process questions our sensitive understanding of the space we inhabit or fantasize about.

Julie explores the subtle relationships where painting, photography, performance, and sculpture meet and intersect to become interdisciplinary. This overall intention, where nothing is out of exploratory bounds, captures a sensory understanding of the space we inhabit.

The artist arranges her environment in networks and creates unfamiliar or contradictory universes. The observer is invited to travel in a surface, a line, a space, an area, a speed or in the margins of sense. The artist proposes a reassessment of our attachment to the materiality of the object in order to question the relation to our contemporary culture and the representation of it.

*

Through its transportation, technical assistance and work dissemination support, the project Résidences INTER-CENTRES Residencies will ensure a Quebec-wide visibility for artists who have chosen to pursue their careers in the regions. This interregional exchange program between the Centre Sagamie and six co-production centres will make it possible to develop structuring partnerships by fostering communication and exchange between these artist-run centres who share the situation of being located at the periphery of large urban centres.

lundi 20 janvier 2020

Morgane Clément-Gagnon


Morgane Clément-Gagnon

Artiste en résidence / Artist in residence 

[English Follows]

Le travail de Morgane Clément-Gagnon consiste en des études photographiques et des installations vidéos des territoires nordiques, incluant des images qui explorent la fonte de la neige, la formation de nuages et la fragilité du relief. Informées par son passé académique en philosophie, les images de Clément-Gagnon invite le.la spectateur.rice dans un espace d’ambiguïté et d’introspection. Sous une perspective phénoménologique et existentialiste, elle comprend le réel comme un collage subjectif de différentes perceptions, redonnant ainsi crédit à une foule d’expériences. Pour elle, les paysages nordiques habillent ses questionnements : changeant, imprévisible, fatal et fragile, le Nord est un miroir qui renvoie à notre inconscient et à nos paradoxes intérieurs. Enquêter dans un paysage hostile, c’est finalement chercher en soi.

Cet intérêt envers la nordicité l’a menée à se retirer dans des environnements isolés comme l’Islande (SIM residency), les fjords norvégiens (PRAKSIS) ainsi que l’île d’Anticosti (Résidence Nomade).

Voir le site de l'artiste


• • •


Morgane Clément-Gagnon’s work consists of still and moving photographic installations of northern territories, including images that explore the melting of ice, cloud formations and the fragility of rock formations. Informed by her academic experience in philosophy, her images invite the viewer into a space of ambiguity and introspection. Through a phenomenological and existential perspective, she understands reality as a collage of subjective perceptions, thus giving credit to a myriad of experiences. For her, northern landscapes inhabit her questioning : changing, unpredictable, fatal and fragile, the North is a mirror reflecting our subconscious and our inner paradoxes. Inquiring within landscape is, in the end, looking within us.

This interest in the idea of the North pushed her to experience isolated environments such as Iceland (SIM residency), norwegians villages (PRAKSIS) and the Anticosti Island (Nomad Residency).

See the artist's website

jeudi 16 janvier 2020

Ed Pien


Ed Pien

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

[English Follows]

« Qu’est-ce donc que le temps ?
Si personne ne me le demande, je le sais ;
si je cherche à l’expliquer à celui qui m’interroge, je ne le sais plus.
Cependant j’affirme avec assurance qu’il n’y aurait point de temps passé,
si rien ne passait ; qu’il n’y aurait point de temps à venir,
si rien ne devait succéder à ce qui passe,
et qu’il n’y aurait point de temps présent si rien n’existait. »

Confessions, Livre XI, trad. Péronne et Ecalle remaniée par P. Pellerin, Nathan, 1998.

Le temps est plus qu’un concept philosophique et une construction quantifiable. Personne n’échappe au temps. Tout le monde est contraint et influencé par lui. Le temps nourrit, et il fait des ravages ; il peut nous aider à oublier ou consoler et guérir.

Est-ce que le fait de partager des durées de temps et de réfléchir sur son impact peut nous permettre de mieux le comprendre, d’avoir plus ou moins de maitrise sur lui ?

Depuis 2014, je travaille avec un petit groupe d’aînés à St. Augustine, Cuba. Nous discutons de la notion du temps dans un processus qui est documenté au fil du temps. Le projet est évolutif. Sa durée sera déterminée soit par leur mort, ou bien la mienne, ou lorsque les aînés ne seront plus intéressés à collaborer avec moi. 

