lundi 30 novembre 2020

Colwyn Griffith


Colwyn Griffith

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

La terre, le système solaire et le cosmos sont imprégnés de temps. Le temps est profondément incorporé à l’existence socioculturelle, mythologique et économique de notre civilisation. Bien que mon travail utilise le « temps d’horloge », il adopte également une vision alternative où le temps devient quelque chose qui est plié, étendu, tiré et ralenti, permettant à l’espace-spectateur de réfléchir à l’expérience métaphysique. Il ouvre aussi une fenêtre vers une contemplation de la photographie, son histoire, son ontologie et ses possibilités.

Mon projet en cours, intitulé Out of Time, présente le temps comme un axe sur lequel se croisent des expériences de l’espace, de la lumière, de la mort, de la mémoire et de l’histoire. Si mon travail est une méditation personnelle sur les phénomènes externes et l’expérience humaine intérieure, il est également une réflexion sur l’histoire et la connaissance photographique. Mon intérêt pour le photographique va des processus analogiques matériellement présents à la prétendue nature « dématérialisée » du numérique.

Les photographies et les vidéos de Colwyn Griffith ont été présentées au niveau national et international, notamment au : Mitaka Centre for the Arts à Tokyo, Jersey City Museum, É.-U., et à la Galerie d’art d’Ottawa. En plus du généreux soutien du Conseil des Arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, il a bénéficié de résidences d’artistes à New York et au Québec. Son travail a figuré dans diverses publications et fait partie de plusieurs collections publiques et privées. Divers catalogues dédiés à son travail ont été publiés : Empire Projects par la Southern Alberta Art Gallery et Something About Time de la Kitchener-Waterloo Art Gallery. Né à Ottawa et élevé à Aylmer, Québec, Griffith détient un baccalauréat en Études cinématographiques de Carleton University et une Maitrise en arts visuels de York University à Toronto. Il habite à Wakefield, Québec, et il enseigne l’Histoire et la théorie de la photographie à la School of Photographic Arts (SPAO) à Ottawa.



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The earth, solar system and cosmos are all suffused with time. It is deeply woven into our civilizations’ socio-cultural, mythological and economic existence. Although my work makes use of “clock time,” it also embraces an alternate view where it becomes something that is folded, stretched, pulled and slowed, allowing the viewer space to think about metaphysical experience. It also opens a window for contemplation about photography, its history, ontology and possibilities. My ongoing project called Out of Time, presents time as an axis upon which experiences of space, light, death, memory and history intersect. While my work is a personal meditation upon external phenomena and internal human experience, it is equally a reflection into photographic history and knowledge. My interest in the photographic reaches from materially present analogue processes to the alleged “dematerialized” nature of the digital.

Colwyn Griffith’s photography and videos have been exhibited both nationally and internationally, including: Mitaka Centre for the Arts in Tokyo, the Jersey City Museum U.S.A, and the Ottawa Art Gallery. In addition to receiving, generous support from the Canada Council for the Arts and Conseil des arts et des lettres du Québec, he has participated in artist residencies in New York City and Quebec. His work has appeared in various publications and figures in public and private collections. Two catalogues about his work have been published: Empire Projects by the Southern Alberta Art Gallery and Something About Time by the Kitchener-Waterloo Art Gallery. Born in Ottawa and raised in Aylmer Quebec, Griffith holds a BA in Film Studies from Carleton University and an MFA in Visual Arts from York University in Toronto. He currently lives in Wakefield Quebec and teaches the History and Theory of Photography at the School of Photographic Arts (SPAO) in Ottawa.

