lundi 14 décembre 2020

Martin Désilets


Martin Désilets

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Je parcours les musées. Je photographie les œuvres, une à la fois, pour ensuite les superposer dans un même fichier numérique. Je parcours les villes. Je photographie les lieux et les monuments avec un appareil sans lentille, un appareil aveugle. Tout disparait. D’ici là, cependant, les couleurs, les ombres et la lumière demeurent. C’est une manière comme une autre d’apprivoiser la finitude.

Dans les mois à venir, Martin Désilets présentera plusieurs expositions individuelles, dont Les tableaux réunis au Musée d’art de Joliette, qui fait suite à une résidence d’artiste dans les réserves du musée, de même qu’à la Galerie B-312 (Montréal) et au centre d'exposition du Vieux Presbytère de Saint-Bruno-de-Montarville. Lorsque les musées et le ciel ouvriront à nouveau, Martin Désilets reprendra ses activités d’artiste en résidence à Bâle (Atelier Mondial) et aux États-Unis.

Légende : Tous les portraits de la collection, d’après « Portrait de ma sœur » de Suzanne Duquet (version de travail), 2020, 75,4 x 60,2 cm


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I explore museums. I photograph works, one at a time, to then superimpose them in a single digital file. I explore cities. I photograph sites and monuments with a lens-less camera, a blind camera. Everything disappears. Until then, however, the colours, shadows and light remain. One more way to come to grips with finitude. 

Over the next months, Martin Désilets will present several solo exhibitions, among which Les tableaux réunis at Musée d’art de Joliette, which is the fruit of an artist residency in the museum's storage spaces, as well as at Galerie B-312 (Montreal) and at the exhibition centre Vieux Presbytère in Saint-Bruno-de-Montarville. When museums and the sky will open up again, Martin Désilets will resume his activities as an artist in residency in Basel (Atelier Mondial) and in the US.

Image caption: Tous les portraits de la collection, d’après "Portrait de ma soeur" by Suzanne Duquet (working version), 2020, 75,4 x 60,2 cm

lundi 7 décembre 2020

Isabelle Guimond et Carolyne Scenna


Isabelle Guimond et Carolyne Scenna

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Le Phénomène du dortoir réunit Isabelle Guimond et Carolyne Scenna dans une envie de collaborer et de se mettre au défi. Le projet tire son nom de la jolie expression décrivant la synchronisation des cycles menstruels des femmes vivant en communauté fermée. Ce phénomène leur apparaît, non sans humour, comme l’analogie parfaite de ce que devrait être la collaboration artistique. Une harmonisation particulière des pratiques, qui se forme au fil du temps, dans l’action, les tâtonnements, par l’habitude d’être ensemble et de partager des lieux de création. Un certain rythme organique. Une influence sur l’humeur et les méthodes de travail. Une émulation réciproque qui prend forme à travers une envie de se surpasser pour l’autre, grâce à l’autre. De repousser leurs limites. En choisissant de travailler ensemble, elles ont fait le pari d’agir à titre de commissaire réciproque. Cela les autorise à prendre un ensemble de décisions pour l’autre. Entre demande spéciale, commande exclusive et proposition appuyée, cette façon de faire les oblige à sortir des zones plus habituelles de leur pratique et exige une confiance absolue dans le regard que porte l’autre sur leur travail. Le Phénomène du dortoir est simultanément espace de recherche, espace performatif et espace de diffusion où s’entrecroisent et se contaminent les parts plus spécifiques de leurs pratiques respectives. La résidence au Centre SAGAMIE leur permettra d’explorer, en huis clos, la part d’art imprimé qui fera partie de l’exposition qui sera accueillie à Skol entre le 14 janvier et le 27 février 2021.


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Le Phénomène du dortoir is a collaborative project between Isabelle Guimond and Carolyne Scenna. Taken from an expression that describes the synchronization of the menstrual cycles of women living in closed communities, the project is rooted in a spirit of both cooperation, and provocation. In the artists' mind, the phenomenon reads as a perfect, and humorous analogy of an idealized artistic collaboration. Over time, practices harmonize through communal actions, influence, touch, and shared space. Organic rhythms form and inform both mood and method. Reciprocal emulations generate a desire to outperform one's self - for the other, and through the other - to push respective limits. By choosing to work together, they have commited to act as reciprocal curators. This grants them the authority to make a series of decisions for the other. Between special assignments, exclusive commissions and directed proposals, this way of making expands creative boundaries and requires absolute trust in the other's view of their work. Le Phénomène du dortoir is simultaneously a space of research, a performative space, and a space of diffusion where specific aspects of their respective works intersect and contaminate each other. The residency at Centre SAGAMIE will allow them to explore, behind closed doors, the portion of printed art that will be part of the exhibition to be hosted at Skol between January 14 and February 27, 2021.