La production photographique et installative de Natascha Niederstrass est imprégnée des interrelations symboliques qu’elle décèle dans la culture visuelle et dans l’histoire. L’artiste crée des reconstitutions narratives de phénomènes qui auraient été marginalisés par les discours dominants, en vue de rétablir leur place dans nos perceptions du réel.
Mettant à profit la vidéo, la photographie et l’installation, le travail de Natascha Niederstrass s’inspire de l’histoire de l’art, du cinéma et de la presse à faits divers de façon à souligner l’ambiguïté des signes et des codes culturels, considérés comme des vérités, qui se révèlent trompeurs face à une réalité qui nous échappe.
Intéressée par les questions de narrativité en photographie, Niederstrass explore les possibilités offertes par les méthodes de reconstitution historique, opérant spécifiquement dans les marges qui séparent vérités et fictions. Elle choisit souvent d'utiliser une esthétique forensique, outil étonnamment efficace pour permettre une lecture d’indices qui permet au spectateur de se projeter dans le processus de reconstitution d’une histoire, d'une scène ou d'un événement dont les signes visibles ne sont pas donnés d’emblée.
Diplômée de l’Université Concordia à Montréal (BFA) et de l’Université York à Toronto (MFA), Natascha Niederstrass a présenté plusieurs expositions individuelles et collectives en galerie et centres d’artistes. Elle collabore avec la Galerie Patrick Mikhail à Montréal depuis 2022 et y présenta son plus récent corpus intitulé Ruinenlust à l’automne 2024. Le Musée d’art contemporain du Val-de-Marne en France a également diffusé son travail dernièrement dans le cadre d’une exposition collective libellée d’intérêt national sous le commissariat de Nicolas Surlapierre, Directeur du MAC VAL et Vincent Lavoie, Professeur titulaire au Département d’histoire de l’art de l’Université du Québec à Montréal. Son travail a été commenté dans diverses revues spécialisées en arts visuels et ses œuvres font partie de plusieurs collections privées et publiques, telles que celles du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée d’art de Joliette, de la Banque Nationale du Canada, de la Ville de Longueuil et de la Ville de Laval.

