Cette publication présente le résultat d’une recherche artistique et littéraire à portée écologique à partir du territoire de l’Abitibi. D’une superficie de presque 4 km², le lac Osisko est certainement la caractéristique géomorphologique la plus évidente de la ville de Rouyn-Noranda. Au fil de l’histoire de la ville, les usages du lac se sont transformés : source d’eau potable, lieu de rencontre, territoire de chasse, de pêche et de récolte, aire de divertissement, décharge industrielle, d’eaux usées et d’eaux pluviales. Après des décennies d’abus et de négligences, le lac connaît aujourd’hui de graves problèmes d’eutrophisation, d’envahissement par des espèces exotiques, de dégradation de ses berges et de contamination.
C’est dans ce contexte qu’est né le projet Spectralités et spéculations du lac Osisko dont l’essentiel des activités a eu lieu en 2024 et 2025. Partant du lac Osisko, de ses affordances, de l’assemblage de discours, de représentations, d’usages, et de documents qui participent à ses métamorphoses, une quinzaine de littéraires, d’artistes et de spécialistes en aménagement ont été invités à formuler une proposition qui rendait visibles des spectralités latentes du lac et de ses rencontres avec l’humain.
Jonathan Hope
Professeur au département d’études littéraires de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Jonathan Hope est l’auteur du roman Ce lac (2024) et de l’essai Accueils de l’autre-qu’humain (2025). Inscrits dans les humanités environnementales, avec des ancrages locaux et internationaux, ses projets explorent des pratiques littéraires souples et créatives. Il dirige notamment le projet collaboratif, Réécrire la forêt boréale, maillant la littérature et l’écologie.





