lundi 16 novembre 2020

Oli Sorenson


Oli Sorenson

Artiste en résidence / Artist in residence

[English Follows]


Grandement influencée par la création musicale, le DJing et ses modes de diffusion en réseaux, la pratique de Sorenson se définit comme un « art du remix », où il remet en question les enjeux d’originalité et d’authenticité, à l’ère de la surabondance d’information numérique. Il réactualise le langage visuel d'artistes de réputation internationale pour rediriger leurs iconographies vers de nouveaux thèmes et matériaux. Ainsi en privilégiant des actes de citation et de partage, les œuvres de Sorenson accueillent un éventail plus large de gestes créateurs, et un vocabulaire plastique plus inclusif que celui engendré par une production solitaire en atelier, pour notamment déstabiliser l’idée que l’art se crée en vase clos. Pour la série L'Anthropocène de Halley, l’artiste travaille dans le style des peintures géométriques de Peter Halley afin de produire un grand nombre d’images, transposées en peintures, en impressions et en animations numériques. Les œuvres évoqueront les infrastructures modulaires des sociétés post-industrielles, du matériau informatique aux cubicules de bureaux et des systèmes d’agriculture intensive, toutes des structures qui s’accumulent pour occuper une étendue toujours plus vaste de la terre, au point d’y causer de réelles répercussions écologiques et géologiques.

Oli Sorenson fut initialement reconnu à Londres, où il a contribué à plusieurs évènements artistiques à l’Institute of Contemporary Art (2003-06), à Tate Britain (2006) ainsi qu’au British Film Institute (2008-10). Il a établi un profil international avec ses interventions au ZKM (Karlsruhe, 2002), à ISEA (Helsinki, 2004), puis aux festivals Mapping (Genève, 2009) et Sonica (Ljubljana, 2012). Depuis qu’il s’est installé à Montréal en 2010, Sorenson a diffusé son travail à Power Plant (Toronto, 2014), FILE (Sao Paulo, 2015), Monitoring (Kassel, 2017), Art Mûr (Berlin, 2018) et Elektra (Montréal, 2019).



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Greatly drawing on musical creation, deejaying and its networked dissemination modes, Sorenson's practice is defined as a "remix art," in which he questions notions of originality and authenticity in an era of overabundant digital information. He renews the visual language of renowned international visual artists to redirect their iconographies towards new themes and materials.

In thus foregrounding acts of citation and sharing, Sorenson's work embraces a broader spectrum of creative gestures and an artistic vocabulary that is more inclusive than what might emerge from a solitary studio production, to notably unsettle the idea that art is created in a vacuum. For the series, L’Anthropocène de Halley, the artist is working in the style of Peter Halley's geometric paintings in view of producing a large number of images, transposed onto paintings, prints and digital animations. The works will evoke the modular infrastructures of post-industrial societies, ranging from computer hardware to office cubicles and intensive agriculture systems; all of which are structures that accumulate to occupy an increasingly large expanse of the planet, to the point of causing real ecological and geological impacts.

Oli Sorenson was first recognised in London, after taking part in numerous media art events at the Institute of Contemporary Art (2003-06), Tate Britain (2006), and the British Film Institute (2008-10). He also established an international profile when performing at ZKM (Karlsruhe, 2002), ISEA (Helsinki, 2004), Mapping (Geneva, 2009) and Sonica Festivals (Ljubljana, 2012). After moving to Montreal in 2010, Sorenson redirected his work towards gallery based projects, and since exhibited at The Power Plant (Toronto, 2014), FILE (São Paulo, 2015), Monitoring (Kassel, 2017) and Art Mûr (Berlin, 2018) and Elektra (Montreal, 2019).