Les premières vidéos monobandes de Henricks exploraient l'identité en lien avec les notions de voix autobiographique : ses œuvres ultérieures s'intéressaient à la nature de la conscience en relation avec le temps et la perception. Depuis 1999, il travaille de plus en plus avec des installations vidéo multi-canaux. Les œuvres vidéo à un ou plusieurs canaux sont complétées par l’exploration de la photographie et d'autres médias.
À la fois poétique et ironique, le travail de Henricks est engagé dans l'expérimentation tout en étant ancré dans la culture populaire. Une grande partie de sa production des années 2000 est centrée sur différentes modalités de rendre le son visible. La préoccupation de Henricks pour rendre l'invisible visible s'accompagne d'un intérêt pour la traduction de phénomènes d'un matériau ou d'un médium à un autre. Durant son séjour à SAGAMIE, il va continuer à explorer la traduction du son en image en questionnant des idées reçues concernant l'esthétique et la représentation.
Artiste et commissaire, Henricks est mieux connu pour ses vidéogrammes et ses installations vidéo, qui ont été présentés à travers le monde. Une exposition de son travail a été présentée au Musée d’art contemporain de Montréal en 2023. Ses œuvres sont dans la collection du Musée des beaux-arts du Canada, du Museum of Modern Art (New York), du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée national des beaux-arts du Québec et le Musée d’art contemporain de Montréal, entre autres. Il est représenté par la galerie Paul Petro Contemporary Art.


