lundi 9 mars 2020

François Morelli


Soulèvements (tampon encreur au mur), exposition : Mille-feuilles. Quand le dessin a lieu. à la Maison des arts de Laval, 2019-2020, crédit photo Guy L'Heureux. // Uprising, exhibition : Mille-feuilles at Maison des arts de Laval, 2019-2020, photo credit Guy L'Heureux.

François Morelli

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

François Morelli est né à Montréal. En 1975 il reçoit un BFA de l’université Concordia. Il enseigne à l’université du Québec à Chicoutimi à l’hiver de 1981 avant de s’installer dans la région New-Yorkaise de 1981 à 1991. Il reçoit un MFA du Mason Gross School of the Arts de l’université Rutgers à New Brunswick New Jersey en 1983 où il enseigne par la suite de 1983 à 1990. À son retour au Québec en 1991 il enseigne à l’Université du Québec à Trois Rivières jusqu’à 1996. Il a été professeur à l’Université Concordia de 1996 à 2018. Il a fait partie de la galerie Christiane Chassay de 1991 à 2004 et de la Galerie Joyce Yahouda à Montréal 2006 à 2016. En 1993 il reçoit le prix d'Excellence de la Biennale de dessin et d'estampe d'Alma et en 2007 le Prix Louis Comtois de la Ville de Montréal.

François Morelli poursuit une démarche polyvalente (en dessin, estampe, installation, performance et sculpture) marquée par un questionnement soutenu quant au statut de l'objet à l'intérieur des processus de création et de la perception de l'oeuvre. Il s'intéresse aux notions de passage, de circulation et de transformation. Pour lui l'oeuvre se fait souvent l'écho d'une action passée ou d'une intervention visant à traduire (non seulement dans l'espace, mais aussi dans le temps) les rapports de l'artiste avec la société, des individus entre eux, ou de l'individu avec l'objet.* 

* Pierre Landry L’origine des choses, (1994), Musée d’art contemporain de Montréal


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François Morelli was born in Montreal. In 1975 he graduated with a BFA from Concordia University. He taught at the Université du Québec à Chicoutimi for the winter semester of 1981 before settling in the New York City area from 1981 to 1991. In 1983, he obtained an MFA from Mason Gross School of the Arts at Rutgers University in New Brunswick, New Jersey where he subsequently taught from 1983 to 1990. Upon his return to Quebec he taught at Université du Québec à Trois-Rivières until 1996. He was a professor at Concordia University from 1996 to 2018. He was represented by Christiane Chassay from 1991 to 2004, and Joyce Yahouda from 2006 to 2016. In 1993, he received the award for Excellence at the Biennale de dessin et d'estampe d'Alma and in 2007 the Prix Louis Comtois from the City of Montreal.

Morelli pursues a multifaceted approach (drawing, printmaking, installation, performance and sculpture) marked by a sustained interrogation of the object and its status within both the creative process and the perception of the artwork. He is interested in ideas of passage, circulation and transformation. For Morelli, the artwork is often the echo of a past action or intervention that aims to translate relationships (both in space and time) between the artist and society, between individuals, and between the individual and the object.*

* Pierre Landry L’origine des choses, 1994, Musée d’art contemporain de Montréal


lundi 2 mars 2020

Vincent Lafrance


Vincent Lafrance

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Vincent Lafrance (n.1978) est un photographe et vidéaste établi à Montréal au Canada. Il est titulaire d’un baccalauréat en photographie de l’Université Concordia. Son travail a été présenté au Canada et en Europe et au Mexique. Ses œuvres font partie de la collection d’œuvres d’art d’Hydro-Québec et de plusieurs collections privées, au Canada et aux États-Unis. Depuis 2011, sa pratique en photographie est orientée vers la représentation de la nuit. Il s’intéresse aux étranges zones de perception qu’offre l’obscurité dans les campagnes et villages du Québec et des États-Unis. Cette recherche lui a permis d’obtenir le Prix du duc et de la duchesse d’York en photographie, offert par le Conseil des arts du Canada. Il enseigne la photographie dans le département d’art visuel au Champlain College de Lennoxville, Canada.