J’ai rendu visite aux aînés deux fois par an en utilisant principalement la vidéo et la photographie pour documenter nos rencontres. Dans son ensemble, l’exercice est bien plus qu’une discussion sur le temps. Ce n’est que par l’expérience et le passage du temps que les œuvres d’art incarnées peuvent être continuellement réévaluées, façonnées et refaçonnées.

L’équipe du Centre SAGAMIE m’aidera à produire une archive visuelle à partir d’une sélection de photographies qui témoignent de certaines de nos interactions. La publication comportera également de courtes citations de chacun des 13 participants. 


Ed Pien détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Western et une maitrise en arts visuels de l’Université York.

Le travail de Pien a été exposé dans plusieurs institutions, dont le Drawing Centre à New York ; le Victoria & Albert Museum ; le Centre culturel canadien, Paris ; l’Institut Goethe, Berlin ; Langage Plus, Alma ; YYZ, Toronto ; le Musée des beaux-arts de l’Ontario ; le Musée des beaux-arts de Montréal ; le Musée d’art contemporain, Montréal ; Oboro, Montréal ; Axenéo7, Gatineau ; Art Gallery of Greater Victoria, Victoria; Mendel Art Gallery, Saskatoon ; Songzhuang Art Centre, Beijing ; Musée des beaux-arts du Canada ; et au MASS MoCA, Massachusetts. Il a participé à la Biennale de Montréal, à la Biennale de Sydney, à la Biennale de Moscou, à la Biennale internationale de Beijing, ainsi qu’à la Biennale de Curitiba, au Brésil. Au printemps 2020, Pien participera à la Bienal Internacional de Asunción, au Paraguay.


• • •


" What then is time? Provided no one asks me, I know, If I want 
to explain it to an enquirer, I do not know. But I confidently affirm
myself to know that if nothing passes away there is no past time,
and if nothing arrives there is no future time, and if nothing 
existed there would be no present time. "

Augustine of Hippo, extract from the Confessions (397 - 98 CE); trans. Henry Chadwick (Oxford: Oxford University Press, 1992) 230 -32; 243

Time is more than a philosophical concept and quantifiable construct. No one escapes time. Every one is compelled and impacted by it. Time nurtures, takes it toll; time may help us to forget or console and heal. By sharing durations of time and being self-reflexive of time’s impact, can we make better sense of it, do we feel having more or less control over it?

Since 2014, I have been working with a small group of Elders in St Augustine, Cuba. Together, the Elders and I engage in discussions that explore the notion of time, documented over time. This project is ongoing. Its duration will be determined either by their or mine death, or when the Elders lose interest in continuing to work with me.

I have been visiting the Elders twice a year using predominantly video and photography to capture our encounters. The entire undertaking is more than a discussion of time. It is only through the experiencing and passing of time together that the embodied artworks could be continually negotiated, shaped and reshaped.

The team at Centre SAGAMIE’s Publication Residency will help me produce a visual archive from selected photographs showing some of our interactions and it will also include a short quote from each of the 13 participants.


Ed Pien received a BFA from Western University and a MFA from York University. 

Pien has shown in venues that include the Drawing Centre, NYC; the Victoria & Albert Museum; The Canadian Culture Centre, Paris; The Goethe Institute, Berlin; Langage Plus, Alma; YYZ, Toronto; The Art Gallery of Ontario; Musée des beaux arts; Musée d’art contemporain; Oboro, Montreal; Axenéo7, Gatineau; Art Gallery of Greater Victoria, Victoria; The Mendel Art Gallery, Saskatoon; Musée des beaux-arts, Montreal; Songzhuang Art Centre, Beijing; the National Art Gallery of Canada; and at MASS MoCA, Massachusetts. He has participated in the Montreal Biennale; the Sydney Biennale; the Moscow Biennale; the Beijing International Biennale, as well as the Curitiba Biennial, Brazil. In spring 2020, Pien will participate in the Bienal Internacional de Asunción, Paraguay.

lundi 6 janvier 2020

Anne-Marie Ouellet & Hermine Ortega



Anne-Marie Ouellet & Hermine Ortega

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

[English Follows]

Anne-Marie Ouellet réalise des interventions dans l’espace public accompagnées d’instructions et de documentation textuelles, graphiques, photographiques et vidéographiques. Elle met généralement de l’avant des comportements individuels et collectifs qui questionnent les normes sociales. Hermine Ortega réfléchit depuis de nombreuses années à la puissance de l’imprimé, à travers une pratique multidisciplinaire, ainsi qu'aux liens entre l'art et le politique. De 2017 à 2019, elles ont collaboré, au sein du collectif KABANE77 aux Cahiers des impossibles, un journal mensuel gratuit imprimé au risographe, pour lequel Anne-Marie a travaillé sur le graphisme (mise en page et visuels) et Hermine a effectué un travail de rédaction, d'édition et de correction. Au début de l’année, elles ont lancé Nullica, une nouvelle collection de la maison d’édition L’Oie de Cravan (images et poésie), où elles ont travaillé ensemble sur trois titres : Lune très belle, Petits morceaux de jeune homme et La fleuve.