lundi 23 novembre 2020

Laïla Mestari


Laïla Mestari

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Née à Casablanca au Maroc, Laïla Mestari vit et travaille à Montréal. Principalement issue du collage, sa pratique artistique est animée par un dialogue continu entre les arts visuels et les arts vivants. Sa recherche auto-ethnographique explore les paradoxes esthétiques et kinesthésiques du sentiment d’appartenance au territoire propre aux diasporas contemporaines. Récipiendaire de plusieurs prix et bourses d’excellence (Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts du Canada, Irene F. Whittome Prize in Studio Arts, Prix Ada Lovelace), Mestari est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2017) et son travail a notamment été acquis par le Musée national des beaux-arts du Québec. Elle a récemment présenté deux expositions solos au Canada (La Centrale Galerie Powerhouse et VU, 2019), une à Rota en Espagne (Espacio PINEA, 2017) et présente actuellement un projet solo au LOBE (Chicoutimi). Elle a participé à plusieurs projets multidisciplinaires et expositions de groupe présentés à Montréal (SKOL, Dazibao, Monument-National, Arprim, Musée des Maîtres et Artisans du Québec et autres). Le travail récent de Mestari porte une réflexion sur le rôle des canons de la peinture et de la photographie dans la justification de la pensée coloniale. La relation entre la figure humaine et le paysage y est omniprésente. L’idéalisation et l’assujettissement du corps des femmes racisées et du territoire naturel sont questionnés dans un rapport performatif entre le corps de l’artiste, la matière organique ou plastique et l’image imprimée.


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Laïla Mestari was born in Casablanca, Morocco, and now lives in Montreal. Mainly rooted in collage, her artistic practice is driven by a continuous dialogue between the visual arts and the living arts. Her auto-ethnographic research explores the aesthetic and kinaesthetic paradoxes inherent in the feelings of territorial belonging that are specific to contemporary diasporas. She has received several grants (Canada Council for the Arts, Irene F. Whittome Prize in Studio Arts, Prix Ada Lovelace) and she holds an MFA from Concordia University (2017). Her work has notably been acquired by the Musée national des beaux-arts du Québec and has recently been displayed in two solo exhibitions in Canada (La Centrale Galerie Powerhouse and VU, 2019), as well as at Rota in Spain (Espacio PINEA, 2017). She's currently presenting a solo project at LOBE (Chicoutimi). Mestari has participated in several multidisciplinary projects and group exhibitions presented in Montreal (SKOL, Dazibao, Monument-National, Arprim, Musée des Maîtres et Artisans du Québec, to name but these). Mestari's recent work reflects on the role of painting and photography canons in the justification of colonial thought. The relationship between the human figure and landscape is ubiquitous here. The idealization and subjection of the body of racialized women are questioned in a performative relation between the artist's body, organic or plastic material and the printed image.

lundi 16 novembre 2020

Oli Sorenson


Oli Sorenson

Artiste en résidence / Artist in residence

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Grandement influencée par la création musicale, le DJing et ses modes de diffusion en réseaux, la pratique de Sorenson se définit comme un « art du remix », où il remet en question les enjeux d’originalité et d’authenticité, à l’ère de la surabondance d’information numérique. Il réactualise le langage visuel d'artistes de réputation internationale pour rediriger leurs iconographies vers de nouveaux thèmes et matériaux. Ainsi en privilégiant des actes de citation et de partage, les œuvres de Sorenson accueillent un éventail plus large de gestes créateurs, et un vocabulaire plastique plus inclusif que celui engendré par une production solitaire en atelier, pour notamment déstabiliser l’idée que l’art se crée en vase clos. Pour la série L'Anthropocène de Halley, l’artiste travaille dans le style des peintures géométriques de Peter Halley afin de produire un grand nombre d’images, transposées en peintures, en impressions et en animations numériques. Les œuvres évoqueront les infrastructures modulaires des sociétés post-industrielles, du matériau informatique aux cubicules de bureaux et des systèmes d’agriculture intensive, toutes des structures qui s’accumulent pour occuper une étendue toujours plus vaste de la terre, au point d’y causer de réelles répercussions écologiques et géologiques.