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Vincent Lafrance (b.1978) is a photographer and videographer based in Montréal, Canada. He holds a Bachelor of Photography from Concordia University. He has exhibited in Canada, Europe and Mexico. His works are included in the Hydro-Québec art collection and several private collections in Canada and the United States. Since 2011, his photographic practice has been oriented toward representations of the night. He is interested in the strange zones of perception found in darkness in the countryside and villages of Quebec and the United States. This research has won him a Duke and Duchess of York photography prize from the Canada Council for the Arts. He teaches photography in the Department of Visual Art at Champlain College in Lennoxville, Canada.

lundi 24 février 2020

Maryse Goudreau



Maryse Goudreau

Résidences INTER-CENTRES

[English Follows]

Maryse Goudreau est artiste, cinéaste et chercheuse indépendante. Elle réalise des oeuvres où se croisent images, documents, gestes de soin artistique et participatifs. Hybride, sa création traverse la photographie mais aussi l’essai vidéographique et photographique interactif, des dispositifs immersifs, l’art action, ou encore l’art sonore. 

Depuis 2012, elle crée une archive dédiée au béluga. Elle la constitue comme une oeuvre ouverte pour laquelle elle assemble des données et des créations multiples, qui sont amenées à se développer sur deux décennies. Maryse Goudreau investit le champ de l’art à portée sociale avec plusieurs projets participatifs sur la péninsule gaspésienne où elle vit, incluant Manifestation pour la mémoire des quais et Festival du tank d’Escuminac – première et dernière édition. 

Ses plus récentes expositions ont été présentées à : la Biennale de Venise (Pavillon du Centre PHI de Montréal, 2019), Dazibao (Montréal), Galerie Leonard et Bina Ellen (Montréal), Le Museo de la Cancilleria / Instituto Matias Romero (Mexico), VU – Centre de production et de diffusion de la Photographie (Québec), Annenberg Space for Photography (Los Angeles, É.-U.), Centre Bang (Chicoutimi), Centro de Arte Contemporáneo Wifredo Lam (La Havane, Cuba) et au Musée des beaux-arts de Montréal.

Elle a publié les livres L’Appel (2012) et Histoire sociale du béluga (2016). Plusieurs prix lui ont été décernés, dont le Prix Lynne-Cohen (2017) en partenariat avec le Musée national des beaux-arts du Québec. Ses oeuvres font partie de plusieurs collections, incluant celles du Musée des Beaux-Arts de Montréal et du Musée d’art contemporain de Baie St-Paul.

Maryse Goudreau vit et travaille à Escuminac en Gaspésie où elle s’investit également en permaculture.


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La résidence de Maryse Goudreau est réalisée dans le cadre du programme d’échange Résidences INTER-CENTRES entre 7 centres d’artistes partenaires qui ont en commun leur situation géographique en périphérie des grands centres urbains : VASTE ET VAGUE (Carleton-sur-Mer), EST-NORD-EST (Saint-Jean-Port-Joli), ADMARE (Îles-de-la-Madeleine), CARAVANSÉRAIL (Rimouski), ESPACE F (Matane), L'ÉCART (Rouyn-Noranda) et le Centre SAGAMIE (Alma). Ce programme interrégional d’échanges permet ainsi de faire rayonner, sur l’ensemble du territoire québécois, la recherche d’artistes ayant fait le choix de développer leur carrière en région. Le projet permet également le développement de partenariats structurants en favorisant la communication et le partage entre les centres d’artistes participants. Le projet Résidences INTER-CENTRES est soutenu par le Programme de partenariat territorial du Saguenay–Lac-Saint-Jean 2017-2018 issu de l’Entente de partenariat entre le CALQ et les MRC de cette région.


