Maude Arsenault (1973, Canada) est une artiste multidisciplinaire vivant et travaillant à Montréal. Photographe depuis plus de trente ans, elle est titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’UQAM et d’un certificat en histoire de l’art de l’Université de Montréal.
À la croisée de la photographie, de la performance, de la sculpture, de l’installation et du livre d’artiste, sa pratique explore les relations entre les corps féminins, les espaces qu’ils habitent et les récits qui s’y inscrivent. Ancré dans une pensée féministe, son travail s’intéresse à ce que les corps portent : gestes hérités, mémoires, traces et capacité de transformation. La notion de pli traverse ses recherches, à la fois comme geste matériel et espace symbolique : plier, déplier, envelopper ou froisser deviennent des manières d’interroger ce qui marque les corps et les matières, ce qui demeure enfoui et ce qui peut être réactivé. Le pli agit ainsi comme une forme de mémoire, mais aussi comme un lieu de résistance et de réinvention. Ses recherches récentes mettent également en relation corps et territoires dans une perspective écoféministe.
« Lors de ma résidence au Centre SAGAMIE, je souhaite approfondir mes expérimentations autour de l’impression photographique sur textile et de sa transformation en formes sculpturales tridimensionnelles par des procédés de solidification. À travers le pli, le mouvement et la métamorphose de l’image et de la matière, j’explorerai la manière dont les corps portent les traces du temps et des bouleversements climatiques, hormonaux, sociaux, identitaires et politiques qui les traversent. »
Le travail de Maude a notamment été présenté à Paris Photo, Kyotographie, SHOW L.A., Écho 119 (Paris), Galerie C (Neuchâtel, Suisse), au MAC BSP et à Projet Casa, Espace DÈS et Occurrence, à Montréal. L’artiste a effectué des résidences au Centre Banff, aux Récollets (Paris), chez Diaphane (France), à l’atelier Benrido de Kyoto, ainsi qu’à la Fondation NARS et EFA de NYC.
Autrice des livres Entangled et Resurfacing (Deadbeatclub), elle est notamment lauréate du Hariban Grand Prize (2020), de la Bourse Yvonne L. Bombardier (2021) et de la Bourse Claudine et Stephen Bronfman en art contemporain (2023).