Oli Sorenson fut initialement reconnu à Londres, où il a contribué à plusieurs évènements artistiques à l’Institute of Contemporary Art (2003-06), à Tate Britain (2006) ainsi qu’au British Film Institute (2008-10). Il a établi un profil international avec ses interventions au ZKM (Karlsruhe, 2002), à ISEA (Helsinki, 2004), puis aux festivals Mapping (Genève, 2009) et Sonica (Ljubljana, 2012). Depuis qu’il s’est installé à Montréal en 2010, Sorenson a diffusé son travail à Power Plant (Toronto, 2014), FILE (Sao Paulo, 2015), Monitoring (Kassel, 2017), Art Mûr (Berlin, 2018) et Elektra (Montréal, 2019).



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Greatly drawing on musical creation, deejaying and its networked dissemination modes, Sorenson's practice is defined as a "remix art," in which he questions notions of originality and authenticity in an era of overabundant digital information. He renews the visual language of renowned international visual artists to redirect their iconographies towards new themes and materials.

In thus foregrounding acts of citation and sharing, Sorenson's work embraces a broader spectrum of creative gestures and an artistic vocabulary that is more inclusive than what might emerge from a solitary studio production, to notably unsettle the idea that art is created in a vacuum. For the series, L’Anthropocène de Halley, the artist is working in the style of Peter Halley's geometric paintings in view of producing a large number of images, transposed onto paintings, prints and digital animations. The works will evoke the modular infrastructures of post-industrial societies, ranging from computer hardware to office cubicles and intensive agriculture systems; all of which are structures that accumulate to occupy an increasingly large expanse of the planet, to the point of causing real ecological and geological impacts.

Oli Sorenson was first recognised in London, after taking part in numerous media art events at the Institute of Contemporary Art (2003-06), Tate Britain (2006), and the British Film Institute (2008-10). He also established an international profile when performing at ZKM (Karlsruhe, 2002), ISEA (Helsinki, 2004), Mapping (Geneva, 2009) and Sonica Festivals (Ljubljana, 2012). After moving to Montreal in 2010, Sorenson redirected his work towards gallery based projects, and since exhibited at The Power Plant (Toronto, 2014), FILE (São Paulo, 2015), Monitoring (Kassel, 2017) and Art Mûr (Berlin, 2018) and Elektra (Montreal, 2019).

lundi 9 novembre 2020

Yann Pocreau


Yann Pocreau

Artiste en résidence / Artist in residence

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Yann Pocreau est né à Québec en 1980. Dans ses recherches récentes, à travers différents types de médiums dont la photographie, la sculpture et l’installation, il s’intéresse à la lumière comme sujet vivant et à l’effet de celle-ci sur la trame narrative des images. La lumière artificielle, sa matérialité et son apport essentiel à la pensée photographique, à la photographie elle-même — à ses codes et à ses relations au monde que nous habitons — sont des sujets largement abordés par l’artiste. Ses projets récents ont ceci de particulier qu’ils permettent à la machine de projection, à la lumière de celle-ci, de devenir la matière première du travail de l’artiste. Blanches ou colorées, référant au film, à l’ampoule, puis à l’obsolète charte de couleurs Kodak, ces interventions lumineuses l’ont mené sur de nouvelles pistes, plus exploratoires, plus abstraites, mais de plus en plus contextuelles.

L’artiste a participé à plusieurs expositions canadiennes, américaines et européennes dont récemment aux Rencontres photographiques d’Arles. Son travail a été commenté dans divers magazines et ses œuvres sont présentes dans les collections de la Banque Nationale du Canada, d’Hydro-Québec, de Desjardins, de Deloitte Toronto, de la Ville de Montréal, de la Ville de Longueuil, du Musée d’art contemporain de Montréal, du Musée d’art de Joliette, dans la collection Prêt d’œuvres d’art du Musée National des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal où il présentera son exposition Les impermanents au début de l’année 2021. Il vit et travaille à Montréal.

yannpocreau.com


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Yann Pocreau was born in Quebec City in 1980. In his latest research he uses different types of mediums, including photography, sculpture and installation to explore light as a living subject and as an element that impacts the narrative framework of images. Artificial light, its materiality and its essential contribution to his photographic thought, to photography itself, to its codes and to its relations to our world are subjects the artist focuses extensively on. The distinguishing characteristic of his recent projects is that they harness the projection apparatus and the light emanating from it as a raw material for his work. Whether white or in colour — in reference to film — the light bulb, as well as the obsolete Kodak colour chart, these luminous interventions have led him down new avenues that are more exploratory and abstract, but also increasingly contextual.

