lundi 25 novembre 2019

Isabelle Gagné


Isabelle Gagné

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]

Isabelle Gagné est une artiste multimédia qui vit et travaille à Mirabel. Fortement alimentée par son environnement numérique, l’artiste porte un intérêt particulier aux marqueurs du patrimoine québécois, à ses archives et ses paysages. Sa pratique s’articule par la photographie, la poésie, les archives numérisées ainsi que des dispositifs déployés sur le réseau. Dans le cadre de sa résidence à SAGAMIE, l’artiste se plongera à travers les 3600 oeuvres créés par son dispositif numérique Hektor afin de réfléchir et concevoir un livre d’artiste. Depuis 2009, son travail est présenté dans des expositions individuelles et collectives au Canada et à l’étranger, notamment à la Gallery on the Corner à Londres (2011), au Centre d’Art Léo-Ayotte à Shawinigan (2012), à la Lunch Box Art Gallery à Miami (2012), à la Factory Art Gallery à Berlin (2013), au Centre national d’exposition au Saguenay (2014, 2018), à l’Irohani Gallery à Osaka (2014), au Mois de la Photo de Montréal (2015, maintenant MOMENTA Biennale de l’image), à TOPO - Laboratoire d’écritures numériques (2017), aux Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie (2018), à Vaste et Vague (2018) à la galerie Amalgame (2019) et chez Sporobole dans le cadre de la Espace [IM] Média (2019). Pionnière de l’art mobile au Canada, elle a cofondé le Mouvement Art Mobile (MAM) en 2011 et c’est en tant que commissaire qu’elle coréalise l’exposition et le catalogue Mobilisations - L’art mobile au Québec qui a parcouru la province de 2016 à 2018. Elle a coécrit « Pourquoi art mobile », un essai publié dans la revue Théorème aux éditions Presses Sorbonne Nouvelle (2018).




Isabelle Gagné is a multimedia artist who lives and works in Mirabel. She is an artist who has been strongly influenced by her digital environment and is particularly interested in the distinctive traits of Quebec heritage, its archives and landscapes. In her practice she makes use of photography, poetry, digital archives and online apparatuses. As part of her residency at SAGAMIE, the artist will explore the 3600 works created by her internet bot Hektor so as to engage in reflection and conceive an artist book. Since 2009, her work has been presented in solo and group exhibitions in Canada and abroad, notably at Gallery on the Corner in London (2011), at Centre d’Art Léo-Ayotte in Shawinigan (2012), Lunch Box Art Gallery in Miami (2012), Factory Art Gallery in Berlin (2013), Centre national d’exposition au Saguenay (2014, 2018), Irohani Gallery in Osaka (2014), Mois de la Photo de Montréal (2015, now MOMENTA Biennale de l’image), TOPO - Laboratoire d’écritures numériques (2017), Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie (2018), Vaste et Vague (2018), galerie Amalgame (2019) and at Sporobole as part of Espace [IM] Média (2019). A pioneer of mobile art in Canada, she co-founded the Mouvement Art Mobile (MAM) in 2011 and, as a curator, she co-produced the Mobilisations - L’art mobile au Québec exhibition and publication that toured the province between from 2016 to 2018. She co-wrote "Pourquoi art mobile" (Why mobile art?), and essay published in the journal Théorème published by Presses Sorbonne Nouvelle (2018).

mardi 19 novembre 2019

Nelson Henricks


Nelson Henricks

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

Artiste, commissaire et musicien, Nelson Henricks est surtout connu pour ses vidéogrammes et installations vidéos, qui ont été présenté au Québec, au Canada et à l'internationale. Ses premières monobandes exploraient l'identité en lien avec la notion de la voix autobiographique. Par la suite, ses vidéos se penchaient sur la conscience et son rapport avec le temps et la perception. Depuis 1999, il travaille de plus en plus avec l'installation vidéo multicanal. En parallèle à ce travail vidéographique, il s'est aussi tourné vers la photographie et d'autres médias pour la création des ses œuvres.

À la fois poétique et ironique, la pratique de Henricks est dédiée à l’expérimentation, tout en étant bien ancrée dans la culture populaire. Une grande partie de sa production des années 2000 a été consacrée à différentes modalités pour rendre le son visible. Des installations vidéo telles que Satellite (2004), Les Sirènes (2007), les mots retranchés (2010) et 2287Hz (2011) ont abordé cette idée de diverses façons. Sa préoccupation de rendre le son visible est accompagnée par un intérêt pour le transfert de matériel: la traduction des phénomènes d’un matériau/médium à un autre. Depuis 2012, sa recherche artistique est guidée par la notion de synesthésie, un phénomène neurologique par lequel deux ou plusieurs sens sont associés, et plus particulièrement une expérience dans laquelle des lettres des sons sont perçus comme des couleurs. C’est dans cette optique que l'artiste à créer une série de peintures et de dessins, ainsi qu'une installation vidéo à quatre canaux intitulée A Lecture on Art (2015). Des œuvres subséquentes continuent d'explorer la notion de transfert de matériel comme un moyen de questionner des idées reçues à propos de l’esthétique et de la représentation. L'installation multimédia Lacuna (Alas Poor Yorick!) (2019) témoigne de cette orientation.