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Maryse Goudreau is an artist, filmmaker and independent researcher. She creates works that intersect images, documents and gestures of artistic and participative care. Her hybrid creative approach mobilizes photography but also the interactive video and photographic essay, immersive apparatuses, action art, as well as sound art. 

Since 2012, she has created an archive dedicated to the beluga whale. This archive is put together in the manner of an open work for which she combines diverse data and various works in a project that is intended to be developed over decades. Maryse Goudreau contributes to the social art field through various participative projects on the Gaspé peninsula where she lives, among which Manifestation pour la mémoire des quais and Festival du tank d’Escuminac – première et dernière édition. 

Her latest exhibitions were presented at: the Venice Biennale (Pavilion of the Centre Phi - Montreal, 2019), Dazibao (Montreal), Leonard and Bina Ellen Gallery (Montreal), Le Museo de la Cancilleria / Instituto Matias Romero (Mexico City), VU – Centre de production et de diffusion de la Photographie (Quebec City), Annenberg Space for Photography (Los Angeles, US), Centre Bang (Chicoutimi), Centro de Arte Contemporáneo Wifredo Lam (Havana, Cuba) and the Montreal Museum of Fine Art.

She is the author of the books L’Appel (2012) and Histoire sociale du béluga (2016). She has received several awards, among which the Prix Lynne-Cohen (2017) in partnership with Musée national des beaux-arts du Québec. Her works are part of several collections, including those of the Montreal Museum of Fine Arts and the Musée d’art contemporain de Baie St-Paul.

Maryse Goudreau lives and works in Escuminac, Gaspésie where she also dedicates her time to permaculture.


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Through its transportation, technical assistance and work dissemination support, the project Résidences INTER-CENTRES Residencies will ensure a Quebec-wide visibility for artists who have chosen to pursue their careers in the regions. This interregional exchange program between the Centre Sagamie and six co-production centres (VASTE ET VAGUE (Carleton-sur-Mer), EST-NORD-EST (Saint-Jean-Port-Joli), ADMARE (Îles-de-la-Madeleine), CARAVANSÉRAIL (Rimouski), ESPACE F (Matane), L'ÉCART (Rouyn-Noranda)) will make it possible to develop structuring partnerships by fostering communication and exchange between these artist-run centres who share the situation of being located at the periphery of large urban centres. This project has been made possible thanks to funding support from the Saguenay-Lac-Saint-Jean 2017-2018 Territorial Partnership Program that emerged thanks to the Partnership Agreement between the CALQ and the regional MRC.

mardi 11 février 2020

Thomas Watson



Thomas Watson

Artiste en résidence / Artist in residence [English Follows]


Commonolithic (Watson) réfléchit à la manière dont les images deviennent des objets, par un rapprochement entre des pratiques de l'image numérique et un intérêt sculptural pour la dimension imaginative de la matérialité. À travers la sculpture, l'imprimé et les œuvres d'art en réalité virtuelle, Commonolithic crée des expériences spatiales et matérielles à partir d'images sources numériques. Son travail interroge notre ère actuelle basée sur une politique du temps et qui déteint en politique de l'espace.

Né en Angleterre, Commonolithic (Watson) détient une maîtrise en arts visuels de l'Université Concordia à Montréal, Canada. Son travail a été exposé à New York, États-Unis (Flux Factory, Art Helix), Londres, Manchester et Bristol, au Royaume-Uni (Hackney Wicked, Cornerhouse Micro-commission, Plan 9), à Helsinki, Finlande (Cable Factory), à Medellin, Colombie (Universidad Nacional de Colombia), à Aarhus, Danemark (Spanien 19c), à Montréal, où il travaille (Sporobole, galerie Laroche/Joncas, galerie Stewart Hall) et en ligne avec la Wrong Biennale 2019/20. Commonolithic était l'artiste en résidence à Sporobole Centre en art actuel, Sherbrooke CA et à l'Universidad Nacional de Colombia, Medellin. Il est le récipient d'une bourse en Recherche et création du Conseils des arts du Canada Council et d'une bourse en Création artistique du Arts Council England.