The artist has participated in several Canadian, American and European exhibitions, most recently at the Rencontres photographiques d'Arles. Various magazine have focused on his practice and his works are part of numerous collections, such as those of the National Bank of Canada, Hydro-Québec, Desjardins, Deloitte Toronto, City of Montreal, City of Longueuil, Musée d'art contemporain de Montréal, Musée d'art de Joliette, the Collection Prêt d'œuvres d'art of the Musée National des beaux-arts du Québec and the Montreal Museum of Fine Arts, where he will present his exhibition Impermanencies in 2021. He lives and works in Montreal.

lundi 2 novembre 2020

Gabrielle Desrosiers


Gabrielle Desrosiers

Artiste en résidence / Artist in residence

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La pratique de Gabrielle Desrosiers navigue entre la performance et l’installation. Ses œuvres rassemblent photographie, sculpture, vidéo et objets collectionnés. À la manière d'un collage, ses compositions agissent telles des simulations où se côtoient des arguments à déchiffrer, des fantasmes et des cauchemars. Ses recherches sont influencées par ses préoccupations concernant le comportement de la société occidentale, l'anthropologie, la mythologie, l'idéologie capitaliste et les catastrophes liées au réchauffement climatique.

Son travail a été présenté à Montréal, entre autres, au festival Zone-Homa (2015), au festival Art Matters (2015), au Centre des arts actuels Skol (2016), au VAV Gallery (2018), à Circa art actuel (2018), à la Fonderie Darling dans le cadre de la RIPA – Rencontre interuniversitaire de performance actuelle (2019) ainsi qu'ailleurs au Québec tel au Festival d’art performatif de Trois-Rivières (2019), au centre d'artistes l'Écart à Rouyn-Noranda (2020), à l'Espace F à Matane (2020) et à la Galerie du Rift à Ville-Marie (2020).

Née à Québec en 1986, Gabrielle Desrosiers réside actuellement à Rouyn-Noranda. Elle détient un diplôme en scénographie de l’École de théâtre de Saint-Hyacinthe (2007), un baccalauréat en arts visuels de l’Université Concordia à Montréal (2018) et de l’Académie Bezalel des arts et du design à Jérusalem (2017). Elle est récipiendaire du prix Irene F. Whittome en arts plastiques (2018) ainsi que du Prix Relève du Conseil de la culture de l'Abitibi-Témiscamingue (2020).



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Gabrielle Desrosiers's practice travels between performance and installation. Her works bring together photography, sculpture, video and collected objects. In the manner of a collage, her compositions act like simulations in which arguments waiting to be resolved, phantasies and nightmares intermingle. Her research is influenced by her interests in the behaviour of Western society, anthropology mythology, capitalist ideology and the catastrophes linked to global warming.

Her work has been presented in Montreal-based venues and events, among others at Zone-Homa (2015), festival Art Matters (2015), Centre des arts actuels Skol (2016), VAV Gallery (2018), Circa art actuel (2018), Fonderie Darling as part of the RIPA – Rencontre interuniversitaire de performance actuelle (2019), as well as elsewhere in Quebec, such as at Festival d’art performatif de Trois-Rivières (2019), the artist-run centre Écart in Rouyn-Noranda (2020), Espace F in Matane (2020) and at Galerie du Rift in Ville-Marie (2020).

Born in Quebec City in 1986, Gabrielle Desrosiers currently lives in Rouyn-Noranda. She holds a diploma in set design from École de théâtre de Saint-Hyacinthe (2007), a BFA from Concordia University in Montreal (2018) and the Bezalel Academy of Arts and Design in Jerusalem (2017). She received the Irene F. Whittome visual arts awards (2018) as well as the Prix Relève du Conseil de la culture de l'Abitibi-Témiscamingue (2020).