La résidence à SAGAMIE leur donnera la possibilité de lier étroitement le texte, l’image et l’objet à travers la création de L’île, un livre reflétant une déambulation réelle ou rêvée dans la ville de Laval, à la croisée de la pièce de théâtre, du petit manuel du promoteur immobilier et du tract politique.

« Comme si Vincent Guzzo avait lu Bruce Bégout »
– S.


• • •


Anne-Marie Ouellet creates interventions in public space and supplements them with instructions and textual, graphic, photographic and video documentation. She predominately foregrounds individual and collective behaviors that question social norms. For many years, Hermine Ortega has engaged in a multidisciplinary practice to reflect on the power of print, as well as the art and politics nexus. From 2017 to 2019, as part of the KABANE77 collective, they collaborated on the Cahiers des impossibles, a free monthly Risograph-printed journal for which Anne-Marie worked on the graphic design (layout and visuals) and Hermine ensured the writing, editing and revision. At the start of the year, they launched Nullica, a new collection of the L’Oie de Cravan (images and poetry) publishing house, where they worked together on three books: Lune très belle, Petits morceaux de jeune homme and La fleuve. 

Their residency at SAGAMIE will provide them with the opportunity to interweave text, image and objects through the creation of L’île, a book that relates a real or imaginary walk through the city of Laval and which combines elements of a theatrical play, the real estate developer's guidebook and a political pamphlet.

" As if Vincent Guzzo had studied Bruce Bégout "
– S.

lundi 9 décembre 2019

Amélie Laurence Fortin



Amélie Laurence Fortin

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Au cours de la dernière décennie, les sujets de l’exploration, du territoire et du temps deviennent les piliers fondamentaux de la pratique artistique d’Amélie Laurence Fortin. Avec les ensembles Le Roc étincelant (2010-2016) et Crash (2017-…), l’artiste traite de diverses perceptions de l’espace – l’espace naturel, l’espace de l’exploration, l’espace-temps, l’espace plein, l’espace vide, l’espace interplanétaire, etc.

Utilisant les limitations intrinsèques à chaque espace d’exposition comme point de départ scénographique et conceptuel de ses projets, sa pratique est tournée essentiellement vers l’installation multidisciplinaire où plusieurs pratiques telles que la sculpture cinétique, l’objet, la photographie, etc. sont rassemblés. Au cours des neuf dernières années, elle s’est embarquée dans de nombreuses aventures, expéditions, résidences, collaborations interdisciplinaires qui traduites en oeuvres et en expositions ont su démontrer de l’ingéniosité de sa pratique.

Amélie Laurence Fortin est une artiste en arts visuels et directrice générale et artistique (en sabbatique) de Regart, centre d'artistes en art actuel à Lévis (Canada). Son travail a fait l’objet d'expositions individuelles et collectives; de foires, de festivals et de collections privées et publiques tant au Québec qu’en Europe. Récipiendaire du Studio du CALQ à Berlin pour toute l’année 2020, elle exposera prochainement à la galerie des arts visuels (Québec), sera accueillie par Werktank vzw (Leuven, Belgique) pour la production d’une oeuvre en collaboration avec le Mois Multi (Québec) et le département de physique de l’université de Varsovie (Pologne) et qui sera présenté à la Künstlerhaus Bethanien GmbH (Berlin, Allemagne).



• • •


Over the course of the last decade, the subject of exploration, territory and time became the main pillars of Amélie Laurence Fortin's artistic practice. In the work series Le Roc étincelant (2010-2016) and Crash (2017-…), the artist focuses on various perceptions of space – natural space, exploratory space, full space, empty space, interplanetary space, etc.

Using the limits that are inherent to each exhibition space as a scenographic and conceptual starting point for her projects, she has essentially turned her practice towards multidisciplinary installation in which several practices such as kinetic sculpture, objects, photography etc. are brought together. Throughout the past nine years, she has undertaken several adventures, expeditions, residencies and interdisciplinary collaborations that she was able to translate into works and exhibitions by way of her ingenious practice.