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Commonolithic (Watson) considers how images become objects, bridging the gap between lens-based practices and a sculptural concern with the imaginative dimension of materiality. Through sculpture, print and virtual reality artworks Commonolithic develops spacial and material experiences from digital image sources. The work addresses the contemporary moment as one of a politics of time bleeding into a politics of space.

Born in England, Commonolithic (Watson) has an MFA in sculpture from Concordia university, Montreal Canada. His work has been exhibited in New York, USA (Flux Factory, Art Helix), London, Manchester and Bristol, UK (Hackney Wicked, Cornerhouse Micro-commission, Plan 9), Helsinki, Finland (Cable Factory), Medellin, Colombia (Universidad Nacional de Colombia), Aarhus, Denmark (Spanien 19c), in Montreal where he is based (Sporobole, Galerie Laroche/Joncas, Stewart Hall Gallery) and online in the Wrong Biennale 2019/20. Commonolithic was artist-in-residence at Sporobole Centre en art actuel, Sherbrooke CA and The Universidad Nacional de Colombia, Medellin, and was the recipient of a Research and Creation grant from Canada Council for the arts and a Grant for the arts from Arts Council England.

lundi 3 février 2020

Patrick Bérubé



Patrick Bérubé

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Patrick Bérubé a obtenu une Maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal en 2005. Finaliste pour le prix Pierre Ayot à deux reprises, son travail a été remarqué sur la scène nationale et internationale par ses participations à de nombreuses expositions et événements majeurs, notamment à New York, Berlin, Londres et au Luxembourg. Il compte également plusieurs séjours en résidence d’artiste, dont le Hangar à Barcelone, en Espagne, la Cité internationale des Arts à Paris, et à Buy-Sellf, à Bordeaux. Membre actif de la galerie Clark à Montréal, il a aussi réalisé plusieurs œuvres d’intégration à l’architecture (1%).

Voir le site de l'artiste

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Patrick Bérubé received an MFA from Université du Québec à Montréal in 2005. A two-time finalist for the Pierre Ayot award, he has produced a body of work that has been recognized on the national and international scene thanks to numerous exhibitions and participation in major events, notably in New York, Berlin, London and Luxemburg. He has also carried out many artist residencies, among which Hangar in Barcelona, Cité internationale des Arts in Paris, and Buy-Sellf, in Bordeaux. An active member of Galerie Clark in Montreal, he has also created several public works as part of the art and architecture integration program (1%).

lundi 27 janvier 2020

Julie Caissie


Julie Caissie

Résidences INTER-CENTRES

[English Follows]


Julie Caissie est une artiste visuelle acadienne originaire de Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Son travail met en scène la fragilité de la présence humaine et minérale. L’intensité des couleurs et la fluidité des coups de pinceau qu’elle utilise dérivent de son corps en mouvement et de sa vibration qui sont souvent provoqués par des actes performatifs. Cette confrontation du corps, du paysage, des couleurs, de l’espace, des frontières, et des disciplines qui composent sa démarche interrogent notre compréhension sensible de l'espace que nous habitons ou que nous fantasmons.

Julie explore les relations subtiles entre les points de rencontre et les croisements disciplinaires de la peinture, la photographie, la performance, et la sculpture. Cette intention générale, où les explorations n’ont pas de frontières, capte une compréhension sensorielle de l’espace que nous habitons.

L’artiste aménage son environnement dans des réseaux et crée des univers peu familiers ou contradictoires. L’observateur est invité à voyager dans une surface, une ligne, un espace, une zone, une vitesse ou dans les marges du sens. L’artiste propose une réévaluation de l’attachement que nous avons à la matérialité de l’objet pour remettre en question le rapport à notre culture contemporaine et à la représentation de celle-ci.

