Géraldine fait de l’art et du travail social. Si on l’a découvert pour sa musique et ses performances pop déjantées, on la reconnaît aujourd’hui aussi pour ses livres à système et ses collaborations interdisciplinaires. Son travail a notamment été présenté dans plusieurs festivals et centres d’artistes. Ses récentes productions ont été en nomination à Expozine et à la Movable Book Society.
Sa pratique est multidisciplinaire et se décline dans une variété de dispositifs qui cherchent à amuser, fasciner et déstabiliser. Elle y explore différents registres émotionnels et artistiques pour créer des œuvres qui permettent l’expression de la complexité.
L’art est plus qu’un exutoire pour Géraldine. À travers sa démarche, elle cherche à contenir et libérer le trop grand, le trop plein, le trop compliqué. Elle y invoque le débordement, l’irréconciliable et l’inaccessible dans une perspective émancipatrice. Cette recherche esthétique et sociale donne lieu a un bricolage de contrastes entre le comique et l’inquiétant, entre l’enragé et l’attendrissant. Lorsqu’elle réussit cette approche, ses œuvres prennent vie et arrivent à faire tenir ensemble sens et non-sens pour dégager une certaine impression de libération.
Dans le cadre de la résidence de micro-édition, elle travaillera sur un projet de livre animé autour de la santé mentale, la philanthropie et les bons sentiments : Belle pour la cause, c’est le récit fragmenté d'une couturière en dépression qui tente tant bien que mal d’honorer son contrat pour une soirée-bénéfice rassemblant des milliers de personnes issues du milieu des affaires.

