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Parcours
Dans le monde précarisé dans lequel nous vivons, on ne peut que se sentir fragile, un peu en porte-à-faux. D’où le fait que les projets que j’ai réalisés depuis quelques années traitent de la vulnérabilité d’un monde difficilement appréhensible et abordent les questions liées à notre rapport aux autres.
C’est dans cette perspective que mon travail touche la question du temps, de la perte, de la fragilité. Ce qui, sur le plan formel, se traduit entre autres par la décomposition de gestes ou de mouvements très brefs, par leur suspension ou par leur mise en boucle; ou encore par la présence dans l’articulation de mes projets d’une volonté de préserver des traces par un processus d’appropriation de moments soustraits au quotidien, qui viennent ainsi s’inscrire dans les œuvres.
C’est ainsi que l’œuvre photographique La pourpre et l’istorlet a été réalisée à partir de l’extrait de trente images d’un plan vidéo, soit une séquence de vie d’une durée d’une seconde.
Cet enchaînement représente le visage d’un enfant qui pivote d’un quart de tour, partant d’une vue de profil pour s’arrêter face à la caméra. Cette suite d’images renvoie ici métaphoriquement à l’idée de paysage en mouvement qui se déploie en accélération pour enfin se figer, là.
Cette œuvre photographique a été réalisée dans le cadre d’une résidence d’artiste chez Sagamie et elle clôt un cycle vidéographique regroupé sous le titre de Horizons Humains.
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