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Le projet Résidences INTER-CENTRES permet de faire rayonner, sur l’ensemble du territoire québécois, la recherche d’artistes ayant fait le choix de développer leur carrière en région en soutenant la mobilité, soutien technique et la diffusion de leur travail. Ce programme interrégional d’échanges entre le Centre SAGAMIE et six centres coproducteurs permettra le développement de partenariats structurants en favorisant la communication et le partage entre ces centres d’artistes qui ont en commun leur situation géographique en périphérie des grands centres urbains.


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Julie Caissie is an Acadian visual artist from Moncton, New Brunswick.

Her work depicts the fragility of the human and mineral presence in our world. Often the results of performative acts, the movement of her body and its vibration inform the intensity of the colours and the brush strokes she use. This clash between the body, landscape, colours, space, borders and the media that form her process questions our sensitive understanding of the space we inhabit or fantasize about.

Julie explores the subtle relationships where painting, photography, performance, and sculpture meet and intersect to become interdisciplinary. This overall intention, where nothing is out of exploratory bounds, captures a sensory understanding of the space we inhabit.

The artist arranges her environment in networks and creates unfamiliar or contradictory universes. The observer is invited to travel in a surface, a line, a space, an area, a speed or in the margins of sense. The artist proposes a reassessment of our attachment to the materiality of the object in order to question the relation to our contemporary culture and the representation of it.

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Through its transportation, technical assistance and work dissemination support, the project Résidences INTER-CENTRES Residencies will ensure a Quebec-wide visibility for artists who have chosen to pursue their careers in the regions. This interregional exchange program between the Centre Sagamie and six co-production centres will make it possible to develop structuring partnerships by fostering communication and exchange between these artist-run centres who share the situation of being located at the periphery of large urban centres.

lundi 20 janvier 2020

Morgane Clément-Gagnon


Morgane Clément-Gagnon

Artiste en résidence / Artist in residence 

[English Follows]

Le travail de Morgane Clément-Gagnon consiste en des études photographiques et des installations vidéos des territoires nordiques, incluant des images qui explorent la fonte de la neige, la formation de nuages et la fragilité du relief. Informées par son passé académique en philosophie, les images de Clément-Gagnon invite le.la spectateur.rice dans un espace d’ambiguïté et d’introspection. Sous une perspective phénoménologique et existentialiste, elle comprend le réel comme un collage subjectif de différentes perceptions, redonnant ainsi crédit à une foule d’expériences. Pour elle, les paysages nordiques habillent ses questionnements : changeant, imprévisible, fatal et fragile, le Nord est un miroir qui renvoie à notre inconscient et à nos paradoxes intérieurs. Enquêter dans un paysage hostile, c’est finalement chercher en soi.

Cet intérêt envers la nordicité l’a menée à se retirer dans des environnements isolés comme l’Islande (SIM residency), les fjords norvégiens (PRAKSIS) ainsi que l’île d’Anticosti (Résidence Nomade).

Voir le site de l'artiste


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Morgane Clément-Gagnon’s work consists of still and moving photographic installations of northern territories, including images that explore the melting of ice, cloud formations and the fragility of rock formations. Informed by her academic experience in philosophy, her images invite the viewer into a space of ambiguity and introspection. Through a phenomenological and existential perspective, she understands reality as a collage of subjective perceptions, thus giving credit to a myriad of experiences. For her, northern landscapes inhabit her questioning : changing, unpredictable, fatal and fragile, the North is a mirror reflecting our subconscious and our inner paradoxes. Inquiring within landscape is, in the end, looking within us.

This interest in the idea of the North pushed her to experience isolated environments such as Iceland (SIM residency), norwegians villages (PRAKSIS) and the Anticosti Island (Nomad Residency).