Amélie Laurence Fortin is a visual artist and the general and artistic director (currently on sabbatical) of Regart, an artist-run centre dedicated to contemporary arts in Lévis (Canada). Her work has been shown in solo and group shows, in art fairs, festivals, and it is included in private and public collection both in Quebec and Europe. She was awarded the CALQ Studio residency in Berlin for all of 2020 and has an upcoming exhibition at galerie des arts visuels (Quebec City), in addition to an invitation by Werktank vzw (Leuven, Belgium) to produce a work in collaboration with the Mois Multi (Quebec City) and the department of Physics at Warsaw University (Poland) that will be presented at Künstlerhaus Bethanien GmbH (Berlin, Germany).



lundi 2 décembre 2019

Ève K Tremblay


Ève K. Tremblay

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Née en 1972 dans une famille d’artistes, dont un père céramiste, Ève K. Tremblay a grandi entre le village de Val-David et Montréal. Après un DEC au Collège Jean-de-Brébeuf en lettres et communications (avec cinéma, photographie, et théâtre), elle rajoute un certificat en Études françaises et littérature à l’Université de Montréal, puis un autre à la Neighborhood Playhouse School of the theater (NYC - 1995). Elle passe de l’autre côté de la caméra. En 2000, elle gagne le Best Overall Achievement en photographie à l’Université Concordia à Montréal où elle étudie auprès de Mark Ruwedel, Evergon, Clara Gutsche, Raymonde April et Chris Knudsen. Ses œuvres témoignent de rituels et d’espaces méditatifs imaginés pour décanter le monde. Elles ont été publiées, exposées, et collectionnées ici et ailleurs (notamment: New York Times / Art Forum / Border Crossings / Le Devoir / MNBAQ / Bergen Kunsthall, NO / Kunstraum Kreuzberg, Berlin / Kunstverein Wolfsburg / MACM / MAC LAU / MACVAL, Biennale de Prague / Biennale nordique Momentum 7 / Petach Tikva Museum of Art / UWAG / SAAG / Leonard Bina Ellen Art Gallery / G-MK, Zagreb / Mac Laren Art Centre, Barrie / Occurrence, Montreal). De 2013 à 2015, elle prend des cours à la Greenwich House Pottery (NYC) dont le transfert d’images sur céramique. Depuis, elle met aussi en scène ses céramiques comme elle le fait avec les humains. Ses œuvres sont exposées à la Dorsky Gallery Curatorial Programs (NYC) dans At Sea jusqu’au 8 décembre. Son prochain solo à Montréal aura lieu à la Galerie Patrick Mikhail (11 janvier — 22 février).


• • •


Born in 1972 to an artist family that includes a ceramist father, Ève K. Tremblay grew up in the small town of Val-David and in Montreal. After a junior college degree from Collège Jean-de-Brébeuf in humanities and communications (film, photography and theatre), she earned a certificate in French studies and literature from Université de Montréal, and another one from the Neighborhood Playhouse School of the Theatre (NYC- 1995). She subsequently moved behind the camera. In 2000 she won the Best Overall Achievement in Photography award from Concordia University in Montreal where she studied with Mark Ruwedel, Evergon, Clara Gutsche, Raymonde April and Chris Knudsen. Her works propose rituals and imagined meditative spaces to perceive the world in its essence. These works have been published, exhibited and collected here and abroad (notably: New York Times / Art Forum / Border Crossings / Le Devoir / MNBAQ / Bergen Kunsthall, NO / Kunstraum Kreuzberg, Berlin / Kunstverein Wolfsburg / MACM / MAC LAU / MACVAL, Prague Biennale / Momentum 7 - the Nordic Biennale / Petach Tikva Museum of Art / UWAG / SAAG / Leonard Bina Ellen Art Gallery / G-MK, Zagreb / Mac Laren Art Centre, Barrie / Occurrence, Montreal).From 2013 to 2015, she took classes at Greenwich House Pottery (NYC) to learn, among other things, how to transfer images onto ceramics. Since then, she has also staged ceramics in the same manner that she does with humans. Here works are currently being exhibited at Dorsky Gallery Curatorial Programs (NYC) in At Sea until December 8th. Her next Montreal solo show will be held at Galerie Patrick Mikhail (January 11- February 22).