Nelson Henricks est né à Bow Island, Alberta et est diplômé du Alberta College of Art and Design. En 1991, il s'est installé à Montréal où il a obtenu un baccalauréat en cinéma de l'Université Concordia. Henricks a récemment terminé un doctorat à l’Université du Québec à Montréal. Henricks a enseigné en histoire de l’art et en arts visuels à l'Université McGill, à l’UQAM et à l’Université de Montréal. Il est présentement chargé de cours à l'Université Concordia. Artiste et commissaire, Henricks est mieux connu pour ses vidéogrammes et ses installations vidéo, qui ont été présentés à travers le monde, notamment au MoMA (New York), dans le cadre de la série Video Viewpoints. Ses textes ont été publiés dans des catalogues d’exposition, des revues et dans de nombreuses anthologies. Il a été récipiendaire du Prix Bell Canada d’art vidéographique en 2002 et a reçu le Board of Govenors’ Alumni Award of Excellence de l’Alberta College of Art and Design en 2005. Une rétrospective mi-carrière de son travail a été présentée à la galerie Leonard et Bina Ellen à Montréal en 2010. Ses oeuvres sont dans la collection du Musée des beaux-arts du Canada, du Museum of Modern Art (New York), du Musée des beaux-art de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec, le Musée d’art contemporain de Montreal, entre autres. Il est représenté par la galerie Paul Petro Contemporary Art.

Pour plus d’information sur Henricks, visitez www.nelsonhenricks.com.


• • •


An artist, writer, curator and musician, Nelson Henricks is best known for his videotapes and video installations, which have been exhibited in Québec, Canada and internationally. Early single-channel videos explored identity as related to notions of autobiographical voice: later ones investigated the nature of consciousness as related to time and perception. Since 1999, he has worked increasingly with multi-channel video installation. Single- and multi-channel video works have been complemented by forays into photography and other media.

Both poetic and ironic, Henricks work is committed to experimentation while also grounded in popular culture. Much of his production of the 2000s was concerned with different modalities of making sound visible. Video installations such as Satellite (2004), The Sirens (2007), Unwriting (2010) and 2287Hz (2011) approached this idea in a variety of ways. Henricks preoccupation with making the invisible visible is complemented by an interest in material transfer: the translation of phenomena from one material or medium to another. Since 2012, he has used synaesthesia – cross-modal sensory perception in which letters or sounds are perceived as colour – as a motor for research and creation. This led to the production of a series of paintings and drawings, and a four-channel video installation entitled A Lecture on Art (2015). Upcoming works continue to delve into the notion of material transfer as a means to questions received ideas concerning aesthetics and representation. The multi-media installation Lacuna (Alas Poor Yorick!) (2019) participates in this tendency.

Nelson Henricks was born in Bow Island, Alberta and graduated from the Alberta College of Art. He moved to Montréal in 1991, and received a BFA from Concordia University. He recently completed a PhD at Université du Québec à Montréal. Henricks he has taught art history and studio art at Concordia University, McGill University, UQAM and Université de Montréal. His writings have been published in exhibition catalogues, magazines, and in several anthologies. A curator and artist, Henricks is best known for his videotapes and video installations, which have been exhibited worldwide. A focus on his video work was presented at the Museum of Modern Art in New York, as part of the Video Viewpoints series in 2000. Henricks was the recipient of the Bell Canada Award in Video Art in 2002, the Board of Govenors’ Alumni Award of Excellence from the Alberta College of Art and Design in 2005, and the Prix Giverny Capital in 2015. A mid-career retrospective of his work was presented at the Leonard and Bina Ellen Gallery in Montréal in 2010. His work is in the collections of the National Gallery of Canada, the Museum of Modern Art (New York), the Montréal Museum of Fine Arts, the Musée national des beaux-arts du Québec, the Musée d’art contemporain de Montreal and others. He is represented by Paul Petro Contemporary Art in Toronto.

For more information, go to www.nelsonhenricks.com.


lundi 11 novembre 2019

Marie-Claude Gendron


Marie-Claude Gendron

Résidences en microédition / Micro-publishing residencies

[English Follows]

Par une approche multidisciplinaire en art action, arts visuels et en arts médiatiques, Marie-Claude Gendron tente de dégager les schèmes d’une collectivité qui s’actualise constamment dans les sphères du public, du privé et de l’intime. Elle adopte ainsi la posture d’une ethnographe provisoire qui témoigne de l’objet de ses observations par la diffusion d’un corpus artistique. Elle s’intéresse aux multiples possibles du livre-objet et aux différentes formes de poésie en action.