See the artist's website

jeudi 16 janvier 2020

Ed Pien


Ed Pien

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

[English Follows]

« Qu’est-ce donc que le temps ?
Si personne ne me le demande, je le sais ;
si je cherche à l’expliquer à celui qui m’interroge, je ne le sais plus.
Cependant j’affirme avec assurance qu’il n’y aurait point de temps passé,
si rien ne passait ; qu’il n’y aurait point de temps à venir,
si rien ne devait succéder à ce qui passe,
et qu’il n’y aurait point de temps présent si rien n’existait. »

Confessions, Livre XI, trad. Péronne et Ecalle remaniée par P. Pellerin, Nathan, 1998.

Le temps est plus qu’un concept philosophique et une construction quantifiable. Personne n’échappe au temps. Tout le monde est contraint et influencé par lui. Le temps nourrit, et il fait des ravages ; il peut nous aider à oublier ou consoler et guérir.

Est-ce que le fait de partager des durées de temps et de réfléchir sur son impact peut nous permettre de mieux le comprendre, d’avoir plus ou moins de maitrise sur lui ?

Depuis 2014, je travaille avec un petit groupe d’aînés à St. Augustine, Cuba. Nous discutons de la notion du temps dans un processus qui est documenté au fil du temps. Le projet est évolutif. Sa durée sera déterminée soit par leur mort, ou bien la mienne, ou lorsque les aînés ne seront plus intéressés à collaborer avec moi. 

J’ai rendu visite aux aînés deux fois par an en utilisant principalement la vidéo et la photographie pour documenter nos rencontres. Dans son ensemble, l’exercice est bien plus qu’une discussion sur le temps. Ce n’est que par l’expérience et le passage du temps que les œuvres d’art incarnées peuvent être continuellement réévaluées, façonnées et refaçonnées.

L’équipe du Centre SAGAMIE m’aidera à produire une archive visuelle à partir d’une sélection de photographies qui témoignent de certaines de nos interactions. La publication comportera également de courtes citations de chacun des 13 participants. 


Ed Pien détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Western et une maitrise en arts visuels de l’Université York.

Le travail de Pien a été exposé dans plusieurs institutions, dont le Drawing Centre à New York ; le Victoria & Albert Museum ; le Centre culturel canadien, Paris ; l’Institut Goethe, Berlin ; Langage Plus, Alma ; YYZ, Toronto ; le Musée des beaux-arts de l’Ontario ; le Musée des beaux-arts de Montréal ; le Musée d’art contemporain, Montréal ; Oboro, Montréal ; Axenéo7, Gatineau ; Art Gallery of Greater Victoria, Victoria; Mendel Art Gallery, Saskatoon ; Songzhuang Art Centre, Beijing ; Musée des beaux-arts du Canada ; et au MASS MoCA, Massachusetts. Il a participé à la Biennale de Montréal, à la Biennale de Sydney, à la Biennale de Moscou, à la Biennale internationale de Beijing, ainsi qu’à la Biennale de Curitiba, au Brésil. Au printemps 2020, Pien participera à la Bienal Internacional de Asunción, au Paraguay.


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" What then is time? Provided no one asks me, I know, If I want 
to explain it to an enquirer, I do not know. But I confidently affirm
myself to know that if nothing passes away there is no past time,
and if nothing arrives there is no future time, and if nothing 
existed there would be no present time. "

Augustine of Hippo, extract from the Confessions (397 - 98 CE); trans. Henry Chadwick (Oxford: Oxford University Press, 1992) 230 -32; 243

Time is more than a philosophical concept and quantifiable construct. No one escapes time. Every one is compelled and impacted by it. Time nurtures, takes it toll; time may help us to forget or console and heal. By sharing durations of time and being self-reflexive of time’s impact, can we make better sense of it, do we feel having more or less control over it?

Since 2014, I have been working with a small group of Elders in St Augustine, Cuba. Together, the Elders and I engage in discussions that explore the notion of time, documented over time. This project is ongoing. Its duration will be determined either by their or mine death, or when the Elders lose interest in continuing to work with me.

I have been visiting the Elders twice a year using predominantly video and photography to capture our encounters. The entire undertaking is more than a discussion of time. It is only through the experiencing and passing of time together that the embodied artworks could be continually negotiated, shaped and reshaped.

The team at Centre SAGAMIE’s Publication Residency will help me produce a visual archive from selected photographs showing some of our interactions and it will also include a short quote from each of the 13 participants.


Ed Pien received a BFA from Western University and a MFA from York University. 

Pien has shown in venues that include the Drawing Centre, NYC; the Victoria & Albert Museum; The Canadian Culture Centre, Paris; The Goethe Institute, Berlin; Langage Plus, Alma; YYZ, Toronto; The Art Gallery of Ontario; Musée des beaux arts; Musée d’art contemporain; Oboro, Montreal; Axenéo7, Gatineau; Art Gallery of Greater Victoria, Victoria; The Mendel Art Gallery, Saskatoon; Musée des beaux-arts, Montreal; Songzhuang Art Centre, Beijing; the National Art Gallery of Canada; and at MASS MoCA, Massachusetts. He has participated in the Montreal Biennale; the Sydney Biennale; the Moscow Biennale; the Beijing International Biennale, as well as the Curitiba Biennial, Brazil. In spring 2020, Pien will participate in the Bienal Internacional de Asunción, Paraguay.

lundi 6 janvier 2020

Anne-Marie Ouellet & Hermine Ortega



Anne-Marie Ouellet & Hermine Ortega

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

[English Follows]

Anne-Marie Ouellet réalise des interventions dans l’espace public accompagnées d’instructions et de documentation textuelles, graphiques, photographiques et vidéographiques. Elle met généralement de l’avant des comportements individuels et collectifs qui questionnent les normes sociales. Hermine Ortega réfléchit depuis de nombreuses années à la puissance de l’imprimé, à travers une pratique multidisciplinaire, ainsi qu'aux liens entre l'art et le politique. De 2017 à 2019, elles ont collaboré, au sein du collectif KABANE77 aux Cahiers des impossibles, un journal mensuel gratuit imprimé au risographe, pour lequel Anne-Marie a travaillé sur le graphisme (mise en page et visuels) et Hermine a effectué un travail de rédaction, d'édition et de correction. Au début de l’année, elles ont lancé Nullica, une nouvelle collection de la maison d’édition L’Oie de Cravan (images et poésie), où elles ont travaillé ensemble sur trois titres : Lune très belle, Petits morceaux de jeune homme et La fleuve.

La résidence à SAGAMIE leur donnera la possibilité de lier étroitement le texte, l’image et l’objet à travers la création de L’île, un livre reflétant une déambulation réelle ou rêvée dans la ville de Laval, à la croisée de la pièce de théâtre, du petit manuel du promoteur immobilier et du tract politique.

« Comme si Vincent Guzzo avait lu Bruce Bégout »
– S.


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Anne-Marie Ouellet creates interventions in public space and supplements them with instructions and textual, graphic, photographic and video documentation. She predominately foregrounds individual and collective behaviors that question social norms. For many years, Hermine Ortega has engaged in a multidisciplinary practice to reflect on the power of print, as well as the art and politics nexus. From 2017 to 2019, as part of the KABANE77 collective, they collaborated on the Cahiers des impossibles, a free monthly Risograph-printed journal for which Anne-Marie worked on the graphic design (layout and visuals) and Hermine ensured the writing, editing and revision. At the start of the year, they launched Nullica, a new collection of the L’Oie de Cravan (images and poetry) publishing house, where they worked together on three books: Lune très belle, Petits morceaux de jeune homme and La fleuve. 

Their residency at SAGAMIE will provide them with the opportunity to interweave text, image and objects through the creation of L’île, a book that relates a real or imaginary walk through the city of Laval and which combines elements of a theatrical play, the real estate developer's guidebook and a political pamphlet.

" As if Vincent Guzzo had studied Bruce Bégout "
– S.