Née à Québec, Marie-Claude Gendron s’engage dans l’organisation d’événements et d’expositions autogérés et participe à plusieurs résidences, expositions et événements au Québec, en France, au Brésil, en Italie, en Irlande du Nord, en Thaïlande, au Mexique et en Suisse. Son travail a fait l’objet, entre autres, de présentations solos et collectives à la Galerie de l’UQAM (Montréal, CAN), au Bangkok Art & Culture Centre (Bangkok, TH), au Museo de medicinal laboral (Real del Monte, MX), à la Galerie des arts visuels (Québec, CAN) et dans le cadre du RIAP 2012 et 2014 (rencontres internationales d’art performance, Le Lieu, Québec, CAN). Elle a remporté différents prix et bourses de création et détient un baccalauréat en arts visuels et médiatiques à l’Université Laval et une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal.

Voir le site de l'artiste


• • •


Through a multidisciplinary approach in action art, visual arts and media arts, Marie-Claude Gagnon seeks to draw out the patterns of a community that is constantly actualizing itself in the public, private and intimate sphere. She thus assumes the position of a temporary ethnographer who bears witness to the object of her observations through the dissemination of a body of artworks. She is interested in the multiple possibilities of the book-object and various forms of poetry in action.

A native of Quebec City, Marie-Claude Gendron dedicates her time to putting together independently organized events and exhibitions and she has taken part in several residencies, exhibitions and events in Quebec, France, Brazil, Italy, Northern Ireland, Thailand, Mexico and Switzerland. Her work has been, among other things, presented in solo and group exhibitions at Galerie de l’UQAM (Montreal, CAN), Bangkok Art & Culture Centre (Bangkok, TH), Museo de medicinal laboral (Real del Monte, MX), Galerie des arts visuels (Quebec City, CAN) and as part of the 2012 and 2014 RIAP (International performance art encounter, Le Lieu, Quebec City, CAN). She has also received various awards and artist grants. She holds an MFA from Université Laval and an MFA from Université du Québec à Montréal.





mardi 5 novembre 2019

Jean-Benoit Pouliot


Jean-Benoit Pouliot

Artiste en résidence / Artist in residence

[ English Follows ]

L'image malléable.

Ça commence par la peinture.
La peinture accompagne l'être humain depuis si longtemps.
Des gestes connus, des gestes nouveaux. Chercher par la forme; avec la matière.
L'accident est permis, la rigueur est de mise. Et vice versa selon l'humeur.
La peinture a ses propre problèmes. Des choses qui se règlent à l'interne.
Elle fonctionne en vase clos de par les limites de sa surface.
À l'intérieur de ses frontières elle est absolument libre.

Une fois le tableau terminé...
L'objet est fixe, mais l'image est malléable.
Le regard s'informe par l'objet et transforme l'image.
Les outils numériques accompagnent le regard et lui donnent le pouvoir d'agir.
Assouplir, déformer, superposer, découper.

J'explore différentes façons d'utiliser la présence du tableau. Par l'entremise de la photographie et de la numérisation, le tableau devient un outil, une matière première pour générer de nouvelles images. Que ce soit par l'utilisation d'un scanner ou par des procédés de traitement de l'image, la forme du tableau est altérée, déformée, magnifiée, dédoublée. Ces images distordues ne sont plus des tableaux, mais autre chose, un monstre, une chimère, une chose ayant perdu les repères structurant qui la définissent à l'origine. Ces œuvres provenant d'un regard sur la peinture ouvrent la porte à plusieurs réflexions sur la déformation comme outil du spectaculaire et l'influence des nouveaux médias sur notre perception des images et de la réalité.

• • •

The malleable image.

It begins with painting.
Painting has accompanied human beings for a such a long time.
Known gestures, new gestures. To search by way of form; with matter.
Accidents are allowed, rigor is a must. And vice versa depending on the mood.
Painting has problems of its own. Things that are solved internally.
It operates in a vacuum due to the limits of its surface.
Inside its borders it's completely free.

Once the painting is finished...
The object is still, but the image is malleable.
The gaze takes information from the object and transforms the image.
Digital tools accompany the gaze and grant it the power to act.
Soften, deform, superimpose, cut out.

I explore various ways of using the painting's presence. Through the intervention of photography and digitization, the painting becomes a tool, a raw material to generate new images. Whether it be through the use of a scanner or image processing techniques, the image's form is altered, deformed, magnified and doubled. These distorted images are no longer paintings, they are something else now, a monster, a chimera, a thing that has lost the structuring bearings that defined it at the outset. These works that result from a view on painting open the door to several reflections about deformation as a tool of the spectacular and the influence of new media on our perception of images and reality.